Site personnel (ouvert aux commentaires) parlant essentiellement des thèmes suivants : CSS (cascading style sheet), Design Web (création de site internet), Geek, Mac, Apple, Photo, Vidéos, Flash, Droit, Vie en communauté, Responsabilité et d'actualité. Désolé pas de photos porno, pas de publicité, ni de fenêtre popup, on vous aura mal renseigné...
Romain.info Monologue extérieur
admin

28/11/2009

Mon MacBook ne peut plus lire les CD/DVD : Solution

DVD

Je possède 2 MacBook, un blanc et un noir, et suite à une mise à jour il y a fort longtemps, j’ai perdu la possibilité de lire les CD et les DVD. Ce n’est pas systématique, ce qui m’a poussé pendant longtemps à croire qu’il s’agissait d’un problème matériel. Mais le fait que 2 ordinateurs distincts soient touchés par le même problème successivement m’a fait réviser mon jugement initial.

Heureusement, si le mal est définitif (mise à jour catastrophique du firmware offerte par Apple) et puisque Apple refuse de prendre ses responsabilités, j’ai passé pas mal de temps à chercher sur internet une solution et la voici :

  1. Ouvrez vos Préférences Système
  2. Sélectionnez International
  3. Sous l’onglet International faites glisser n’importe quel langue au sommet (sauf Anglais)
  4. Ensuite faites glisser Anglais au sommet
  5. Dans la section Ordre des listes triées sélectionnez English
  6. Dans la section Césure sélectionnez English (United States, Computer)
  7. Fermez les Préférences Système
  8. Redémarrez votre ordinateur

Il n’y a que le DVD de Snow Leopard que je n’arrive plus à faire fonctionner. Un comble. Si vous avez d’autres solutions, je vous invite à nous en faire part.

23/11/2009

Le site Auchan.fr toujours à l’heure du Web 1.0

Logo Auchan

J’avais l’intention de pouvoir faire le ménage chez moi plus efficacement qu’avec un balai, alors je me suis mis en quête d’un aspirateur qui soit à la hauteur de mes attentes. J’ai cherché sur internet, comparé comme je le fais souvent, et puis je me suis décidé sur un modèle. Je ne souhaitais pas l’acheter sur internet, car je voulais pouvoir en disposer tout de suite (la saleté prévoyait de rester chez moi si je ne la forçais pas dehors).

Or il se trouve que dans le magasin Auchan pas loin de chez moi, j’avais cru voir une promotion sur le modèle que je souhaitais acheter. Arrivé sur place, je constate que le modèle vendu n’est pas celui que je souhaitais acquérir, et le vendeur, très coopératif et pour une fois pas trop emmiellant, me convainc de changer mon premier choix (qu’il ne proposait pas) pour un modèle moins cher, mais sensiblement équivalent. Soit. Une promo permet en outre de faire passer la pilule plus efficacement. Je repars donc avec mon aspirateur à la maison.

Comme je suis un curieux de nature, je cherche avant de l’ouvrir tout ce qu’il y a à savoir sur ce modèle que je n’aurais pas entendu de la bouche du vendeur. Une rapide comparaison des prix me conforte sur le fait que j’ai fait une économie. Un seul site offre un meilleur prix : celui d’Auchan ! Comment se fait-il que je sois allé acheter un produit dans un magasin Auchan et que le propre site Internet de la marque Auchan me propose une réduction supplémentaire de près de 15% qu’on ne m’a pas accordé sur place ? J’appelle la ligne téléphonique commerciale du site pour tirer tout cela au clair et on m’informe que ce ne sont pas les mêmes centrales d’achat, que le prix en magasin peut être plus élevé que le prix sur le site d’Auchan. Je demande ce qu’il advient de mon produit acheté plus cher ? On m’offre une réponse gênée du type : tant pis pour vous. Je les informe alors que je vais rapporter le produit en magasin et commander le produit 15% moins cher sur la boutique.

Et c’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas encore reçu le produit. En tout état de cause, je trouve que c’est demander beaucoup d’efforts aux consommateurs d’Auchan pour leur accorder une réduction offerte par la marque… Je trouve que ce n’est pas très bon commercialement de faire l’apologie d’un prix en ligne qui soit différent du prix en magasin, a fortiori si les deux entités ne sont pas distinctes et qu’on peut retirer en magasin les produits achetés en ligne. Mais Auchan décide de sa politique de prix, moi je ne fais que décider auprès de qui je souhaite acheter. Et j’ai pris une décision aujourd’hui qui n’est pas en leur faveur.

En souhaitant commander sur le site internet d’Auchan j’ai buté sur de nouvelles difficultés. Mon adresse de courrier électronique était systématiquement refusée, m’empêchant de compléter mon profil d’acheteur et de passer une commande. J’adresse donc un courrier au service clientèle leur demandant ce que j’ai fait de si mal pour ne pas pouvoir profiter de leurs promotions :

Bonjour,

il m’est impossible de m’inscrire sur le site auchan, car mon adresse électronique est refusée.
C’est une adresse en .info, un TLD qui existe depuis plus de 5 ans…
Pourriez-vous régler ce problème technique qui aurait dû être résolu il y a plusieurs années ?

R.

Aujourd’hui je reçois la réponse suivante :

Bonjour M. HAUG,

Je fais suite à votre mail qui a attiré toute mon attention.

Je vous informe que notre site n’accepte pas pour le moment les adresses de messagerie avec 4 caractères (info) et vous invite à créer une adresse email auprès d’un autre fournisseur d’accès.

Je vous en souhaite bonne réception et vous prie de croire, en l’expression de mes sentiments dévoués.
Cordialement
Anne Cécile Constant
Service clients Auchan.fr

A très bientôt chez Auchan et sur www.Auchan.fr,

L’équipe AUCHAN.FR
_AUCHAN.FR

Pas même un petit « nous nous excusons pour la gêne occasionnée et nous allons tout faire pour trouver une solution rapidement » ? C’est bien de me proposer un moyen de contourner le problème, merci j’y avais déjà pensé, j’attirais juste votre attention sur le fait que votre site n’était pas vraiment à jour sur le volet vérification des adresses de courrier électronique. Mais il semblerait que je n’ai pas été assez clair, alors j’ai répondu :

Bonjour,

J’ai bien reçu votre réponse et je vous informe qu’il ne s’agit pas d’une adresse créée auprès d’un fournisseur d’accès, mais de l’adresse d’un nom de domaine que j’ai acquis le 25 Octobre 2001 !

Je précisais dans mon premier message que ce type de nom de domaine avait plus de 5 ans, pour être plus précis j’aurais dû dire « plus de 8 ans »…

Le site Auchan existe depuis 1998. Il a donc été créé avant l’arrivée du .info. Votre site comptait 3 pages en 1998 contre plus de 143 aujourd’hui. Je constate donc que le site évolue, cependant pour tout commentaire à une impossibilité technique introduite par un script de vérification d’adresse qui n’a pas suivi l’évolution du web depuis 2001, vous m’offrez pour toute réponse/excuse d’aller « créer une adresse email auprès d’un autre fournisseur d’accès » ?

Je ne suis pas satisfait par votre réponse, car elle ne semble pas évoquer l’établissement de cette possibilité dans un proche avenir. Je prends donc les consommateurs à témoin et vous invite à ne pas limiter l’accès à votre service d’achat en ligne selon le fournisseur d’accès choisi par vos clients potentiels : http://romain.info/2009/11/23/le-site-auchan…ure-du-web-1-0/

Nous verrons bien comment tout cela évolue. Pour l’instant, Auchan est loin de m’avoir convaincu.

UPDATE 25/11 : mon magasin Auchan, surpris de se faire doubler par le site Internet sur cette vente m’a proposé de s’aligner sur le prix en ligne. Tout est bien qui finit bien. Sauf concernant le site d’Auchan où c’est toujours la même misère, voici la réponse reçue après mon dernier message :

Bonjour M. HAUG,

J’ai bien compris que cette adresse email existait depuis 2001 mais je vous invite à en créer une autre ( gmail / yahoo…) afin de pouvoir créer un compte sur notre site auchan.fr.

Je vous en souhaite bonne réception et vous prie de croire, en l’expression de mes sentiments dévoués.

Cordialement
Anne Cécile Constant
Service clients Auchan.fr

16/11/2009

Comment retrouver un ordinateur volé ?

Roberto Serrano

[english version] Il n’y a pas de miracle. Pour retrouver un ordinateur volé, il faut anticiper le vol. On ne sait jamais quand son ordinateur sera volé, et il sera certainement volé un jour si vous vous en servez régulièrement hors de chez vous.

Je n’ai pas d’autre prétention que de vous expliquer comment j’ai procédé pour retrouver mon ordinateur. Ce dont je vais parler n’est pas un roman, ce n’est pas non plus une pub déguisée pour un logiciel, mais le récit d’un vol, d’une traque et de la récupération du matériel volé, avec l’aide de la police. L’intervention de la police n’est pas nécessaire, sauf dans mon cas puisque le matériel a été volé outre-atlantique et y était resté.

La photo qui illustre ce billet est celle de Roberto Serrano, l’individu qui utilisait mon ordinateur et auprès de qui il a été récupéré. Roberto Serrano est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Il n’a peut-être pas participé activement dans le vol de l’ordinateur, mais il en faisait usage, ce qui est suffisant à mes yeux pour l’estimer coupable de recel sans aucune forme de procès.

Mais revenons à notre sujet. Pour retrouver son ordinateur en cas de vol il est nécessaire au préalable de disposer d’outils pour le traquer, de préparer son ordinateur à un vol, et de disposer d’outils préventifs juste au cas où…

  1. Des outils adaptés. J’avais fais l’acquisition préalable d’une licence auprès de Orbicule pour leur logiciel Undercover pour Mac. Il existe des logiciels équivalent pour PC, et Undercover n’est pas le seul produit Mac. C’est celui que j’ai pourtant choisit, car le coût est constitué uniquement du prix de la licence (pas d’abonnement annuel), et ce coût de la licence est remboursé si l’ordinateur n’est pas retrouvé. Le principe de fonctionnement du logiciel est simple. A chaque fois qu’il est connecté à internet, il appelle le serveur d’Orbicule. Si le serveur le déclare volé, l’ordinateur commence alors à envoyer à intervalle régulier son adresse IP, des copies d’écran et des photos prises avec la caméra intégrée de votre ordinateur s’il en dispose.
  2. Une préparation nécessaire. Avant toute chose, rappelez vous de faire des sauvegardes régulièrement. Vous faites des sauvegardes, non ? Ensuite, vous devez avant tout vous mettre dans la peau d’un voleur. Que ferait-il d’un ordinateur avec un compte utilisateur unique verrouillé par un mot de passe indéchiffrable ? Il formaterait sans doute la machine… Et dans ce cas, vous ne pourriez pas utiliser les fonctionnalités du logiciel. Certains connaisseurs penseront au mot de passe Firmware pour empêcher le formatage, mais 2 minutes de google vous indiquent comment contourner la protection. Si le voleur/receleur souhaite formater le disque, vous ne pourrez pas l’en empêcher. A contrario, il faut lui permettre de profiter de tout ce qui est installé sur votre machine pour prévenir une telle envie. Créez donc un compte invité sans mot de passe, sans droits administrateurs préférablement, et vous vous assurerez ainsi que le voleur/receleur potentiel n’aille pas chercher plus loin. Vous devez paramétrer vos autres logiciels de traçage de connection tels que Little Snitch (si vous l’utilisez) afin qu’ils acceptent tout le temps les connections faites par le votre logiciel de traque.
  3. Un peu de prévention ne fait pas de mal. Il existe quelques outils sur le marché qui vous permettent d’éviter le pire dans des situations de la vie courante. Un cas classique, vous êtes dans une bibliothèque et vous devez aller chercher un livre un peu plus loin. Votre ordinateur reste donc seul sans surveillance. J’utilise à cette fin le freeware IAlertU qui agit comme un système d’alarme de voiture. Il utilise les informations du Sudden Motion Sensor qui équipe les disques durs des Macs portable pour repérer un déplacement de l’ordinateur. Le simple fait de bouger l’écran, déplacer l’ordinateur ou appuyer sur un touche déclenche une alarme sonore, et le logiciel fait une photo via votre iSight et l’envoie par email à une adresse de courrier que vous aurez spécifié. Le logiciel s’active et se désactive à partir de la télécommande à infra rouge fournie avec votre Mac.

Bon, vous avez fait tout ce qui était décrit, et là malheur, tout comme moi on cambriole votre maison et votre ordinateur disparaît. Vous prévenez Orbicule du vol et vous obtenez de multiples copies d’écran avec des informations cruciales, des photos des personnes qui utilisent votre ordinateur volé, et les différentes adresses IP utilisées. En gros à ce stade vous savez en quelques jours l’identité du voleur, son adresse postale, ses adresses e-mail et son identité sur le réseau.

Ensuite, pour récupérer votre bien vous avez le choix d’utiliser les services de la police, ou de faire ça tout seul… A vous de voir. Vous savez tout de celui qui utilise votre ordinateur et lui ne sait rien de vous. Il ne pourrait vous reconnaître visuellement que si vous avez votre photo sur la fenêtre d’ouverture de compte. En dehors de cela vous êtes un parfait inconnu pour lui.

Compte tenu de la distance j’ai eu recours à la police locale. J’avais dans un premier temps confié les informations relatives à ce recel de vol par effraction à la personne chez qui le cambriolage avait eu lieu, mais la police n’a pas été suffisamment réactive. Plusieurs mois plus tard j’ai relancé téléphoniquement l’inspecteur responsable du dossier, en insistant pour récupérer mon ordinateur qui se connectait encore régulièrement sur Internet, et j’ai finalement eu gain de cause, une perquisition a eu lieu et on m’a retourné ma machine. Je me dois de remercier l’inspecteur Mickael Reymer du bureau du Chef de Police du comté de Laporte sans qui tout cela n’aurait pas été possible. L’histoire a intéressé le journal local, qui l’a repris dans une seconde édition, et elle a aboutit sur 01net.com. De là elle a fait beaucoup de chemin et a été reprise sur plusieurs blogs. Certains ont pensé à une pub virale. On pouvait le croire, mais ce n’était rien de plus qu’un récit. C’est vrai que j’ai reçu de la part d’Orbicule une mise à jour gratuite de mon compte mono ordinateur d’Undercover vers la licence familiale qui m’a permis d’enregistrer mes 3 autres Macs (j’ai du en racheter un suite au vol).

On pourrait penser que l’histoire s’arrete là, mais en fait pas du tout. Une fois votre ordinateur récupéré, vous pouvez accéder au compte invité, ouvrir le Trousseau d’Accès et prendre connaissance de tous les mots de passe pour tous les comptes e-mail et les différents codes d’accès aux sites visités par votre voleur/receleur. Ce que vous ne trouverez pas ici se trouvera dans les préférences des fureteurs installés (Firefox, Safari, etc.). J’ai aussi découvert les photos laissées par Roberto Serrano. Il m’a particulièrement gâté sur ce sujet… Bref, vous avez de quoi vous faire plaisir pendant plusieurs semaines et vous n’avez de limite à votre vengeance que votre imagination.

J’ai offert à Roberto Serrano de s’expliquer sur son geste, d’implorer mon pardon et de limiter ma vengeance à une simple réprobation, mais il n’a pas jugé bon de réponse à ma requête, même défavorablement. Tant pis. Pour lui.

Je ne peux pas resister à l’envie de lister ici les différentes informations que j’ai acquises au cours du temps à propos de Roberto « Le Receleur » Serrano. Veuillez ne faire aucun usage stupide des informations suivantes :

  • Sur Facebook il est connu comme Roberto Serrano : http://www.facebook.com/profile.php?id=1172541290
  • Sur Yahoo il utilise le compte r500horses (r500horses@yahoo.com), mais des fois il utilise aussi l’e-mail jaliscotibio@tele.com et semble être un étudiant de Ivy Tech (rserrano3@ivytech.edu).
  • Il utilise parfois le login/mot de passe : refujiano (sur Woome par exemple)
  • Il est sur Myspace : http://www.myspace.com/chidoclas
  • Il est né le 9 septembre 1988 à Colotlan (Mexique) (mais parfois il prétend être né en 1970, comme la fois où il a ouvert un compte sur le site sexsearchcom.com), il prétend mesurer 1,98 m (lol).
  • Sur http://www.hrapply.com/ son nom d’usager est rserrano
  • La dernière fois que j’ai vérifié il habitait à 215 Tilltston St, Michigan City, IN 43360 (c’est là où la police à retrouvé mon ordinateur en tout cas), mais il a mentionné une fois habiter au 4108 Valley Oak Dr, Trail Creek, IN 46360.
  • J’ai son numéro de permis de conduire mexicain que je ne vais pas divulguer… tout de suite.
  • Il est arrivé aux États-Unis en juin 2005
  • Le nom de famille de son professeur préféré est Canucha
  • Le nom de jeune fille de sa mère est Yolanda (il paraît que eBay demande ça…)

How to recover your stolen computer ?

Roberto Serrano

[french version] There is no miracle. To find your stolen computer, you have to anticipate the steal. You’ll never know when it’s going to be stolen, and it will most certainly be stolen if you use it often outside of your home.

I have no other pretention here to explain how I managed to recover my own computer. What I’m about to discuss is not a novel, nor is it a viral ad for a software company, it’s only the description of a robbery, of a successive stalking that led the police to recover the stolen computer. Police intervention isn’t necessary, but in my case the computer was stolen and stayed oversees.

The picture illustrating this article is of Roberto Serrano, the person who was using my computer and next to whom it was recovered. Roberto Serrano is presumed innocent until proven otherwise. He may haven’t actively participated in the robbery, but he benefited from it, which is enough for me to consider him guilty of crime of concealment without any form of trial. In other words, Roberto Serrano is a fence.

But let’s get back to the story. To recover your computer you need prior to that to get some tools to track it, to prepare your computer in case it’s stolen, and to install some preventive software just in case…

  1. Suitable tools. I acquired prior to the robbery a licence of Orbicule for their Undercover software for Mac. There are equivalent softwares for PC, and Undercover isn’t the only Mac software existing. But it’s the one I’ve chosen, because the software’s overall cost is only made of the licence (no annual costs), and the price of the licence is fully refunded if the computer isn’t found. The way the software works is pretty simple. Each time it is connected to the internet, it calls Orbicule’s servers. If the server declares it has been stolen, the computer will start sending at regular intervals it’s IP address, screenshots and pictures taken with the internal iSight of you computer if it has one.
  2. A necessary preparation. First, remember to make regular backups. You are making backups, aren’t you ? Then, you have to think as a thief. What would (s)he do of a computer whose only account is locked with an unrecoverable password ? (S)he would probably just format the hard drive… In that case, you wouldn’t be able to use the functionalities of your software. Some knowledgeable people will oppose that you can prevent a hard drive format by setting a Firmware password, but only 2 minutes of googling will explain you how to circumvent that measure. If the thief wishes to format the hard drive, you won’t be able to prevent it. On the contrary, you have to allow him (her) to benefits from all that is installed on your computer to distract him (her) from such tentation. So create a guest account without any password, preferably without any admin rights either (although I personally chose otherwise), and you will rest assured that the thief or the end user of the crime won’t look any further. You have to define the parameters of your connection tracking software such as Little Snitch (if you use it) so that they’ll permanently accept any outgoing connections.
  3. A little bit of prevention doesn’t hurt. There are a few tools available to prevent the worst situation in daily activities. A classic situation, you are at the library and you must get some books. Your computer stayed unattended. In that case I use the freeware IAlertU that acts like a car alarm system. It uses the Sudden Motion Sensor that comes with Apple’s portable computer’s hard drives to detect any movements of your computer. Adjusting the screen, lifting the computer or pressing any key will trigger a loud alarm raising everybody’s attention, but that not all as the software also takes picture of whatever is facing the screen during these alarms using your iSight and sends it by email to an address of your choice. The software is activated and deactivated with the infra red remote control that comes with your Mac.

So, you’ve done all that was described here, and oh horror, like me your house get robbed and your computer disappear. You then contact Orbicule and you start getting multiple screenshots with crucial informations, mugshots of the people using your stolen computer, as well as the various IP addresses used to connect to internet. Basically at this point know in a few days who is using your computer, his (her) postal address, his (her) various e-mail addresses and his (her) different IDs on the web.

Then to recover you computer, you can either use the services of the police, or take the matter into you own hand… It’s your choice. You know everything from the one using your computer, and he (she) knows nothing about you. He (she) may be able to recognize you, only if you’ve used a picture of you for your account on the login screen. Besides that you’re a total stranger to him (her).

Because of the geographical distance I followed my intel to the police. I had sent that info relative to the possession of stolen goods to the person to whom the burglary took place, but the police wasn’t reactive enough. Months later I started calling the detective in charge, insisting to get my computer back that was still regularly used, and I finally got what I was hoping for. The detective was issued a search warrant and my computer was sent to me back home. I have to thank detective Mickael Reymer from the Laporte County Police Sheriff’s office, without him that wouldn’t have been possible. The story got the attention of the local newspaper, who published it in another local edition, and it ended up on 01net.com. From there it spread on the internet and was mentioned on many blogs and websites. Some people thought of it as a viral ad. That looked like it, but all it was indeed was the narration of real facts. It is true I received from Orbicule a free update of my single user licence to the household licence that allowed me to register my 3 other macs (I had to buy a new one after the robbery). But I had to ask and it was way after the buzz around that story.

Some would think the story ends here, but that’s not it. Once you get your computer back, you can access the Guest account, open the Keychain Access utility and discover all the passwords for all e-mail accounts as well as various acces codes for the different websites visited by your thief/fence. What you won’t find here, you’ll discover it in the preferences of the various browsers installed on your computer (Safari, Firefox, etc.). I also discovered many pictures left by Roberto Serrano (aka : the fence). Roberto really spoiled me… Well, you see you have enough matter in you hand to have fun during weeks, the only limit you have to your vengeance is your suddenly flourishing imagination.

I offered Roberto Serrano to tell his version of the story, to beg forgiveness and limit my vengeance to a simple disapproval, but he didn’t bother replying to my request, even unfavorably. Too bad. For him.

I can’t resist to list the various facts I’ve learn over time about Roberto « The Fence » Serrano. Please don’t do anything stupid with that :

  • On facebook he is Roberto Serrano : http://www.facebook.com/profile.php?id=1172541290
  • On Yahoo he uses the account r500horses (r500horses@yahoo.com), but he also uses the email jaliscotibio@tele.com sometimes and seems to be a student at Ivy tech (rserrano3@ivytech.edu).
  • He often uses the login/password : refujiano (on Woome for example)
  • He’s on myspace : http://www.myspace.com/chidoclas
  • He was born on september 9th, 1988 in Colotlan, Mexico (although sometimes he pretends he was born in 1970, like when he opened an account on sexsearchcom.com website), he pretends to be 6″6 (lol).
  • On http://www.hrapply.com/ his username is rserrano
  • Last time I checked he lives at 215 Tilltston St, Michigan city IN 43360 (that is were the police found my computer at least), although he once mentioned living at 4108 Valley Oak Dr, Trail Creek, IN 46360.
  • I have his mexican driver licence number that I won’t give up… yet.
  • He arrived in the US on june 2005
  • The last name of his favorite teacher was canucha
  • His mother’s maiden name is Yolanda (seems eBay asks for it…)

21/9/2009

Je me suis fait épiler la barbe à la cire chaude

Épilation

En janvier, pour la seconde fois, je suis allé me faire épiler la barbe à la cire chaude. J’en avais marre de me raser, de constater chaque matin le dégât des lames raclant mon visage, de pester contre l’efficacité du principe sur une barbe fine, de voir que ma peau s’infectait par endroits, que des poils s’incarnaient, et de perdre du temps à m’humaniser au lieu de dormir… Mon idée de départ avait été de me faire épiler le visage définitivement au laser, cependant devant le coût de l’opération (plusieurs milliers d’euros) et sa durée (plusieurs mois), j’ai rapidement renoncé. Il restait bien le rasoir électrique, mais mes différentes tentatives ne furent pas concluantes, même ce dernier parvenait à me faire saigner, et le résultat était moins efficace qu’avec quelques lames. En outre, là où certains rasoirs électriques prônaient une efficacité supérieure, l’impossibilité de mettre à l’épreuve leurs prétentions sans avoir à débourser quelques centaines euros, avec le risque de faire cet investissement en vain, sans garanties de remboursement, guérissait en moi toute envie de les mettre à l’épreuve de ma peau.

Pour vaincre le poil, je n’avais donc que mon rasoir et ma patience, jusqu’à ce que j’envisage la cire chaude. Après tout, pourquoi pas, les filles le font bien ? Les filles utilisent aussi l’épilateur électrique cela dit… J’ai donc testé, sur un coin de barbe, sans trop attaquer la partie la plus drue, mais la douleur fut vive et j’avais le sentiment de ne rien pouvoir faire pour stopper l’appareil une fois que ce dernier entamait un sillon. J’ai aussi tenté la pince à épiler. Le dimanche, je m’épilais la barbe, poil après poil, avec l’idée non pas d’en venir à bout, mais d’en retarder ainsi la pousse. Ne pouvant y consacrer que mes dimanches j’étais obligé de planifier mon travail pour ne pas le laisser en plan avec le risque de ne ressembler à rien le lendemain. Aussi, j’ai progressé par petits secteurs symétriques, et j’ai constaté que lorsque je terminais ainsi mon épilation les premiers poils repoussaient déjà. Il me fallait donc l’efficacité de l’épilation à la pince, mais dans un temps plus restreint.

Guidés par cette démarche empirique et rationnelle, mes pas me guidèrent naturellement vers le salon d’une esthéticienne qui acceptait de travailler sur des hommes. Je vous passe les explications gênées pour expliquer ce que je cherchais à faire, ainsi que les rires nerveux de cette dernière qui pensait que je tournais autour du pot pour demander une épilation de mes parties génitales… Ce malentendu clos, je découvrais le petit milieu des esthéticiennes pour la première fois, leurs petites cabines, leurs sièges confortables, le petit pot de cire chaude, les affiches publicitaires de marques de produits de beauté qui couvrent les murs, les petits rideaux à peine tirés qui masquent Mme Untel qui se fait faire les jambes par ici, et Mme Truc qui vient pour le maillot intégral par là… Accompagnée d’une assistante, manifestement impressionnée par ma démarche au moins autant que par la quantité de poils que j’avais laissé pousser librement pendant quelques semaines, mon esthéticienne abordait son ouvrage en professionnelle. La première sensation de chaleur lorsque la cire fut appliquée d’une main douce et d’un geste précis sur la peau fut beaucoup plus agréable que les secondes qui suivirent. Je découvrais sans être réellement surpris que le poil poussait sur ma peau et n’allait pas faner sur place. Comme les mauvaises herbes, il fallait l’arracher jusqu’à la racine. Dès lors, toute apparition d’un bulbe au sommet de ces bandelettes devenues poilues était acclamée par un petit cri de contentement par l’esthéticienne, qui n’était que l’écho du mien qui le précédait en vitesse et en intensité. Ensuite, on s’habitue à la douleur, on l’anticipe, et tout devient supportable. Je n’ai jamais trouvé cela plaisant, mais j’ai pu aller au bout sans pleurer ni demander grâce.

Les parties les plus délicates furent les lèvres qui enflèrent curieusement après l’arrachage, à tel point que j’ai cru un instant ne plus pouvoir parler normalement. On m’a appliqué de la glace pour apaiser la douleur, et ce n’est réellement que lendemain que mon visage reprenait son aspect initial.

Le résultat dura pendant près de 4 semaines. 28 jours à ne jamais se raser, à ne pas y songer, avec une sensation de douceur sur le visage que je pensais perdue depuis mon adolescence. Ensuite, il fallait bien y retourner. Ceci est mon deuxième passage.

A ce jour je n’y suis pas retourné une troisième fois. Il semble n’exister aucune contre indication à ce traitement. Mon poil devient facile à enlever à la pince et il m’arrive parfois d’y recourir. Cependant, rien ne remplace l’efficacité de la cire chaude sur le visage, c’est à ce jour le meilleur rapport durabilité/qualité/prix que j’ai pu tester…

2/8/2009

19/7/2009

L’art du billard

Billard

Maniaque du billard depuis la fin du lycée, j’avais découvert l’ambiance des pubs alors que mes camarades leur trouvaient une mauvaise réputation. Au contraire, l’idée de me retrouver dans un endroit calme, tamisé, certes encore enfumé à l’époque, et de rencontrer dans une épreuve individuelle un adversaire contre lequel il fallait user de tactique, de sang froid et de précision, tout cela sans transpirer m’attirait plus que les autres loisirs proposés.

Pendant des années, j’avais joué au baby-foot, atteignant un niveau estimable où je pouvais compter les joueurs meilleurs que moi (à Grenoble : 400.000 habitants) sur les doigts de mes deux mains. Je n’avais jamais eu l’idée de faire des compétitions à l’époque, en tout cas pas dans cette discipline. Ne trouvant plus de challenge à relever dans les bars de la ville, la salle de jeu ayant fermé pour devenir par la suite une agence de voyages, je me voyais contraint de chercher mon plaisir ailleurs.

Je ne sais plus comment j’ai finalement fini par franchir, avec une certaine appréhension, les portes du club de billard Lafuge à Grenoble (aujourd’hui disparu). Je prenais mes premiers cours sur du billard français (question de coût) et au final je ne regrette pas ce choix, j’ai pu ainsi acquérir une bonne lecture des rebonds et des projections, même si le travail s’effectue sur des tables plus grandes, chauffées (meilleur roulement) et au tapis plus lisse (meilleur roulement). Sans jamais atteindre un niveau exceptionnel, des années de pratique me permirent quand même de gagner quelques tournois et de manquer de peu une qualification aux finales nationales de 14-1 continu.

Aujourd’hui, après des années sans compétition, désirant jouer quelques billes pour le plaisir du jeu, j’entrais dans l’académie de billard Le Paradis Vert à Tours. C’est une salle énorme, comptant pas moins de 36 tables de billard (français, snooker, américain, pool), réparties sur 1250m2 de surface de jeu. C’est grand et c’est en plein centre de Tours, directement accessible depuis la rue piétonne principale de la ville. Pas moins de 10 minutes après mon entrée, je ressortais avec la certitude que cet endroit n’est pas à recommander. D’ailleurs, mon opinion est claire sur le sujet, je ne mettrais plus les pieds au Paradis Vert à Tours, c’est une arnaque !

J’ai tout d’abord été surpris des tarifs. Certes cela fait longtemps que je n’ai pas mis les pieds dans une salle de billard, et payer 10 € par heure m’a surpris. Du reste, ce sont les prix pratiqués un peu partout en France, à de rares exceptions, partagez vos adresses si vous en connaissez… Ce qui m’a le plus surpris, c’est l’état des billards. Pourquoi irais-je accepter de payer pour une table sur laquelle systématiquement le point de replacement est percé et laisse apparent l’ardoise. La taille des trous oscillait entre le diamètre d’un procédé (ce qui est déjà énorme) et dépassait la taille d’une pièce d’1 € par endroits. Il y avait des tapis déchirées, recollés maladroitement, d’autres avec des patchs en surépaisseur, et de façon générale des traces d’usure du tapis qui dénotaient d’un usage intensif. Je n’ai jamais vu des tables aussi mal entretenues. Plus surprenant, alors que je m’étonnais de la situation auprès du personnel, l’un d’eux me demanda si j’avais vérifié sur la table 34 et je cite tellement c’est énorme :

« Elle fait partie des tables plus ou moins potables »

Je le regardais amusé, il ne semblait pas mesurer l’énormité de ce qu’il venait d’admettre. Je lui ai rendu les boules et j’ai quitté les lieux. Définitivement.

Si vous voulez jouer au billard à Tours, je ne vous recommande donc pas le Paradis Vert, votre argent n’est visiblement pas réinvesti dans l’entretien du matériel, et le personnel pour ce que j’en ai vu n’a aucun cas de conscience à vous offrir un service au rabais au tarif plein… Allez plutôt ailleurs qu’au Paradis Vert.

26/4/2009

Vous voulez faire ch**r votre proprio ?

papier-peint

Je ne sais pas pourquoi cette idée malsaine m’est venue aujourd’hui. D’autant que pour l’instant j’ai de bons rapports avec mon nouveau propriétaire. Mais en cherchant un papier peint pour remplacer les horribles motifs que nous avions, et après avoir découvert qu’il y avait pas moins de 3 couches de papier à décoller avant d’arriver à la couche de peinture (de la même couleur que la dernière épaisseur de papier peint posée… Comme quoi…), pour nous éviter trop de travail de retouche du support dégradé nous sommes allés chercher un papier peint blanc pour rafraîchir l’ensemble.

Il est surprenant d’ailleurs qu’il soit si difficile de trouver un papier peint blanc uni, sans motifs. Ce qui nous a surtout frappés, c’est que certains papiers sont réellement donnés. Mais pas n’importe lesquels, il faut savoir où les dénicher et voilà où je voulais en venir.

En droit du logement français, les locataires sont censés occuper les locaux « en bon père de famille », et rendre le logement en bon état au moment de la rupture du bail. En particulier, on pourra vous opposer des trous non rebouchés (mais pas des trous rebouchés de manière très très visible, je tiens à le souligner), ou des murs sales avec des traces de meubles. Mais vous voulez récupérer toute votre caution, non ? La solution est terrible. Elle est légalement imparable, mais humainement infecte. À n’utiliser qu’à vos risques et périls, je serai heureux de savoir qu’elle a été appliquée avec succès, mais il faut être réellement en mauvaise passe avec son propriétaire pour en arriver à cette vengeance mesquine.

Le principe est simple. Un logement propre = caution rendue. Alors avant de partir, prévoyiez une dé-pendaison de crémaillère avec vos meilleurs ami(e)s, et demandez-leur de vous donner un coup de main pour poser le plus vilain papier peint que vous pourrez trouver. Généralement, les enseignes spécialisées ont toujours un rayon avec les soldes, les fins de série, les invendus des cinq dernières années… C’est dans ce tas que vous allez faire des découvertes extraordinaires. Prenez un sac plastique si vous êtes susceptible d’avoir des nausées, on ne sait jamais… Je vous déconseille cependant de mélanger les couleurs dans une même pièce, mais rien ne vous empêche de faire chaque pièce d’une couleur différente. Au final, si le papier peint est bien posé, que les sols sont lavés et que vous n’avez pas dégradé le logement, le propriétaire n’a aucune raison légale pour retenir le moindre centime sur votre caution. Il va certainement pester contre votre manque de goût flagrant et votre incapacité à marier les couleurs, mais s’il s’aventure sur le terrain du bon goût, rappelez-lui qu’il n’est le censeur de personne, et certainement pas un modèle à suivre en la matière. Pour le reste, suivez votre imagination, poser du papier peint c’est très rapide et si vous avez des scrupules à vous lancer, souvenez-vous surtout que vous avez tout à fait le droit d’ajouter votre touche personnelle au logement que vous occupez (à moins que votre bail n’indique le contraire…).

22/4/2009

22/2/2009

On fait quoi des mourants ?

Assemblée

C’est une question à laquelle les députés ont tranché mardi 17 février 2009 en validant à l’unanimité une proposition de loi qui dédommage un membre de la famille à hauteur de 49 euros par jour pour accompagner un proche jusqu’à son décès.

Ayant perdu mes deux parents, tous les deux à l’hôpital comme 75 % des décès en France, cette mesure d’accompagnement m’a bien entendu interpellé. Pour commencer, cette proposition de loi n’est pas réellement une nouveauté. Il était déjà possible auparavant d’accompagner un proche en fin de vie, cela s’appelait le congé de solidarité familiale, c’était un congé renouvelable une fois (après il faut mourir hein…), tout cela était déjà écrit dans le Code du travail depuis mars 2007. Et puis dans les faits, ce que souligne la proposition de loi, ceux qui souhaitaient accompagner leur proche se faisaient faire des arrêts de travail de complaisance. La nouveauté réside plus dans l’argent mis à disposition pour cet accompagnement.

Ce que je remarque surtout, c’est que de 3 mois (renouvelables) sans rémunération on est passé à 3 semaines rémunérées (enfin, 735 euros, c’est légèrement moins que le SMIC horaire, et vous ne faites pas 35 heures d’accompagnement par semaine non plus…). Là où il y a un progrès dans la prise en compte de la réalité d’un accompagnement (on ne peut pas, et on ne souhaite généralement pas aller travailler quand on a à la maison un proche qui pourrait mourir d’une minute à l’autre), il y a un aveuglement sur la prédictibilité de ce décès. Il faut que les médecins soient devenus sacrements forts pour connaître la date de la fin de votre vie à 3 semaines près. Et si le mourant s’accroche, on fait quoi ? On va demander un arrêt maladie de complaisance contre lequel est censé lutter cette loi ? On l’aide à mourir (ah non ! Ce n’est pas légal…) ?

J’aurais préféré que l’État ne vienne pas déposer son attirail législatif dans cette sphère privée. Mes deux parents étaient tous les deux hospitalisés pour des maladies incurables ou à faible chance de guérison du fait de leur avancement, hors du circuit palliatif (d’ailleurs pourquoi donc me demandé-je aujourd’hui ?). Mais ils étaient stables. Et puis un jour, sans que je sois prévenu par les médecins de l’imminence de leur disparition, ils ont fermé les yeux définitivement, arrêté de respirer, fait un dernier geste dans le vide, sans personne à leurs côtés, sans que j’y sois réellement préparé, car je dois être spécial, mais je m’accrochais à l’espoir de guérison plutôt que l’inverse, après tout ils étaient à l’hôpital entouré de personnel compétent et de matériel spécialisé à la merci d’un acharnement thérapeutique auquel je ne me serai pas opposé et non à la maison entouré de non sachants au milieu de vieux livres et de poussière… Cette nouvelle loi ne m’aurait donc rien apporté, les médecins ne sont pas des devins, ils étaient presque aussi surpris que moi de la soudaineté de ces disparitions. Comme l’a dit Martine Aurillac : la mort ne choisit pas son calendrier en fonction des agendas de chacun.

Chacun accompagne sa famille comme il le peut, si un peu d’argent pendant quelques jours soulage des familles dont les mourants ont la délicatesse de connaître et de respecter scrupuleusement ces délais fixés dans la loi, grand bien leur fasse. Au pire, ils en auront profité quelques jours. Mais ils ne seront pas plus préparés au décès qu’ils ne l’étaient avant, et aucune loi ne vous protège de l’expérience qui par essence ne se partage pas.

Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l’homme, ce n’est pas la mort, mais la crainte de la mort ? (Source : Epictète)