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Romain.info Monologue extérieur
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26/4/2009

Vous voulez faire ch**r votre proprio ?

papier-peint

Je ne sais pas pourquoi cette idée malsaine m’est venue aujourd’hui. D’autant que pour l’instant j’ai de bons rapports avec mon nouveau propriétaire. Mais en cherchant un papier peint pour remplacer les horribles motifs que nous avions, et après avoir découvert qu’il y avait pas moins de 3 couches de papier à décoller avant d’arriver à la couche de peinture (de la même couleur que la dernière épaisseur de papier peint posée… Comme quoi…), pour nous éviter trop de travail de retouche du support dégradé nous sommes allés chercher un papier peint blanc pour rafraîchir l’ensemble.

Il est surprenant d’ailleurs qu’il soit si difficile de trouver un papier peint blanc uni, sans motifs. Ce qui nous a surtout frappés, c’est que certains papiers sont réellement donnés. Mais pas n’importe lesquels, il faut savoir où les dénicher et voilà où je voulais en venir.

En droit du logement français, les locataires sont censés occuper les locaux « en bon père de famille» , et rendre le logement en bon état au moment de la rupture du bail. En particulier, on pourra vous opposer des trous non rebouchés (mais pas des trous rebouchés de manière très très visible, je tiens à le souligner), ou des murs sales avec des traces de meubles. Mais vous voulez récupérer toute votre caution, non ? La solution est terrible. Elle est légalement imparable, mais humainement infecte. À n’utiliser qu’à vos risques et périls, je serai heureux de savoir qu’elle a été appliquée avec succès, mais il faut être réellement en mauvaise passe avec son propriétaire pour en arriver à cette vengeance mesquine.

Le principe est simple. Un logement propre = caution rendue. Alors avant de partir, prévoyiez une dé-pendaison de crémaillère avec vos meilleurs ami(e)s, et demandez-leur de vous donner un coup de main pour poser le plus vilain papier peint que vous pourrez trouver. Généralement, les enseignes spécialisées ont toujours un rayon avec les soldes, les fins de série, les invendus des cinq dernières années… C’est dans ce tas que vous allez faire des découvertes extraordinaires. Prenez un sac plastique si vous êtes susceptible d’avoir des nausées, on ne sait jamais… Je vous déconseille cependant de mélanger les couleurs dans une même pièce, mais rien ne vous empêche de faire chaque pièce d’une couleur différente. Au final, si le papier peint est bien posé, que les sols sont lavés et que vous n’avez pas dégradé le logement, le propriétaire n’a aucune raison légale pour retenir le moindre centime sur votre caution. Il va certainement pester contre votre manque de goût flagrant et votre incapacité à marier les couleurs, mais s’il s’aventure sur le terrain du bon goût, rappelez-lui qu’il n’est le censeur de personne, et certainement pas un modèle à suivre en la matière. Pour le reste, suivez votre imagination, poser du papier peint c’est très rapide et si vous avez des scrupules à vous lancer, souvenez-vous surtout que vous avez tout à fait le droit d’ajouter votre touche personnelle au logement que vous occupez (à moins que votre bail n’indique le contraire…).

22/4/2009

22/2/2009

On fait quoi des mourants ?

Assemblée

C’est une question à laquelle les députés ont tranché mardi 17 février 2009 en validant à l’unanimité une proposition de loi qui dédommage un membre de la famille à hauteur de 49 euros par jour pour accompagner un proche jusqu’à son décès.

Ayant perdu mes deux parents, tous les deux à l’hôpital comme 75 % des décès en France, cette mesure d’accompagnement m’a bien entendu interpellé. Pour commencer, cette proposition de loi n’est pas réellement une nouveauté. Il était déjà possible auparavant d’accompagner un proche en fin de vie, cela s’appelait le congé de solidarité familiale, c’était un congé renouvelable une fois (après il faut mourir hein…), tout cela était déjà écrit dans le Code du travail depuis mars 2007. Et puis dans les faits, ce que souligne la proposition de loi, ceux qui souhaitaient accompagner leur proche se faisaient faire des arrêts de travail de complaisance. La nouveauté réside plus dans l’argent mis à disposition pour cet accompagnement.

Ce que je remarque surtout, c’est que de 3 mois (renouvelables) sans rémunération on est passé à 3 semaines rémunérées (enfin, 735 euros, c’est légèrement moins que le SMIC horaire, et vous ne faites pas 35 heures d’accompagnement par semaine non plus…). Là où il y a un progrès dans la prise en compte de la réalité d’un accompagnement (on ne peut pas, et on ne souhaite généralement pas aller travailler quand on a à la maison un proche qui pourrait mourir d’une minute à l’autre), il y a un aveuglement sur la prédictibilité de ce décès. Il faut que les médecins soient devenus sacrements forts pour connaître la date de la fin de votre vie à 3 semaines près. Et si le mourant s’accroche, on fait quoi ? On va demander un arrêt maladie de complaisance contre lequel est censé lutter cette loi ? On l’aide à mourir (ah non ! Ce n’est pas légal…) ?

J’aurais préféré que l’État ne vienne pas déposer son attirail législatif dans cette sphère privée. Mes deux parents étaient tous les deux hospitalisés pour des maladies incurables ou à faible chance de guérison du fait de leur avancement, hors du circuit palliatif (d’ailleurs pourquoi donc me demandé-je aujourd’hui ?). Mais ils étaient stables. Et puis un jour, sans que je sois prévenu par les médecins de l’imminence de leur disparition, ils ont fermé les yeux définitivement, arrêté de respirer, fait un dernier geste dans le vide, sans personne à leurs côtés, sans que j’y sois réellement préparé, car je dois être spécial, mais je m’accrochais à l’espoir de guérison plutôt que l’inverse, après tout ils étaient à l’hôpital entouré de personnel compétent et de matériel spécialisé à la merci d’un acharnement thérapeutique auquel je ne me serai pas opposé et non à la maison entouré de non sachants au milieu de vieux livres et de poussière… Cette nouvelle loi ne m’aurait donc rien apporté, les médecins ne sont pas des devins, ils étaient presque aussi surpris que moi de la soudaineté de ces disparitions. Comme l’a dit Martine Aurillac : la mort ne choisit pas son calendrier en fonction des agendas de chacun.

Chacun accompagne sa famille comme il le peut, si un peu d’argent pendant quelques jours soulage des familles dont les mourants ont la délicatesse de connaître et de respecter scrupuleusement ces délais fixés dans la loi, grand bien leur fasse. Au pire, ils en auront profité quelques jours. Mais ils ne seront pas plus préparés au décès qu’ils ne l’étaient avant, et aucune loi ne vous protège de l’expérience qui par essence ne se partage pas.

Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l’homme, ce n’est pas la mort, mais la crainte de la mort ? (Source : Epictète)

27/12/2008

Vol d’ordinateur et perte de poils

Epilation

Cela va faire des mois que je n’ai rien écrit ici. Il y a eu beaucoup de changements dans ma vie ces derniers mois, et la disparition le vol de mon ordinateur cet été n’y est pas étranger.

Je reviendrai sur cette histoire de vol, mais je rappelle à chaque possesseur d’ordinateur portable la perte à laquelle il s’expose et l’importance de faire des sauvegardes. J’avais prévu le coup et j’avais utilisé la fonction Time Machine fournie avec mon OS. Et je dois dire que je ne regrette pas ma prévoyance. Pas plus que je ne regrette d’avoir implanté un petit logiciel dans mon ordinateur qui me permet de tout savoir sur mon voleur (cela fera l’objet d’un prochain billet)…

Aujourd’hui, c’est surtout de mon été sans connexion internet dont je veux parler. Après tout, j’ai été privé de mes correspondances privées, de mes photos, de ma musique, et de mes documents entre le 15 juin et le 12 septembre. C’est long. Il a fallu que je réapprenne à vivre sans, ce que je ne pensais pas si difficile.

Tout le temps gagné le soir et le matin (oui, parce que je regarde mes mails pendant que je prends mon petit déjeuner aussi…) a été principalement du temps gagné sur ma préparation. Curieusement, je me suis plus soucié de mon apparence pendant cette période. J’ai changé une partie de ma garde-robe, bien regardé ce que les autres hommes portaient, investi dans d’autres paires de chaussures… Et surtout, je me suis attaqué à ma barbe. J’ai été courageux, j’ai acheté une pince à épiler et je me suis arraché les poils du menton un par un. Il m’a fallu plusieurs heures de grimaces devant ma glace, mais je suis parvenu à libérer intégralement mon menton. Pourquoi ai-je fait ça ? Pour commencer parce que j’en avais le temps tel qu’expliqué plus haut. Ensuite, j’en avais marre de me raser, de m’écorcher le visage, et d’avoir un look qui alterne entre le beau gosse et le pouilleux de service selon les jours de la semaine et le degré de repousse de mon système pileux. Et puis raser c’est repousser le problème au lendemain, car en définitive, les femmes comme la plupart des hommes ne souhaitent pas voir de barbe ni de moustache.

Mais la semaine passée, je suis passé au stade suivant. L’épilation à la pince est certes efficace, et si l’on met des heures pour les faire tomber, les premiers poils arrachés finissent par repousser. De plus, la petite douleur (très tolérable) que cela inflige est répétée autant de fois qu’on a de poils à se défaire. Donc pour éviter cela, j’ai laissé repousser mes poils, j’ai adopté le look SDF pendant quelques semaines et je suis allé chez une esthéticienne pour me faire épiler à la cire l’ensemble des poils de mon visage (à part les sourcils…). Pour commencer, je dois dire que c’est nettement plus efficace (et plus douloureux), car en tout et pour tout il m’aura fallu 45 minutes pour me débarrasser de tous les poils (y compris ceux que je n’osais pas faire à la pince). L’esthéticienne applique sur le visage une cire spéciale visage, vous dit que ça va faire mal, que vous allez avoir des boutons pendant quelques jours, que vous allez saigner, que vous ne devriez pas sortir le lendemain en raison des boursouflures que cela va créer, et puis elle tire d’un coup sec, enfin quand tout part d’un coup, et elle répète ce geste une petite quarantaine de fois.

Bon, certes ce n’est pas une partie de plaisir, mais il n’y a que la moustache qui m’a arraché une larme irrépressible. Le secteur sous les mandibules est aussi particulièrement difficile à supporter, car la peau y est fine, que les bandelettes de cire se cassent en raison de la courbure de la peau et il faut donc s’y reprendre à plusieurs fois. Mais, pour 35 euros, je suis ressorti complètement épilé, la peau lisse et qui reste lisse au réveil, tranquille pour plusieurs semaines, et contrairement à ce qui avait été annoncé ni particulièrement enflé, ni boursouflé, ni rougit. Je comptais faire un petit film (comme je l’ai fait pour ma dernière opération), mais je me suis dégonflé. Je filmerai mon prochain passage chez mon esthéticienne (j’ai du mal à croire que j’écrive cela, je ne pensais jamais aller en voir une) pour encourager ceux que cela tente de s’y rendre sans crainte. Enfin, les moins douillets d’entre vous en tout cas.

1/9/2008

Pour une éternité au pré Champta

Le pré Champta

Dimanche, entouré de mes oncles et tantes nous avons procédé à la dispersion de ses cendres de ma mère au lieu dit le pré Champta, surplombant le barrage de l’eau d’Olle. La date retenue était l’unique occasion annuelle où la fratrie se réunit en intégralité, et il se trouvait que cette année ils avaient choisi de revenir sur leurs lieux d’enfance.

Alors que les dernières cendres se décrochaient de l’urne, les douze coups de midi ont retenti dans l’église du village d’Allemont qu’on distingue sur l’autre rive. Sur la droite, accolé à la route se trouve le petit cimetière de la commune d’Oz et hasard du calendrier dimanche était aussi l’anniversaire du décès de ma grand-mère maternelle enterrée dans ce petit coin paisible en contrebas.

Somewhere Over the rainbow
Blog 19 h 23

27/5/2008

Visite à la MC2

Le Dragon Bleu

Après une vingtaine de jours passés dans les cartons à préparer un déménagement suite au décès de ma mère, j’avais un grand besoin de me changer les idées et la présence de dale tout à fait fortuite à Grenoble m’en a donné l’occasion.

Avec deux places déposées gracieusement à mon attention à la MC2 pour le spectacle sur lequel il travaille, j’ai assisté à la pièce : Le Dragon Bleu (avec toutes les majuscules, il semblerait). Cela faisait des années que je n’avais pas mis les pieds au théâtre, sans doute depuis que j’avais été obligé d’assister à l’École des femmes en première. J’en gardais le souvenir d’un truc pompeux, avec des tournures moliéresques tout à fait décalées dans l’oreille du jeune de 17 ans que j’étais alors. Dans mon souvenir, les spectacles étaient gratuits puisque financés par l’école. Et puis il y a eu cette représentation… En vrai touriste, on a débarqué sur place en retard (une vilaine histoire de pizza trop chaude et de clef perdue dont vous ne voulez pas entendre les détails), la représentation avait commencé depuis 10 minutes et on nous a quand même laissé rentrer, ce qui était sympa étant donné que c’était marqué à peu près partout qu’on ne pouvait pas le faire. On s’est installé sur le bord pour ne gêner personne et on a essayé de comprendre ce qu’on avait raté.

L’histoire est très simple. Sans vendre le punch, je dirais que c’est celle d’un homme expatrié en Chine qui héberge pour une nuit une amie qui fût sa femme, ceci sans avouer à son actuelle compagne ni à son ex-femme les relations qu’il entretient ou a entretenues avec l’une et l’autre. L’histoire tourne autour du milieu de l’art, des procédures d’adoption, de la difficulté de tirer un trait sur ses idéaux, du gout pour l’aventure et les aventures. Bref les ingrédients classiques d’une comédie de mÅ“urs. Mais la comparaison s’arrête là.

La scénographie est tout simplement fabuleuse. Bien plus que l’histoire, en tout cas dans la version du spectacle que j’ai pu voir qui semble changer à chaque représentation, c’est la scénographie qui épate. On dirait une bédé. La scène est coupée en deux niveaux horizontaux, et en plusieurs grilles verticales et forme une trame de 8 cases dans mon souvenir. Le spectacle est trilingue et les sous-titres sont projetés sur la scène dans une police de caractère qui n’est pas sans rappeler BB Lint McCree chère aux bédéphiles. Au premier plan, pour les besoins de l’histoire, des miniatures défilent comme sur certains dessins animés pour assurer les transitions. L’éclairage, le traitement du son omniprésent (surround), la musique, les projections vidéos qui arrivent de devant, de derrière, rajoutent à l’histoire ce que le jeu des acteurs (du reste excellent de naturel) ne pourrait seul suffire pour animer la scène. Certes, tout n’était pas parfait. Il y a eu quelques couacs techniques et on sentait un peu trop les transitions (quand on n’entendait pas tout simplement les déménagements), et dans l’ensemble j’ai passé un excellent moment. Derrière moi, deux gamines s’agitaient sur leurs sièges, l’une reprochant à l’autre le choix du spectacle, et j’ai compris la profondeur de leur dépit quand l’une d’elles a sorti son téléphone pour rédiger un SMS pendant la représentation. J’arrivais à distinguer les doigts qui pianotaient furieusement sur les touches malgré la musique…

À la fin du show, au troisième rappel, quand les techniciens sont aussi montés sur scène, j’ai réalisé qu’il fallait bien plus de staff que je ne l’imaginais pour faire tourner un tel spectacle. Trois acteurs, et une équipe d’une quinzaine de personnes derrière le rideau. Sans compter la régie. J’ai compris à ce moment-là que des 20 euros du plein tarif que j’aurais dû débourser, après la location de la salle, il ne restait plus grand-chose à partager entre tous ces gens. Sans compter qu’il n’y a eu que trois représentations à Grenoble, dont une annulée. C’est sans doute ce que Robert Lepage a voulu m’expliquer en m’adressant personnellement une réflexion gauche et je présume volontairement indélicate en rapport avec un commentaire laissé sur le site de dale. Sa remarque m’a touché, sans doute parce qu’il n’avait pas tort sur le fond, et que sur la forme je dois avoir besoin de plus de renforcement positif qu’il ne m’en a offert (une subtilité qui n’est pas l’apanage de tout le monde)

Après le spectacle, nous avons accompagné l’équipe qui est allée manger en ville. Autour d’une table, j’ai pu faire plus ample connaissance avec Tai Wei Foo, l’adorable et curieuse actrice/danseuse. C’était un moment très agréable pour terminer la soirée. Et puis cela m’a permis de découvrir les quelques restaurants qui servent encore des repas après minuit. Depuis, quelqu’un de bon conseil m’a parlé de la cafétéria du MIN qui ouvre dès 1h00 du matin. Un bon plan pour la prochaine fois…

22/5/2008

16/5/2008

Quelle barrettes RAM sont compatibles avec un Macbook ?

Mémoire RAM

Je voulais simplement augmenter la taille de la RAM de mon ordinateur portable. Dans les faits, c’est assez simple. Mais là j’ai un peu compliqué les choses, je suis aussi tombé sur du personnel non sachant (mais très péremptoire pour le coup), pour arriver à une offre qui ne me satisfait qu’à moitié. Petit récapitulatif.

Mon MacBook utilise de la mémoire SO-DIMM, comme tous les ordinateurs portables, de la DDR2 PC5300 (667Mhz) en particulier. Je ne savais pas tout cela avant d’aller le vérifier dans le logiciel Informations Système qu’on trouve dans le dossier Utilitaires. Je passe donc commande de mémoire auprès d’un vendeur en ligne qui se trouve avoir un guichet de retrait à Grenoble, ce qui est fort pratique et évite certains frais d’expédition. Ma commande portait sur 4 barrettes de mémoire de marque Corsair pour doper 2 MacBook à 4Go de RAM chacun.

Ma commande arrive rapidement, je vais la retirer et je réalise ma première bourde. Il s’agit de mémoire DIMM, et non de SO-DIMM. C’est-à-dire que les premières sont prévues pour des PC standards et les deuxièmes pour des PC portables. Je rapporte les barrettes et je demande un échange pour des SO-DIMM. Coup de chance, ils en ont en stock. Arrivé chez moi, je les installe et là ça ne démarre pas. J’essaye plusieurs configurations pour écarter la possibilité d’avoir une barrette sur les 4 qui soit défectueuse. Rien n’y fait, aucune combinaison ne laisse démarrer mon Macbook. Je retourne donc au magasin, cette fois-ci avec mon portable. J’explique au vendeur ma mésaventure et je cherche à en connaitre la cause, car rien ne semble marcher. Patient et compréhensif, il prend le temps de faire quelques tests pour vérifier que les barrettes ne sont pas en cause. Il demande ensuite conseil à un collègue qui répond du tac au tac qu’il a déjà eu le même problème avec l’ordinateur d’un client et qu’au final il en a conclu que « les MacBooks ne fonctionnent pas avec 4Go de mémoire, c’est pour ça» . Curieux de nature et en désaccord avec les balivernes que je venais d’entendre, je demande à mon vendeur d’aller sur le site d’Apple lire les spécifications techniques de ma machine avant de croire sur parole les affirmations de son collègue. Sans surprise, le MacBook peut fonctionner avec 4Go de Ram (Vendeur 0 – 1 Romain).

Aussi intrigué que moi, le vendeur souhaite tester les modules d’autres marques. J’extraie de mon Mac une barrette de Ram de marque Corsair en guise de démonstration… Les MacBook acceptent donc tout aussi bien la mémoire vendue (atrocement cher) par Apple que n’importe quel autre module de mémoire, même sans marque. Pas de marque de mémoire propriétaire donc. Ne reste que la piste d’une incompatibilité de CE module chez Corsair.

On part alors rapidement sur internet à la recherche d’un module qui fonctionne avec mon MacBook. On finit péniblement par trouver une référence qui a l’air de fonctionner commercialisée par Kingston, le module KTA-MB667/2G. Pas de chance, il n’est pas référencé. Je demande alors un remboursement, ce à quoi on me répond que la boutique ne fait pas de remboursement, mais des avoirs valables 1 mois. J’ai beau expliquer que je ne vais pas bloquer près de 140 € pendant un mois, qu’il serait plus simple qu’ils passent commande de mon produit et répondent à ma demande initiale. Le vendeur me répond qu’il ne peut faire cela, que je dois adresser un mail pour régler cette situation. Je trouve cela étrange, mais je me plie à sa demande. Ce matin, j’écris donc le message suivant :

Bonjour,

j’ai acheté le 26/4 deux barrettes se mémoire SO-DIMM de 2Go de marque Corsair pour les installer dans mon MacBook.
Or, après différents tests, à la fois chez moi puis en magasin, le vendeur et moi-même en sommes arrivés à la conclusion que les barrettes Corsair ne fonctionnent pas sur mon MacBook.
Une rapide recherche sur internet nous a rapidement confirmé que le MacBook accepte jusqu’à 4Go de RAM, le matériel étant dès lors hors de cause.
En cherchant sur des forums dédiés au mac, nous avons remarqué que les barrettes de Kingston avaient elles l’air de fonctionner. Nous avons relevé les caractéristiques de ces barrettes :

Kingston KTA-M667/2G SO-DIMM PC5300 667 Mhz

Aujourd’hui, j’ai un avoir de 139,8 euros, valable 1 mois (échéance le 26/05/08), mais vous ne semblez pas avoir en stock des barrettes Kingston compatibles avec mon matériel et ma commande. Je souhaiterais équiper mon portable avec ces barrettes de 2Go (vous semblez en revanche avoir en stock des barrettes Kingston de 1Go). Compte tenu que le fournisseur est déjà référencé auprès de vos services, je suppose que cette commande est possible.
À défaut, compte tenu que vous ne disposez pas des produits demandés exempts de vices cachés, je vous demanderai un remboursement pur et simple (articles 1641 du code civil et L211-10 du code de la consommation).
Cependant, j’ai l’habitude de traiter avec vous et je ne doute pas que vous puissiez effectuer cette commande. J’attends donc avec impatience son arrivée.

Cordialement.

Quelques instants plus tard, je reçois un email de confirmation m’indiquant que la nouvelle référence a été ajoutée au catalogue et que je peux commander dès que je le souhaite. Un petit détail cependant n’échappe pas à mon observation, la mémoire Kingston est 20% plus cher que celle précédemment achetée (42,00 € au lieu de 34,95 €). Je me sens pris au piège d’autant que — renseignement pris entre-temps â€” comme j’ai payé par chèque au comptoir ma première commande et non par carte via internet comme je le fais habituellement, je ne peux me faire rembourser mon avoir (Vendeur 1-1 Romain).

Bon, du reste j’ai désormais une mémoire certifiée compatible Apple, et vous voilà informé (Google fera le reste) si vous souhaitez éviter ce genre de mésaventures à l’avenir achetez des barrettes de 2Go Kingston KTA-M667 (en 1Go n’importe quelle autre marque fait l’affaire). Le magasin en question c’est E-Network. D’ordinaire ils sont bon marché, et ils ont su ici se montrer réactif à défaut d’être les plus abordables.

13/5/2008

Quand il faut empaqueter tout son passé

Souvenir

Mes parents ont emménagé à l’adresse que je leur ai toujours connue peu de temps après ma naissance. De ce fait, j’ai toujours eu une chambre au domicile de mes parents qui a servi après mon départ de bureau ou de chambre de dépannage. J’y ai toujours laissé ce que je ne voulais pas emporter avec moi quand je devais quitter Grenoble pour le sud, le nord ou l’étranger. Année après année j’ai épinglé au mur des photos, des cartes, des post-its et laissé sur chaque étagère des souvenirs, des trophées, et les témoins d’expériences avortées. Chaque objet a son histoire et me ramène quelques années en arrière, me remémore mes copains de classe d’alors, m’invite à me souvenir quel était la mode vestimentaire que je suivais, comment j’étais coiffé, etc. Plus qu’une chambre, plus qu’un bureau, c’est un concentré de moi, un résumé de Romain qui tient dans 30m3.

Le plus terrible, c’est de faire des choix dans ce que l’on va garder et ce que l’on va jeter. Tout peut resservir un jour, tout mon bordel accumulé n’a pas fini à la poubelle depuis toutes ces années pour de bonnes raisons. Il y a des raisons meilleures que d’autres pour s’aider à faire un choix, comme la valeur sentimentale, vénale, l’utilité, le faible encombrement, ainsi qu’une foultitude de priorités distinctes que chacun ordonne selon son instinct, selon sa sensibilité. Pour un ex-muséologue, je trouve cet exercice difficile. Je suis capable d’ordonner, de classer, de trouver un dénominateur commun, une certaine logique rationnelle qui lie ces artéfacts entre eux, mais par excès de conservatisme certainement, peu finissent à la poubelle.

Quand je fais cet exercice dans ma propre chambre, pour mon propre compte, je trouve cela souvent cornélien. Quand je dois faire le même exercice dans les affaires des autres, mes parents en l’occurrence, curieusement, je trouve cela plus facile. Je ne connais pas tous ces gens sur les photos, toutes ces notes écrites ne m’évoquent rien, ces livres sur les étagères ne me rappellent rien que l’histoire qu’ils suggèrent, tous ces bibelots accumulés ne sont pas imprimés dans mes souvenirs. Je ne retrouve le souvenir de mes deux parents que dans des objets du quotidien, des choses en apparence banales : une théière, un sucrier, un plateau, une lampe… Je retrouve même d’horribles cadeaux que j’avais solennellement confiés à mes parents à l’occasion d’un anniversaire ou plus probablement à Noël, fruit de mon esprit créatif d’alors. Ils les avaient sans doute gardés, car ils trouvaient mon geste touchant, mes efforts méritoires. Aujourd’hui, je regarde ces objets et je n’y vois que des babioles sans intérêt. Avec mes yeux d’adulte, mon esprit détaché de tout sentimentalisme, j’ai même un peu peur de ma réaction si j’ai des enfants un jour et qu’ils sont d’aussi mauvais artistes que moi. Devrais-je tout garder jusqu’à ma mort ? C’est ce qu’ont fait mes parents en tout cas.

Je n’ai pas terminé de mettre en carton tous les livres, je n’ai commencé que les romans policiers, ce qui me paraissait le plus facile, j’ai déjà près de 20 cartons contenant pas loin de 1500 ouvrages. Chaque livre est inventorié à l’aide de Delicious Library (OS X uniquement… Sinon il y a BiblioteQ qui est open source), je veille à ce que mon inventaire contienne à minima le titre, l’auteur, la collection, le nombre de pages, l’année de parution de chaque ouvrage. C’est un travail de moine qu’avaient commencé mes parents sur de petites fiches cartonnées, anticipant sur les innombrables demandes de prêts sollicitées par les amis-es de la famille. La maison a toujours été réputée pour être une véritable bibliothèque, chaque livre étant classé selon son thème, par ordre alphabétique d’auteur. Je ne fais que poursuivre leurs efforts, avec des moyens modernes, à l’aide d’une webcam qui fait office de lecteur de code-barre et d’un logiciel qui rapatrie les informations prises sur des bases de données internationales. Tout va plus vite fort heureusement. Quand j’en aurais terminé avec ces romans policiers, il faudra s’occuper des romans littéraires français, étrangers, des essais politiques, sociologiques, scientifiques, des encyclopédies, de la partie sur les religions, l’histoire, l’art, etc. Sans doute aurais-je au final autant de cartons qu’il ne faut de briques pour construire une maison… L’essentiel sera vendu, je garderai le reste pour ne pas oublier mon passé.

5/5/2008

Il y a aussi de l’alcool dans l’absinthe

Absinthe

L’absinthe, avant d’être interdite en France en mars 1915 puis à nouveau autorisée en 1988, était réputée pour son gout amer et sa saveur prononcée. C’est avec un certain dandysme que l’on peut encore contempler des gravures, peintures et autres représentations graphiques des consommateurs se pliant au rituel du sucrage, le plus souvent instrumentalisé par des cuillères créées spécifiquement à cet usage. Ancêtre du pastis, les consommateurs venaient troubler l’absinthe en versant de l’eau sur un sucre, lequel se diluait dans la préparation.

On se souviendra pour l’histoire du nom de l’un des propriétaires de la première distillerie d’absinthe ouverte par des artisans d’un village Suisse au Vals-de-Travers (presque un bon jeu de mots), car son petit commerce fleurira par la suite : Henri Louis Pernod.

L’absinthe (la boisson) fût interdite en raison des dégâts qu’elle causait, notamment parce que sa consommation excessive avait des effets indésirables redoutables tels que : troubles gastro-intestinaux, hallucinations auditives et visuelles, épilepsie, psychoses et suicide. Pourtant, elle pourrait faire partie de vos cinq rations quotidiennes de fruits et légumes pour limiter les risques cardiovasculaires ou de cancer (si vous fumez, petit reality check, de toute façon vous ne passez pas par la case départ, vous ne remportez pas 20.000 euros…) étant donné que ce n’est avant tout qu’un mélange de plantes macérées, distillées et filtrées intégrant entre autres deux variétés d’armoises : la grande et la petite absinthe. La citronnelle (aurone) et l’estragon sont aussi des variétés d’armoises, visiblement sans danger, et on fait avec le génépi (blanc) un autre alcool d’armoise connu et tout à fait inoffensif s’il est consommé avec modération.

Ce qui a été identifié comme véritablement nocif dans la boisson ce sont les concentrations de thuyone, de fenchone et de pinocamphone, des substances dont vous n’avez pas à retenir le nom ni les concentrations maximales autorisées, puisqu’une étude récente (29/04/2008) parue dans l’American Chemical Society vient de dévoiler que ce qu’il y a de plus nocif dans l’absinthe… c’est l’alcool ! Même dilué, un verre d’absinthe contiendrait 70° d’alcool, contre 40 à 50° pour la plupart des gins, vodkas ou whiskeys. Ce n’est donc pas une histoire de plante, mais de quantité absorbée. Vous pouvez donc céder au phénomène de mode et courir acheter l’absinthe commercialisée par Marilyn Manson, les seuls risques auxquels vous vous exposez, comme avec les autres alcools, c’est une bonne cuite et de ne plus vous rappeler où sont passés les 40 € que vous aviez hier encore dans la poche…