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Romain.info Monologue extérieur
admin

24/12/2001

Trop futé pour moi...

Bordel, j’avais un problème avec mon imprimante, avec une cartouche plus précisement. La cartouche n’étant pas vide j’en ai conclu que le problème venait de l’imprimante en elle même. Mes doutes se sont confirmés lorsque j’ai acheté une nouvelle cartouche. La même lumière clignotait sans fin sur l’imprimante. J’ai donc entrepris de démonter mon imprimante. J’ai juste entrepris. Je n’ai jamais compris comment elle était assemblée. Un vrai mystère, une vraie merveille. Deux uniques vis, et toutes les autres pièces semblent tenir les unes aux autres par un moyen qui échappe à mon entendement. J’ai bien tenté de les faire coulisser dans tous les sens, en vain. Bref, après quelques heures d’un rude combat, je m’avoue vaincu. Résultat :

Imprimante Deskjet 842C 1 - 0 Romain

14/12/2001

Fiou… Aujourd’hui j’ai reçu une lettre qui m’informe que je n’ai plus qu’à me présenter à la frontière pour récupérer mon visa d’étudiant. Un souci de moins. En fait deux, parce que maintenant je sais que je peux me réinscrire à l’université, je sais que je peux déposer mon mémoire, je me doute que je vais l’avoir terminé dans les temps, donc théoriquement je vais achever l’année 2001 diplômé d’une seconde maîtrise (virtuellement car la note va mettre deux bons mois avant d’arriver je le sens).

Deux maîtrises… Bon. Je vais commencer l’année 2002 par me faire appeller Maître Romain. Ensuite qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de ces deux maîtrises ? Les afficher sur un mur ? Nah… Même aux toilettes ça ferait pédant. Je vais les laisser dans un tiroir et les oublier je pense. Sauf dans mes C.V…

13/12/2001

Cherche à louer :

Le cerveau de quelque esprit motivé par 15 jours de bachotage acharné afin de finaliser un travail de maîtrise de muséologie dans l’urgence en étant capable de le faire selon un cahier des charges déjà bien rempli, capable d’écrire dans un français soutenu, une syntaxe claire, en reprenant et intégrant les données déjà acquises. Le cerveau en question se doit d’être transférable en lieu et place du mien, je serai son hôte pour les 15 jours à venir. Annonce sérieuse, plaisantins s’abstenir. Trépanation à frais partagés. Frais de port exclus.

7/12/2001

Torture sur selle

Hier en revenant de mes cours de spinning (voir ci contre, mais imaginez vous que c’est une jeune fille qui vous dicte quoi faire, le tout sur une musique rythmée, dans une noirceur presque complète…) je me suis arrêté dans le gymnase dans lequel nous nous entrainons au badminton car il y avait un attroupement inhabituel, des décorations tout aussi incongrues et des danseurs sur une estrade improvisée. Renseignement prit il s’agissait des élèves des différents cours de danse donnés par le centre sportif de l’université Laval qui nous offraient un extrait de leurs talents nouvellement acquis.

Les niveaux étaient fort varié, mais dans l’ensemble cela dénotait quand même de véritables efforts de coordination, souplesse et synchronisation. Il y avait évidemment dans chaque groupe une ou deux grosses qui visiblement manquaient de tout cela, mais les efforts qu’elles déployaient à tenter de rendre leur performance la meilleure qui soit étaient attendrissants et j’ai donc stoppé là les élans de mon esprit naturellement narquois.

Le clou du spectacle, celui qui a transformé ma soirée et certainement habité ma nuit, fut une démonstration de danses latines (salsa et samba) faite par une étudiante brésilienne qui compte offrir ce cours à partir de janvier. Avant même qu’elle danse elle me plaisait déjà : menue mais musclée, mince et souriante, avec un accent délicieusement sensuel. Sa démonstration nous a tous laissé sans voix. Elle articulait son corps de telle manière que tout cela m’a semblé irréel pendant de longues minutes. Des épaules à ses hanches une longue ondulation, rythmée par les tambours de la musique, ne cessait de monter et descendre à une cadence effrénée. A la sortie j’écoutais les discussions des filles qui ne tournaient plus qu’autour de ce dernier spectacle. Toutes étaient admiratives, mais aucune ne se sentait apte à bouger comme elle. “Ça n’avait pas de maudit bon sang” les ai-je même entendu dire. J’avoue que l’idée de prendre des cours de danses latines m’attire, mais je ne serai pas non plus capable de faire ce que j’ai vu, même dans dix ans. Mais elle était tellement convaincante que je pense avoir été envouté.

Nom de d'jiou !

Je tombe aujourd’hui sur un article évoquant les affirmations d’un participant à un colloque sur les incivilités (”Stop aux incivilités”) qui s’est tenu aujourd’hui au Sénat en France. Il était même possible de suivre ce colloque sur Public Senat, une chaine de télévision du Sénat (en format Real Video)

Un des interlocuteurs, Jean-Louis Loubet Del Bayle, directeur du centre d’études sur la police à l’Institut d’études politiques de Toulouse, avait une parole très sensée ai-je trouvé :

On est tous des sauvageons, avant les individus s’imposaient des règles de comportement, une auto-discipline, respectant certaines règles, courtoisie, civisme. Aujourd’hui, les mécanismes de socialisation, de contraintes ne fonctionnent plus, il y a une crise des institutions, comme l’école, la famille, la pression sociale ne fonctionne plus. Pour moi, les sauvageons sont partout.

Je partage son avis et je me fais regarder de travers parce que justement je m’impose des règles de conduite, suis très respectueux des lois et fait preuve de civisme. Je suis devenu un objet de curiosité dans un monde sans valeurs, un monde de sauvageons.

5/12/2001

Menoum, menoum...

Je viens de *keuf* *keuf* trouver *keuf* *keuf* le dernier album de shakira en MP3 sur internet, par hasard *keuf* et je viens de faire une découverte heureuse, et une autre moins heureuse. Tout d’abord le plus plaisant. L’album, bien que de qualité moyenne, contient une chanson excellente qui m’a poussé à télécharger (oups, j’ai fait ce truc illégal moi ?) tout l’album, à savoir Whenever, Wherever. Le truc génial c’est que la chanson existe aussi en espagnol : Suerte ! Et si vous cliquez sur ces liens vous allez même pouvoir les entendre… Si vous possédez une connection à Internet qui a de l’allure, c’est à dire tout ce qui est au dessus de 56K probablement (et si vous avez quelque chose pour écouter la radio d’installé sur votre ordinateur).

Le truc moins kewl c’est que je viens de réaliser qu’entre un MP3 et un CD écouté sur ma chaîne stéréo, y’a pas photo… Le MP3 sonne comme un casserole. Pas de basse, son lointain, aucune clareté. Bref, la merde. Je ne téléchargerai plus de MP3. Ca ne vaut pas la peine. Je savais que le MP3 ne pouvait être que de moindre qualité compte tenu que ce n’est qu’une forme très compressée du format AIFF, mais là je suis tombé de très haut.

“Je comprends vite, il faut juste m’expliquer longtemps” © Romain 2001.

Hier soir j’ai loué Final Fantasy en DVD. En fait j’ai eu droit à deux DVD pour le prix d’un. Un de ceux ci contient le film à proprement parler (si on peut réellement parler de film…) et l’autre l’explication de tous les effets spéciaux ainsi que les commentaires de la pléthore de techniciens qui ont contribués à la réalisation de cette oeuvre. Bref, 3 heures de plus passées devant mon écran d’ordinateur. L’ambiance du film est assez grisante et le réalisme est tel qu’on finit par oublier parfois quon regarde des images en réalité virtuelle. Cela dit, le sujet le plus intéressant du film et qui me fît m’esclaffer sottement devant mon écran c’est que l’histoire se déroule en grande partie à New York, mais dans un New York dévasté ! Des immeubles effondrés, des empilements de plaques de béton rassemblant en 2 mètres d’épaisseur ce qui devait faire plusieurs étages auparavant, des voitures écrasées, des corps abandonnés sous les décombres. Tout ceci ne vous rappelle rien ?

4/12/2001

Allez, ouste !

Enfin débarrassé. Le courrier est parti aujourd’hui pour l’ambassade du Canada à New York, j’espère juste qu’un avion ne va pas tomber, ce qui ralentirai le traitement de mon dossier. J’ai fait aussi bien attention à ne laisser aucune poudre dans l’enveloppe…

Au chapitre des aventures amusantes de la journée, je suis allé faire des retirages à partir de négatifs pour des amis. Je sors donc mon paquet de photo et je commence à dire à la caissière ce que je souhaite faire. Derrière moi un p’tit jeune de 12 ans au maximum regarde attentivement et avec un brin d’impatience ce qui se passe. N’étant pas photographe, à la question posée par la caissière : “quel genre de photo vous voulez ?” je n’ai su quoi répondre et afin de lui faire comprendre, je sors la première photo que je trouve et je lui dis “je les veux comme celle là !”. C’est en voyant le sourire de la caissière que j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Je jette alors un regard inquisiteur sur la photo que je lui tends encore et je réalise que c’est un portrait en gros plan de la poitrine dénudée de Katia ! Le pt’it jeune a les joues qui se colorent probablement tout autant que moi, mais pas pour les mêmes raisons. En tout cas moi je suis resté, lui il a quitté peu après impatienté sans doute.

La postière de cette pharmacie où je me suis rendu, qui doit avoir au bas mot 5 ans de moins que moi, me fait des oeillades vraiment peu discrètes. je suis curieux de voir si elle va aller plus loin. Après tout elle le pourrait, elle a mon numéro de téléphone et mon adresse. Je n’attends pas son appel, mais je me dis que si j’occupais une place qui me permette de connaître les coordonnées d’une personne qui m’intéresse, je supputte que j’en ferai un usage malhonnête… À moins que le “secret professionnel” chez les postières des pharmacies soit plus fréquent que le dégout de l’argent chez les avocats…

Je suis choqué de l’indescence avec laquelle ces curieuses lisent devant moi le contenu des cartes postales ou des fax (qui ne leurs sont pas destinés…) que j’ai le malheur de faire passer entre leurs mains. Le sans-gêne ne tue pas, mais je ne leur épargne pas une petite réflexion au passage. La dernière en date :

J’écrirais plus gros la prochaine fois, vous aurez moins de mal à lire…

Elle a ri la conne en plus !