Enfin débarrassé. Le courrier est parti aujourd’hui pour l’ambassade du Canada à New York, j’espère juste qu’un avion ne va pas tomber, ce qui ralentirai le traitement de mon dossier. J’ai fait aussi bien attention à ne laisser aucune poudre dans l’enveloppe…
Au chapitre des aventures amusantes de la journée, je suis allé faire des retirages à partir de négatifs pour des amis. Je sors donc mon paquet de photo et je commence à dire à la caissière ce que je souhaite faire. Derrière moi un p’tit jeune de 12 ans au maximum regarde attentivement et avec un brin d’impatience ce qui se passe. N’étant pas photographe, à la question posée par la caissière : “quel genre de photo vous voulez ?” je n’ai su quoi répondre et afin de lui faire comprendre, je sors la première photo que je trouve et je lui dis “je les veux comme celle là !”. C’est en voyant le sourire de la caissière que j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Je jette alors un regard inquisiteur sur la photo que je lui tends encore et je réalise que c’est un portrait en gros plan de la poitrine dénudée de Katia ! Le pt’it jeune a les joues qui se colorent probablement tout autant que moi, mais pas pour les mêmes raisons. En tout cas moi je suis resté, lui il a quitté peu après impatienté sans doute.
La postière de cette pharmacie où je me suis rendu, qui doit avoir au bas mot 5 ans de moins que moi, me fait des oeillades vraiment peu discrètes. je suis curieux de voir si elle va aller plus loin. Après tout elle le pourrait, elle a mon numéro de téléphone et mon adresse. Je n’attends pas son appel, mais je me dis que si j’occupais une place qui me permette de connaître les coordonnées d’une personne qui m’intéresse, je supputte que j’en ferai un usage malhonnête… À moins que le “secret professionnel” chez les postières des pharmacies soit plus fréquent que le dégout de l’argent chez les avocats…
Je suis choqué de l’indescence avec laquelle ces curieuses lisent devant moi le contenu des cartes postales ou des fax (qui ne leurs sont pas destinés…) que j’ai le malheur de faire passer entre leurs mains. Le sans-gêne ne tue pas, mais je ne leur épargne pas une petite réflexion au passage. La dernière en date :
J’écrirais plus gros la prochaine fois, vous aurez moins de mal à lire…
Elle a ri la conne en plus !