Du nationalisme québécois…
Bon, petit chialage fédéraliste de circonstance. Pas que je sois fédéraliste, mais plutôt anti-nationaliste. La plupart des guerres (avec armes, morts, bombardements, attentats, etc.) et gueguerres (niaisage verbal) auquel nous assistons aujourd’hui sont liées aux nationalismes quand la religion n’est pas impliquée. Je le fais avec d’autant plus de plaisir que je vois les indépendantistes québécois redoubler de discours plus ineptes les uns que les autres. Le dernier texte sur lequel je suis tombé s’intitule « Le Québec, une nation jusque dans le verbe« . C’est un texte très littéraire mais poussant les limites de la francité un peu loin, aux limites du ridicule.
On y apprend entre autre que nous francophones ne sommes que de pauvres hères subissant (trop) passivement le joug de l’angloétatsunisation, notamment dans les adresses de site Web (mon dieu il a écrit « Web » et non « Toile » !).
Non seulement cet auteur fait preuve d’une ignorance crasse de l’histoire du développement du réseau Internet (le réseau à été développé par l’armée puis les universitaires dans la langue internationale et donc il n’y a jamais eu une « angloétatsunisation » puisque le réseau n’a JAMAIS été dans une autre langue jusqu’à présent) , mais en plus il en ignore ses prochains développement puisqu’il est prévu à court terme que chaque pays puisse libeller ces adresses dans sa langue, et donc avec des signes diacritiques .
Plus loin on y apprend que le Québec n’est pas une province. Allo ? Hé oui, ça fait mal, mais le Québec est une province, habité sémantiquement de provinciaux. Il n’y a rien de mal à être un provincial. Le mal serait qu’on prête au mot provincial le sens utilisé dans un contexte français de France. Mais je ne pense pas que l’auteur ait confondu une République et un état fédéraliste. Non. Il doit être plus intelligent que ça. Non ?!
Petite parenthèse comparative. Les deux langues officielles, et les deux seules langues reconnues au Canada sont le français et l’anglais. Les indépendantistes font l’amalgame un peu trop souvent entre une langue commune et un groupe humain partageant une même culture, une même histoire et une même langue (définition succinte du mot nation). L’histoire « commune » semble s’être arrêté avec la conquête du Québec par les anglais (et l’abandon du territoire par la France)… En France, la langue officielle est le français. Uniquement le français. Mais d’autres langues ont une légitimité, jusqu’à être enseignées à l’école : breton, catalan, corse, occitan, basque, alsacien, flamand. Certain de ces groupes linguistiques revendiquent, comme ici, leur indépendance économique et territoriale. Les plus vindicatifs étant les corses et les basques, posant à l’occasion quelques bombes contre les édifices gouvernementaux. Tout comme pour le Québec dans un contexte Canadien ces régions ont été annexée par la France au cours de luttes plus ou moins meurtrières. Tout comme au Québec certains groupuscules minoritaires au sein de leur communauté linguistique et culturelle ont décidé que l’indépendance était la voie à suivre. A chaque manifestation de violence, la communauté répond par une manifestation pacifique. Tout ceci se passe en Corse, au Pays Basque. Il y a donc d’un côté des bruyants qui manifestent à coup de bombe de la nécessité de leur indépendance et de l’autre une majorité de la même communauté qui s’exprime contre la violence utilisé.
Mais où est ce que je veux en venir ici ? Pour l’instant le Québec est dans une voie non violente. A moins de résoudre les tensions internes qui tiraillent les provinciaux entre fédéralisme et indépendance je ne vois pas d’issue aux débats. Car si je devais voter aujourd’hui, je voterais contre l’indépendance, quel que soit le parti en face. L’indépendance servirait à quoi ? La prétendue « nation » québécoise n’a pas encore fait ses preuves, il n’y a pas l’unité. De plus, la gestion provincial des ressources manque foncièrement de professionnalisme. Je ne voudrais pas qu’il n’y ait personne pour surveiller les dirigeants s’ils se maintenaient au pouvoir. Le taux d’abstention est encore trop élevé aux différents votes (exception faite des votes pour l’indépendance, avec les résultats qu’on connait) pour démontrer que la population soutient le pouvoir (en place ou en devenir)… Elle ne le cautionne même plus, elle s’en fiche, elle est désabusé. Pourquoi le Québec est-il la seule province de toute l’Amérique du Nord à avoir de routes en si mauvais état ? Ne dites pas que c’est à cause du climat, comme si le Québec était la seule province au Canada à avoir de la neige et du gel en hiver… Pourquoi les politiques sociales sont-elles inexistantes ? Les autres provinces qui fonctionnent avec les mêmes subventions, mais avec d’autres politiciens, s’en sortent pas mal mieux. On pourrait ergoter sans fin sur ces derniers arguments, mais il reste que le gouvernement québécois n’a pas fait la preuve de ses capacités à gérer convenablement. Le manque d’argent n’est pas en cause, car même avec peu d’argent on doit être capable de planification, option inexistante actuellement. Tout n’est que « patch » et autre réparations de dernière minutes. C’est valable pour les routes, les hopitaux, l’éducation, c’est sans fin.
Et par pitié, si le Québec veut être pris au sérieux au moins par sa population francophone, qu’il se trouve des politiciens qui parlent le français comme du monde. Les sessions de l’Assemblée sont un foutoir où se mélange pêle mêle l’irrespect le plus total pour le droit à la parole et l’oubli complet des règles de grammaire les plus élémentaires…