Site personnel (ouvert aux commentaires) parlant essentiellement des thèmes suivants : CSS (cascading style sheet), Design Web (création de site internet), Geek, Mac, Apple, Photo, Vidéos, Flash, Droit, Vie en communauté, Responsabilité et d'actualité. Désolé pas de photos porno, pas de publicité, ni de fenêtre popup, on vous aura mal renseigné...
Romain.info Monologue extérieur
admin

31/1/2002

Le statut du français au Québec, tout un paradoxe.

Me voilà revenu de Anapharm, les poches pleines d’un fric qui va transiter sous peu dans les caisses de l’Université afin de me permettre de régler mes dernières dettes. Je ne pensais pas qu’on pouvait s’endetter en étudiant. C’est le comble. On étudie pour pouvoir travailler. On commence à travailler pour rembourser ses dettes d’étudiant… Fallait-il vraiment que je vienne dans cette société ultra capitaliste de l’Amérique du Nord pour vivre ça ?

Autre chapitre. A vrai dire je devrais écrire un bouquin entier là dessus : le paradoxe québécois. Parce que les québécois sont pleins de paradoxes. Les québéboises aussi d’ailleurs. Les français aussi je vous rassure, mais je suis un assez mauvais observateur pour en juger. Ce « regard éloigné » si cher à l’ethnologie, je ne peux le porter que sur les habitants du Québec. Bref. Le stéréotype du français est très facile à dresser. Je le résumerai ici à ces mots si souvent entendus : chialeux (qui chiale donc…) et hautain (mais dans le sens de dédaigneux, pas de noble…).

Je m’intéresserai au second terme pour la démonstration de ce soir : hautain. ATTENTION : stéréotype… Parce que le français parle pointu, en prononçant toutes les syllabes, avec une intonation très typique, il est facilement reconnaissable. Il est de notoriété publique (ici) que la majorité des français savent tout, parlent fort et donnent beaucoup (trop ?) de leçons. Ils sont convaincus que les québécois sont de véritables paysans, que leur condition ne s’est pas améliorée depuis l’arrivée de leurs ancêtres, en témoigne leur inculture crasse et leur accent campagnard qui n’est pas sans rappeller quelque patois de France.

Si tout cela vous a fait rire, c’est que vous devez être français. Car ce sont les stéréotypes qui circulent ici à notre propos, et ceux ci sont parfois exprimés. Chacun de ces stéréotypes à fait l’objet d’une question qui m’a été posée par un Québécois « pur laine ».

Je ne vais pas détailler plus. Mon rire se fige généralement quand j’entends un début de stéréotype ou que mes interlocuteurs se réfèrent plus aux « on dits » pour apprécier ma compagnie qu’en apprenant véritablement à me connaitre. C’est aussi pénible pour moi d’écouter leurs conneries que pour un québécois de se faire demander par tout le monde lors d’un visite en France si c’est donc vrai que les ours se promènent dans les villes chez eux. C’est con comme question, non ? Croyez moi c’est aussi con que de penser que les français prennent les québécois pour des paysans.

Bref, beaucoup de parenthèses. Donc, nous sommes hautain, particulièrement en ce qui concerne le langage, et pourtant nous sommes mal placés pour faire la leçon nous qui disons parking au lieu de stationnement, shopping au lieu de magasinage… Malgré ces défauts on ne peut s’empêcher de regarder les québécois de haut et corriger tout ce que nous tenons pour des erreurs de langage, en ignorant la spécificité de leur culture et de la langue qu’ils ont développé.

Car c’est une nouvelle langue pour l’oreille française. Un français certe, mais pas le même. Un peu comme un français parlé par un belge. Une variante, mais dont l’ensemble reste intelligible. En tout cas c’est ce qu’on essaye de ME faire croire.

En ce qui me concerne, la majorité des québécois pratiquent une langue dont la grammaire à été purement et simplement inventée ou réinventée. Nos règles grammaticales sont théoriquement les mêmes, mais en pratique il y a a peu près autant de variations qu’il y a de québécois au Québec. Comptez-en 6 millions. Passez quelques jours cloitré comme je l’ai fait avec des québécois peu éduqués et vous serez vite convaincus. Vous allez dire que mon échantillon était biaisé. C’est un fait. Pour avoir tellement besoin d’argent qu’on doive faire des études chez Anapharm (et consors) il faut être soit étudiant étranger (nous étions 9 sur 30), soit sans emploi et/ou sans qualifications pour en obtenir. Bref, hélas souvent faiblement éduqués. Ce sont toujours les mêmes qui ont les pires difficultés. Mais de nombreux étudiants que je croise sont aussi laxistes avec leur grammaire qu’avec leur orthographe. Je pourrais vous recopier les courriels de certain(e)s de mes ami(e)s, agés de 20 à 30 ans, qui sont incapables d’écrire une phrase de leur propre langue sans faire de faute. Je ne parle pas d’une simple faute d’accord… Je parle d’un mot écrit phonétiquement, de fautes graves…

Préambule à la conclusion sur le thème du paradoxe. Je me suis fait dire par les mêmes personnes qui nous trouvaient si terrible au niveau de la langue que c’est donc le fun de parler avec des français, vous parlez bien, vous avez du vocabulaire…

Elle est où la logique ?! D’un côté on se fait traiter de tous les noms si on ose critiquer le niveau de maîtrise général de la langue française par les québécois. De l’autre on se fait féliciter par ces mêmes personnes de nos compétences dans ce domaine.

Le paradoxe québécois pourrait donc se définir comme tel : laissez nous constater vos mérites, mais ne les mettez pas en perspective avec nos connaissances ?!

Je ne comprends plus les québécois.

Curieusement je reçois aujourd’hui même une lettre où on me demande ce que je fais au Québec, moi qui ne semble pas l’apprécier. C’est un fait. Une question que je me pose de plus en plus souvent. Je ne pense pas pouvoir supporter encore longtemps de vivre dans un bain linguistique aussi ténu où paradoxalement l’identité autour de ce langage est affirmée avec autant de véhémence.
Quand on en vient à pouvoir corriger la syntaxe grammaticale de n’importe quel homme politique s’exprimant publiquement, on est en raison de se dire qu’on a atteint ses limites…

27/1/2002

Ha ça marche comme ça un moteur de recherche ?

Robot

Curieux. Depuis quelques jours j’ai crée une page vers laquelle sont redirigés toutes les personnes qui suivent un lien qui ne mène nulle part ou qui demandent un lien qui n’existe pas sur le site. Cette erreur est connue sous le chiffre infamant de 404. Il nous est arrivé à tous de tomber sur une de ces pages générique. Aussi, sachant la frustration éprouvée, j’ai crée un page qui non seulement est personnalisée et donc plus jolie, mais qui récupère les informations utiles pour réparer le lien rompu (page de référence et page de destination). Le tout m’est envoyé directement sans que les internautes le notent.

Depuis quelques jours je réalise qu’il y a de nombreuses requêtes pour le fichier « robots.txt ». Jugez-en plutôt :

Une erreur 404 a été rencontré par un internaute (209.247.40.106) le 1/25/2002 à 21:24.
Une erreur 404 a été rencontré par un internaute (216.35.116.93) le 1/26/2002 à 21:43.
Une erreur 404 a été rencontré par un internaute (216.35.116.122) le 1/27/2002 à 13:36.
Une erreur 404 a été rencontré par un internaute (216.239.46.20) le 1/27/2002 à 15:31.
Une erreur 404 a été rencontré par un internaute (66.77.73.156) le 1/27/2002 à 16:10.
Une erreur 404 a été rencontré par un internaute (66.77.73.68) le 1/27/2002 à 17:52.
Une erreur 404 a été rencontré par un internaute (65.94.6.89) le 1/27/2002 à 19:26.

Cinq requêtes pour aujourd’hui seulement ! Dingue !

Je suis allé sur Google pour en apprendre plus, et je sais maintenant comment dompter ces machines idiotes. Il s’agit des robots des moteurs de recherche qui regardent le contenu des sites, en retirent les mots clefs et le propos, et qui nous permettent ensuite au cours d’une recherche d’avoir des résultats pertinents. Comme je déteste tous les outils de recherche sur Internet, sauf un, Google aura le privilège de pouvoir indexer ce site, les autres iront se faire voir. Gniak gniark gniark…

Spécial « tranche de vie » pour ma mère.

Aujourd’hui autre tournoi de badminton. Régional cette fois. Régional = niveau plus faible. Pour m’amuser un peu et n’être pas certain de tout gagner je me surclasse deux fois, c’est dire ! Il faut croire que je ne dois pas jouer si mal que ça car une jeune fille (Sophie, charmante rouquine) a été tellement impressionné par mon jeu qu’elle est venue me le dire à la fin du match. Suite à ses innombrables questions elle a apprit que j’étais français. Merci aux français qui sont passés avant moi ! Dans sa bouche être français était synonyme de « classe ». Tout à coup tout ce que je faisais, disais, avait de la « classe ». C’est beau les préjugés, hein ?!

Cela devient presqu’une habitude, à chaque tournoi je rencontre au cours d’un de mes matchs un adversaire qui ne connaît pas bien, voire pas du tout les règlements. Ces mêmes personnes ont l’habitude de jouer avec certaines règles, qui ne sont pas celles de la fédération, et il n’est pas rare que je me fasse reprocher un je-ne-sais-quoi, en vertu d’un règlement totalement inventé par mon adversaire. Il n’est pas rare non plus que je signale à mon adversaire une faute de sa part en référence à un règlement qu’il ignore. Et là c’est souvent plus difficile à faire avaler aux joueurs. Non seulement il perd le point, mais il perd la face (j’admets volontiers être narquois et sarcastique à mes heures. Pinçant aussi. Mais ça n’excuse pas l’ignorance de mes adversaires, ça explique juste leurs réactions) . Aujourd’hui un de mes adversaires a carrément quitté le terrain et abandonné la partie en cours, hargneux, pretextant que je trichais. Comme toujours je rigole bien dans ces moments là, car ces joueurs se font expliquer par leurs amis -mieux renseignés- les mêmes règles que je leur rappelai auparavant sur le terrain. Bref, une partie perdue, un caca nerveux, et la sensation d’avoir fait une connerie en se trompant sur les règlements… Tant pis pour eux, ça leur apprendra à inventer des règlements et ignorer ceux en vigueur.

Tout ce remue ménage a évidemment délié les langues des joueurs frustrés qui ont subi ce scénario. Aussi ai-je entendu dire par un ami que certains pensaient que je n’étais pas « fair-play ». Je ressors ce soir mon petit dictionnaire Hachette Oxford et je lis :

fair play noun to have a sense of fair play jouer franc jeu, être fair-play; to ensure fair play faire respecter les règles du jeu.

A moins que j’ai l’esprit particulièrement tordu, et que par la même occasion je fasse fi de la présente définition, il serait difficile de me convaincre que des joueurs qui appliquent l’un et l’autre le règlement officiel lors d’une partie de badminton manquent de « fair-play ». C’est pourtant sur ce thème que ratiocinent ces mauvais perdants…

J’ai laissé ces mauvaises langues se prendre la tête entre-elles. La prochaine fois, je viendrai avec mon règlement, et à chaque faute j’interromprai le match pour montrer la page correspondante dans le règlement. Une vraie croisade avec l’habitude comme ennemi…

Mais tout n’a pas été aussi noir. Alors que je me préparai à prendre ma douche un organisateur du tournoi est entré et m’a proposé une pizza gratuite. Pensez vous que j’allais dire non ?! Je l’ai apprécié d’autant mieux qu’elle ne m’a pas coûté un sou. Pourquoi c’est tombé sur moi ? Aucune idée. La pizza n’était pas empoisonnée en tout cas… Humm.. À la réflexion je vous confirmerai ça dans quelques heures.

Sur le chemin du retour j’ai manqué de 1 minute le seul autobus qui aurait pu me déposer devant chez moi. Argh ! Je l’ai vu partir au loin… Le prochain départ étant prévu pas loin de 30 minutes plus tard, la perspective de me geler les roubignolles sur place a eu raison de ma fatigue. J’ai donc marché 20 bonnes minutes, les jambes fatiguées par le tournoi, dans le froid, le bonnet vissé jusqu’au nez, avec tous mes sacs sur le dos pour me rendre chez moi. Oui, essuyez de votre main la larme qui feind de poindre au coin de votre oeil droit. Des fois il m’arrive aussi d’aimer me lamenter sur mon sort… C’est souvent les mêmes soirs que j’aime me faire cajoler… Bref, tout cela pour dire que j’ai pris, bien malgré moi, une mauvaise habitude langagière québécoise. Je parle maintenant de « la 1″ ou « la 12″ pour évoquer l’autobus 1 et l’autobus 12. De même je vais avoir tendance à dire « la voilà » alors qu’il s’agit d’UN autobus. Jusqu’à preuve du contraire c’est un masculin. J’ai bien cherché quel pouvait être le mot féminin qui remplacerait « autobus » pour rendre cette expression grammaticalement correcte, en vain. On va me rétorquer que c’est « du québécois », je continue de penser que c’est tout simplement une tournure incorrecte qui est devenue tellement courante que plus personne ne prend la peine de se demander ce que cela veut dire. Si vous avez des idées de ce que ce féminin désigne, n’hésitez pas à l’ajouter comme commentaire à ce message.

Voilà. C’est long de décrire sa journée. Mais une chance que je n’écrive pas tout ce qui me passe par la tête et que je m’en tienne principalement à ce qui m’arrive réellement ! Ça n’en finirait plus autrement. Je suis certain que ces détails font le plaisir de ma mère qui passe par ici de temps à autre, elle qui n’a la chance de me voir que quelques jours par an. Accessoirement si ça peut aussi faire le plaisir de quelqu’un d’autre, tant mieux !

26/1/2002

Stats et compatibilité me mène ailleurs.

Je fais un peu de ménage sur mon site. J’avais constaté qu’à cause du code javascript imposé par Estat sur mon site, mes pages ne pouvaient être validées comme étant parfaites HTMLiquement… Bref, je leur envoie un courrier pour leur indiquer ce problème. En réponse, une semaine plus tard, il m’annoncent qu’effectivement ils sont au courant, qu’ils vont le modifier, MAIS que comme j’ai modifié mon marqueur Estat pour que leur logo ne s’affiche pas et que ça n’est pas toléré par leur police d’utilisation, ils allaient me couper mon rapport de statistique si jamais je ne modifiais pas mes pages web. Comme je n’ai pas l’intention d’afficher un vilain logo sur mes belles pages (un peu d’auto-promo ça ne fait de mal à personne, apparement je ne suis pas le seul à aimer ce site) je profitais ce soir de mes dernières statistiques de fréquentation. Je me suis intéressé plus particulièrement au lien qui amenait les internautes sur ce site plutôt qu’ailleurs (c’est l’occasion pour moi de vous rappeller qu’on vous observe).

Et ho surprise ! Il y a une personne qui a ajouté ce « monoblogue » dans sa liste de « favoris » à même son propre site Internet. Un petit bonjour à Jamie en passant !

Ich bete Deutsch an, das ist die zweite Sprache, daß ich sprechen lehrnen habe, aber sie bleibt meine Favoritin (Es gibt sicher Irrtümer hier, danke , sie zu korrigieren).

C’est grâce au site de Jamie que MorgAZillA m’a découvert (j’ignore si MorgAZillA est de sexe masculin ou non, mais on va assumer que oui pour une raison que je garde pour moi). Je ne suis pas peu fier qu’il apprécie mes efforts, je le cite :

« Und danke fur Romain 101, ses tests sont rigolos et son layout est simple et elegant ( et dynamique !…) ».

Cela dit je n’ai pas gros mérite. Les tests ne sont pas de moi, ils sont principalement sérieux, certains même chiants, le layout a été inspiré de bien des sites, je n’ai pas inventé la roue, quand à la partie dynamique, j’avoue, aujourd’hui, un an après les faits, je confesse mon crime, je l’ai volé.

Pour ceux qui auraient encore des doutes, allez voir mes anciens layout justement [1] – [2]. Je me suis éloigné de ma source d’inspiration, le remord me rongeait. Bref, je ne suis pas un ange, plutôt l’inverse ;o)

25/1/2002

Le jour où je n’ai pas fait le bon lien…

Pensif

Cette nuit j’ai fait un rêve étrange. Un rêve que j’ai déjà fait par le passé par ailleurs. J’ai rêvé que je perdais une dent. Comble de malchance une dent de devant. En tentant de l’arracher, car son branlement m’agaçait, j’ai réalisé qu’un autre dent allait tomber. Ce qu’elle fit un peu plus tard dans mon rêve. D’ailleurs je réalisais en l’arrachant que la base de la dent était faite de glace, et je passais le reste de mon rêve à être tout étonné que nos gencives soient un milieu adéquat pour fabriquer et conserver au frais de la glace… (les rêves parfois échappent à toute logique).

La sensation était très inconfortable. Ce que je pressentais surtout c’est que c’était laid ! Il n’y a qu’aux enfants de 6 ans qu’il manque une incisive. Si on est plus vieux c’est qu’on est soit boxeur, soir joueur de hockey. N’étant assez fou pour être ni l’un ni l’autre, en plus d’être affublé d’un sourire de vieillard j’allais devoir vivre avec les préjugés des autres. Bref, ma confiance allait en prendre un coup.

Au réveil, heureux de constater le « retour » de mes dents, je m’amusais de l’importance prise dans mon rêve du regard des autres sur ma personne. Alors que je croyais être sorti de ce cauchemar, curieux de nature, je suis allé étudier la signification de ce type de rêve. Je crois que je n’aurais pas du, il n’y a rien là pour remonter le moral de quiconque…

Rêver de perdre ses dents a toujours été considéré comme un présage de mort. Il est vrai que pour nos ancêtres, la perte des dents accompagnait effectivement la vieillesse; rien d’étonnant à ce que cette expérience archaïque intègre l’imaginaire collectif. Mais les dents peuvent aussi exprimer un retour à l´enfance, période où elles tombent également. En psychanalyse, l’évocation de cet événement, un des premiers traumatismes de l’existence, fait parfois resurgir de nombreux souvenirs. Lorsqu’elles paraissent branlantes, les dents peuvent renvoyer à « l’onanisme de la puberté », selon Freud. Le symbolisme, dont il faut bien reconnaître qu’il ne saute pas aux yeux, illustre un des aspects du travail du rêve : la mise en image du langage. En effet le terme  » branler  » s’applique à une dent prête à chuter, mais aussi.. à la masturbation! Si cette pratique « honteuse » surgit en rêve, la censure agit : il y a déplacement de l’expression verbale en direction d’un élément étranger à l’  »objet du délit  » : une dent par exemple.. L’analogie est encore plus flagrante dans la langue de Freud, où se masturber se dit aussi « s’en arracher une  ». ().

Si je comprends bien, je suis à la fois angoissé de vieillir et en manque de sexe ?

Je découvre le .htaccess

Merveilleuse technique… Un procédé (fichier .htaccess) permet de rediriger les internautes qui aboutissent vers un lien rompu sur une page spécifique. J’ai installé ledit procédé et personnalisé ladite page. Dès lors, je suis averti si un internaute aboutit sur une page d’erreur lors de sa visite sur mon site.

Et cela ne fut pas long (quelques heures) avant que je constate qu’il y a encore des personnes qui tente d’accéder aux photos des GT du canal #bisexuelle (undernet) que j’hébergeais encore il y a 3 mois de cela. L’occasion était trop belle. Depuis je me bats avec des formulaires pour créer une page qui explique la raison de ce départ aux internautes, leur suggère d’avertir le webmestre du site qui les a mal dirigé, et leur permet de me laisser un commentaire (et/ou la nouvelle adresse de ce site).

J’adore ces gadgets technologiques, mais c’est toujours compliqué à mettre en oeuvre.

Sinon ma vie s’écoule tranquillement. Toujours pas de nouvelles de mes correcteurs, donc pas de travaux universitaire à rendre d’ici quelques semaines. Toujours pas de nouvelles de la GRC qui me doit un extrait de casier judiciaire depuis début décembre, donc pas de visa de résident permanent avant longtemps.

En revanche des tournois de badminton cette fin de semaine et la suivante (Montmagny puis Laval), la fin de mon étude chez Anapharm (de lundi à mercredi soir prochain) qui va me rapporter de quoi payer mes derniers frais de scolarité, et des soirées passées au « meat market » du coin avec Sylve, un coloc, où je redécouvre ce besoin de « rencontre » presque trop insistant dans le regard des femmes. Le terme « rencontre » n’est pas encore assez réducteur à mon goût pour exprimer cette réalité. Ces gens veulent trouver un partenaire pour la nuit, rien de moins et rarement plus. Mais moi qui suis franchement passif, voyeur et amusé par le spectacle, que vais-je faire là bas ?

23/1/2002

Introspection amoureuse.

En mettant à jour aujourd’hui ma wishlist je me suis fait conseiller l’achat de l’album Skin de Melissa Etheridge . Une chanson en particulier attiré mon attention : I Want To Be In Love

Ensuite j’ai eu un coup de spleen et je me suis réfugié dans la musique, ma musique : Indigo Girl. Et plus particulièrement un album : Rites of passage (1992). En grande partie car il contient une chanson qui a sur moi un effet à la fois dévastateur et salutaire : Ghost (parolemusique).

Je suis toujours dévasté par l’emotion dégagée par la synthèse de ces voix qui chantent sans cesse en jouant sur les harmoniques, des paroles prononcées, des souvenirs que cela ravive, des blessures que cela réouvre. Mais, un brin masochiste sans doute, c’est par le mal que je me « soigne ».

Par contre je réalise ce soir au travers de mes yeux trop brillants pour être naturels en réécoutant pour une énième fois cette chanson que je n’ai sans doute pas encore cicatrisé quelques blessures anciennes et que cela m’empêche aujourd’hui d’envisager de continuer ma vie sans comparer mes conquêtes à mon idéal féminin.

Plus le temps passe et plus mon intérêt devient cérébral en ce qui concerne l’autre sexe. Comme autrefois alors que j’avais 18 ans je suis à la recherche non pas de mon égale, mais de celle qui saura me surpasser intellectuellement. Curieusement c’est aussi point par point ce qui m’a toujours attiré chez mon père. Celui-ci ayant pour ainsi dire disparu intellectuellement depuis son ACV, ce manque chronique devient obsessionnel. Pour que je sois en train de deviser sur le sujet à 3h00 du matin il faut que cela soit obsessionnel…

Maintenant que je suis débranché définitivement du monde universitaire je me demande bien où et comment je vais chercher cet épanouissement. C’était jusque là un bon endroit pour rencontrer des personnes comprenant mon style de vie d’étudiant, partageant certains de mes loisirs, une grande partie de mes moyens financiers, et étant sensiblement de mon âge.

Indigo Girls jouant encore dans mes écouteurs en ce moment mes pensées ne sont pas aussi optimistes qu’elles ont tendance à l’être. Je suis en plein spleen. Je ne suis même pas certain de savoir avec précision quel profil devrait avoir cette autre. J’ignore encore si je pourrai tomber amoureux. C’est à une femme que je dois cette amertume, et c’est sans doute possible la femme qui saura s’en rendre compte qui pourra la chasser.

Je suis parfois trop idéaliste sur mon passé peut-être. Mais à bien y regarder par la loupe de ma mémoire sélective, je n’y vois rien que du bon, du beau, du sain. Si je confronte cette vision -idéalisée sans doute- avec ce que m’offre le quotidien le choc est si dur que le célibat m’est préférable. Les princes charmants existent dans presque tous les contes et tous les rêves de petites filles. Curieusement les princesses charmantes n’existent pas. C’est un genre à inventer. Et de toute façon, elle ne font jamais le premier pas.

A bien y penser la seule pour laquelle j’ai véritablement fait un pas décisif (et très très maladroit) a été celle avec laquelle j’ai souhaité aller le plus loin. Les autres m’ont souvent abordé et ont souvent protesté en constatant mon désengagement progressif. Je ne dois pas savoir dire non. En fait, je ne sais pas dire non. C’est toujours « pourquoi pas »… Il n’y a que lorsque je sais que c’est une impasse que je rebrousse chemin. Les aventures m’attirent. Mais là encore elles me rappellent le frisson déjà éprouvé de l’amour. Celui là même duquel j’espère encore beaucoup. Et je ne peux m’empêcher de ressasser mes regrets. Tout cela me rend encore plus inaccessible. C’est un cercle vicieux duquel mon intellect se refuse de sortir. Regretter comme nécessité pour exiger plus que ce que j’ai déjà vécu…

Maintenant dormir et avancer.

22/1/2002

En parlant d’insultes… Soyez originaux !

C’est totalement inutile. Donc c’est indispensable. Une fois que vous avez épuisé votre stock d’insulte habituel, tournez vous vers l’Insultron. Paramétrable à souhait, l’insulte sur-mesure que j’ai créée est celle ci :

Espèce de gros fils de pute des forêts, tu pues comme une sale merde immonde, je sais pas ce qui me retient de te broyer les couilles une bonne fois avec mes mains pleines de doigts.
Va mourir,
Signé : Ton pire cauchemar qui pense à toi.

C’est toujours mieux que d’utiliser le sempiternel et trop banalisé :

Gros criss de cave…

19/1/2002

Le Québec que je n’aime pas…

Affligeant

Rencontre avec un colon. Scène I. Acte I.

La scène se déroule sous un abri-bus. Il est 22h00. Il vente légèrement. C’est l’hiver. Le colon fûme une cigarette sous l’abri-bus malgré l’interdiction affichée à côté de lui. L’autre acteur est situé à 5 mètres du premier.

Moi : « Excusez moi Monsieur… »
Le colon : « hu !? » (se retournant l’air interrogateur)
Moi : « est-ce que vous pourriez éteindre votre cigarette ? »
Le colon : (se retournant vers la vitre) … (murmure inintelligible).
M : « pardon ? »
L : (plus fort) « Sacre moi patience »…
M : « Excusez moi d’insiter mais c’est interdit de fumer ici et qui plus est cela me dérange ».
L : « Calisse moi la paix »…
M : (se rapprochant) « Je vous le demande poliment… »
L : (murmure incomprehensible)
M : « Pardon ? »
L : « C’est un pays libre icitte ! »
M : « Tout a fait d’accord. La liberté se fait au prix de quelques contraintes. Comme de ne pas fumer là où c’est interdit. »
L : « Sacre moi donc patience… »
M : (se rapprochant au point d’être à portée de bras du colon) « Désolé, mais je respecte les libertés de tout le monde, vous avez la planète entière à enfumer, partout où vous ne trouverez pas un panneau d’interdiction… »
L : « C’est un pays libre icitte, rentre donc chez toé. »
M : (à peine surpris) « Je suis chez moi Monsieur. »
L : … (aucune réaction)
M : (insistant) « Je suis très poli avec vous, je vous demande juste de respecter les règlements en place. Ce n’est pas une faveur personnelle… »
L : « Décalisse d’icitte, c’est un pays libre. »
M : (se rapprochant et posant une main sur l’omoplate du colon) « Monsieur s’il vous plait… Allez. Un peu de bonne volonté. »
L : (geste violent d’évitement) « Me touche pas ! »
M : « Monsieur si vous n’arrêtez pas de fumer je vais devoir vous demander de sortir de sous cet abri. »
L : « Je reste icitte. Toé tu rentres chez toé. »
M : « Je suis chez moi, et vous allez aller fumer ailleurs (le poussant doucement vers la sortie). »
L : (aggressif) « Me touche pas où je t’en calisse une ! » (ramenant ses poings devant son visage d’un air hostile).
M : « Monsieur, je vous demande juste d’arrêter de fumer ici, ou de partir. »
L : « Sacre moi patience l’immigré… »
M : (tentant d’éteindre la cigarette) « Dans ce cas… »
L : (hors de lui) « Je vais te… »
M : (lui sautant dessus et l’immobilisant contre la vitre) « Je suis plus jeune que vous, plus grand que vous, plus fort que vous. Ce n’est pas une bonne solution. »
L : « Awaye, tu veux que je te brule avec ma cigarette ?… » (tentant de diriger la pointe de sa cigarette vers les vêtements de son assaillant).
M : « Votre cigarette est éteinte maintenant. J’ai eu ce que je voulais. » (relachant sa prise)
L : (tentant de porter un coup au ventre)..
M : (esquive le coup, se saisit de colon, le plaque contre la vitre, le ramène à lui, le fait pivoter, le balance contre l’autre vitre, le refait pivoter, le pousse vers la sortie et le laisse aller s’écraser contre un montant de l’abri). « Ne vous essayez même pas… »
L : (s’éloignant) « Sal immigré ! Rentre chez toé ! Gros cave ! » (etc.)

Bref, une scène de racisme et de violence comme j’en vis de plus en plus. Oui je suis très à cheval sur les règlements, surtout sur la cigarette. Mais le racisme est un mal ancré dans une société québécoise trop peu curieuse de ses origines, trop peu intéressée par la connaissance de son territoire, trop fadasse pour affirmer son indépendance. L’individualisme affirmé par notre colon de service je le constate à plein d’autres niveaux, dans le sport, mes relations…

Je déteste ce Quebec là.

17/1/2002

Il faut que je garde mes vieux trucs

Bon, de retour de cette expérience peu passionnante. J’ai eu tout le temps pour jouer à tout un tas de jeux de société. J’ai ainsi pu jouer au Scrabble avec des gens qui inventaient des mots, ou qui les écrivaient comme ils parlent le québécois. En gros : TOÉ c’est leur manière de dire TOI. Je devais être dans une réunion de Beaucerons et de Beauceronnes… Enfin j’ai beaucoup ri, et souvent d’eux. Mais quelle idée aussi de vouloir jouer au Scrabble quand on a jamais terminé son primaire ? La prochaine j’y vais avec mon copain Robert.

Mon jeu de Triomino a rencontré un certain succès. Difficile de ne pas comprendre quand sur la boîte c’est marqué pour 6 ans et +. Un bon achat. Les chiffres attirent toujours plus les gars que les filles… L’inverse pour les jeux de lettre. Et la population va encore en rajeunissant si on parle de jeux vidéos. J’ai été tout supris d’affronter quarantenaire aux jeux vidéos. Je ne pensais pas que c’était un public intéressé par ce genre d’action. Après tout, pourquoi pas ? Je me vois bien foutre une raclée à GoldenEye sur Nintendo 64 à mes enfants quand j’aurais 45 ans ! Il faudrait juste que je garde un modèle pour leur montrer avec quoi on jouait « dans le temps ». Déjà que quand je constate avec quels ordinateurs je travaillais il y a 10 ans de cela je les trouve dépassé, je me doute qu’il va en être très vite de même pour les consoles… Cette perspective me rappelle que j’approche de la trentaine…