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Romain.info Monologue extérieur
admin

31/3/2002

J’ai testé pour vous : la dictée !

Bon tout autre sujet, je me suis testé en français aujourd’hui. C’est un test d’orientation du CAFE (cours autodidactique du français écrit) dispensé par l’Université de Montréal. J’ai obtenu un maigre 82 %… (c’est à dire 9 fautes) Et vous ?

En le relisant j’ai finalement obtenu 98 % ce qui est nettement plus acceptable. Par contre je ne sais toujours pas où je me suis trompé…

La courtoisie, les chiennes de garde et moi.

Je suis surpris aujourd’hui de voir que je suis d’accord (en partie) avec les féministes extrémistes que sont les “Chiennes de garde” lorsqu’elles parlent justement de la galanterie

Mais je ne perds pas de vue non plus que c’est une femme qui a écrit ce texte sur la galanterie. Je déteste les femmes qui souhaitent qu’on les traite en princesse parce qu’elles pensent le mériter… Je suis profondément égalitariste. Hélas, les webmestres ont eu la mauvaise idée de ne pas citer leurs sources correctement et il est impossible de savoir ni quand, ni d’où ce texte est issu. Je présume qu’il est assez vieux… Je l’espère en tout cas.

Il faut croire que mon questionnement est d’actualité puisque je viens de trouver un autre forum sur lequel on aborde le sujet.

Dans un style assez kitch et dépassé, le site du bottin-mondain (tout un programme…) nous offre une définition de ce qu’est la galanterie.

Et je pense même avoir la chance d’ête tombé sur le sens historique du mot “galanterie” :

Lorsqu’un homme tient la porte à une femme, l’aide à mettre son manteau ou accomplit un autre geste de galanterie en usage depuis des siècles en Europe occidentale, il respecte probablement une coutume qui remonte aux troubadours.

Au Moyen Âge, l’attitude générale à l’égard des femmes est marquée par les enseignements de l’Église, qui tient la femme pour responsable du péché originel et de l’expulsion du Paradis. La femme est une tentatrice, un instrument du Diable, un mal nécessaire. Le mariage est souvent considéré comme une condition avilissante. La loi ecclésiastique permet au mari de battre sa femme et de la répudier, contribuant à l’humiliation et à l’assujettissement de la femme, que l’on regarde comme inférieure à l’homme dans presque tous les domaines.

Sous l’influence des troubadours, les mentalités commencent cependant à évoluer. Guillaume IX, duc d’Aquitaine, est le troubadour le plus ancien que nous connaissions. Sa poésie contient les premiers éléments d’une vision de l’amour que l’on appellera plus tard l’amour courtoi et que les poètes provençaux nomment la ” verai’amor ” (amour véritable) ou la ” fin’amor ” (amour parfait). Cette conception de l’amour est révolutionnaire : la femme cesse d’être maintenue dans une position d’infériorité humiliante.

La poésie des troubadours entoure la femme de beaucoup de dignité, d’honneur et de respect ; elle en fait l’incarnation de la noblesse et de la vertu. Dans certaines chansons, le poète se plaint de la froide indifférence que lui manifeste celle qu’il admire. En théorie au moins, l’amour courtois reste platonique. Le principal objectif du troubadour n’est pas la possession de la dame, mais l’élévation morale que produit l’amour. Pour se rendre digne de la femme aimée, le soupirant doit cultiver l’humilité, la maîtrise de soi, la patience, la fidélité et toutes les nobles qualités qu’elle-même possède. Dans ces conditions, l’amour peut métamorphoser le moins délicat des hommes…

Les troubadours pensent que l’amour courtois peut être une source de progrès social et moral, que la courtoisie et la noblesse ont leur origine dans l’amour. Lorsque cette idée se répand, elle donne naissance à un code de conduite qui, avec le temps, imprégnera l’ensemble de la société. En réaction contre la grossièreté et la brutalité de la société féodale, un nouveau mode de vie voit le jour. Les femmes attendent maintenant de leurs maris de l’abnégation, de la considération et de la gentillesse. La galanterie est née. Très vite, l’art des troubadours se répand dans une grande partie de l’Europe. Ses thèmes sont repris en Espagne et au Portugal. Le nord de la France a ses trouvères, l’Allemagne ses Minnesänger, l’Italie ses trovatori. L’amour courtois, chanté par les troubadours, se mêle à l’idéal chevaleresque pour donner naissance à des genres littéraires nouveaux, tels que le roma**.S’inspirant de l’idéal courtois et des légendes de la Bretagne celtique, le trouvère Chrétien de Troyes exalte la générosité et la protection du faible dans des récits imaginaires qu’il situe à l’époque du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde.

(source : disparue… Présente dans le cache de Google, mais si vous le retrouvez cherchez ceci : “Les troubadour: au-delà des chansons d’amour” conferenza del 15/02/1999 relatore Christian E. Maccarone presidente del CSSSS”).

Ergotage à propos de galanterie

Égalité

Je suis assez fort pour me prendre la tête avec des problèmes conceptuels que je me crée de toute pièce. Ce soir c’en était trop il fallait que je le sache une fois pour toute… Qu’est ce qui me gêne tant que cela quand une fille/femme me dit que je suis galant ou que je ne le suis pas ?

Comme souvent, j’ai ouvert mon livre préféré, le Petit Robert :

galanterie n. f.

� 1611; autre sens 1537; de galant

1- Vx Distinction, élégance de l’esprit et des manières.

2- Courtoisie que l’on témoigne aux femmes par des égards, des attentions. => amabilité, civilité, politesse. La vieille galanterie française.

=> Spécialt Empressement inspiré par le désir de conquérir une femme; goût des bonnes fortunes. Le manège, le langage de la galanterie. => coquetterie, cour, flirt, marivaudage, séduction.

3- Vieilli Propos flatteur, écrit galant (adressé à une femme). Débiter des galanteries. => compliment, douceur (cf. Conter fleurette*).

4- Vieilli Intrigue amoureuse. => aventure, fredaine, intrigue, liaison (cf. Bonne fortune). « toute la première partie de sa vie avait été donnée au monde et aux galanteries » (Hugo).

CONTR. Froideur. Brutalité, goujaterie, impolitesse, muflerie.

Or, cette définition me laisse plus sur ma faim qu’autre chose. J’ai bien tenté de trouver sur l’Internet une “histoire de la galanterie”, mais en vain. Le sujet n’a intéressé personne avant moi on dirait. Cependant c’est en prenant connaissance des antonymes du mot “galanterie” que j’ai mieux saisis ce qui me dérangeait dans l’usage de ce mot aujourd’hui.

Pour simplifier de manière honteuse, la galanterie n’est rien d’autre qu’une suite de comportements masculins posés en faveurs des femmes, et jamais l’inverse. Donc faire preuve de galanterie c’est s’établir immédiatement dans un rapport de servilité vis-à-vis des femmes, puisque ce rapport consite essentiellement en une suite de services ou de faveurs (laisser passer devant soi, tenir/ouvrir une porte, pousser une chaise, tenir un manteau, précéder dans les escalier, s’écarter pour laisser passer, laisser le haut du pavé, céder sa place, etc.). Ce rapport est à sens unique. Il trouve son essence dans le désir des hommes de séduire ou fleurter avec les femmes avec lesquelles ils font preuve de galanterie. L’acte de galanterie peut être aussi tout à fait gratuit et posé pour une inconnue, mais dans l’espoir de lui plaire, ne serait-ce que l’instant de leur rencontre. Bref, la galanterie n’est jamais loin de la séduction. Je n’ai qu’à observer l’attitudes des femmes agées à qui je cède ma place dans un autobus bondé pour m’en convaincre… Comme si je ne le faisais que pour elles… Comme si je voulais leur plaire. On ne parle plus de galanterie, mais de politesse aujourd’hui.

Bordel. Mais qu’est ce qui cloche dans notre société ? Si je tiens la porte à une fille elle va (parfois) me remercier et dire que je suis galant. Si je tiens la porte à un homme il va me dire (parfois) merci, c’est tout. Pourquoi fait-on une distinction entre la simple politesse et la “galanterie”.

On entend parfois dire que les hommes ne sont plus galants, ou du moins plus aussi galant qu’autrefois… Ce que je constate c’est que de moins en moins d’hommes et de femmes font tout simplement preuve de politesse. Jamais je n’entends dire merci si je retiens la porte pour quelqu’un dans un batiment public. Et il est encore plus rare qu’on retienne la porte pour moi.

Quand une fille me dit que je ne suis pas galant parce que je ne lui cède pas ma place dans une file d’attente, elle commet l’erreur de penser que je lui DOIS quelque chose. Je ne suis l’esclave de personne. Je suis poli, j’ai des manières, mais je ne comprends en revanche pas qu’une petite grue mal élevée me reproche de manquer de galanterie alors même que je ne fais preuve d’aucune impolitesse à son égard. Lui céder ma place ce serait une faveur, et cela reste à ma discretion dans tous les cas. Après tout si elle est moche et conne, je n’aurais vraisemblablement pas envie de lui plaire et de lui offrir gratuitement ma place, car il n’y a AUCUNE récompense/gratification à être galant. Si vous en trouvez, éduquez les gens autour de vous et faites m’en part par la même occasion.

On parle d’égalité entre les sexes. On la souhaite en tout cas. Pourtant on se fout tellement de la vie de son prochain qu’on commet chaque jour une suite d’incivilités, qu’on fait preuve sans cesse de plus d’impolitesse, que nos enfants ne savent même plus dire bonjour ou merci. On est tellement loin de l’égalité quand on ne se préoccupe que de soi…

Je parle comme mon père, ou ma grand-mère. Je parle comme un vieux con. Je parle tout seul en plus. Je soliloque. Je me parle, je m’écris, je me lis, je m’approuve, j’opine de la tête, je suis d’accord avec ce que je tape, j’aime mes principes, mes idées. Puis je regarde dehors, je sors, je fréquente les autres, je confronte mes valeurs aux leurs, et je suis desespéré. Je ne suis pas préparé pour vivre à cette époque. On m’a enseigné des valeurs d’un autre âge. J’ai tant d’espoirs et d’idéaux malmenés par les conduites de mes contemporains. Finalement je suis bien mieux ici à me parler, m’écrire, me lire, m’approuver, à opiner de la tête, à être d’accord avec ce que je tape, à aimer mes principes et mes idées…

29/3/2002

Comment s’appelle un mensonge à cinq coté ?

Mensonge

Mensonge, artifice, dissimulation, double langage, invention, leurre, sournoiserie, affabulation, fabrication, fumisterie, tromperie, etc. Les États-Unis n’ont de cesse d’avoir une attitude très discutable depuis les attentats du 11 septembre 2001. Certains prennent excuse de cet attentat pour légitimer à la fois leur conduite actuelle et cette politique du coup de baton.

Loin de porter une haute estime aux mensonges sous toutes leurs formes (voir plus haut), je ne peux m’empêcher de me réjouir lorsque les menteurs se retrouvent prisonniers de leurs propres mensonges. Aujourd’hui, au menu, un GROS menteur : le Pentagone.

À moins que tous les experts du Pentagone souffrent de mégalopsie, ce n’est pas un avion qui a frappé ledit Pentagone. Ce mensonge était juste plus vraisemblable. Saurons nous réellement ce qui s’est passé ce jour là ? Les officiels arrêteront-ils de mentir ? Pourquoi mentent-ils en premier lieu ?

27/3/2002

Non, ma lèvre n’est pas un volant… Connard !

Blessure

Hier soir je remplaçais quelqu’un dans une ligue de badminton pas loin de chez moi. Il neigeait vraiment pas mal quand j’ai quitté la maison. Mais dans ces moments là, la température est si douce et tout est si silencieux que c’est un réel plaisir d’être dehors. Donc je marchais, y trouvant un plaisir certain, au point que je me suis surpris de regretter d’être déjà arrivé à destination. Il faut dire que j’étais bien équipé, emmitouflé jusqu’au bout du nez dans une espèce de cagoule de gangster…

Une fois sur place je me lançais dans mes premières parties. J’ai joué un premier math que je ne suis pas prêt d’oublier. Il s’agissait d’un double évidemment. Mon “partenaire” de la soirée avait quelques misères avec son placement, de sorte qu’on se retrouvait de temps en temps tous les deux au même endroit sur le terrain. Et non ce n’était pas moi qui me plaçait mal, il y a des règles grossières de placement et de déplacement sur le terrain et il les enfreignait toutes, sans succès en plus.

Bref, alors que j’attaquais de l’arrière de mon gros smatch piquant et qu’il était au filet occupé à couper à tout retour trop plat, nos adversaires ont fait un dégagé pour se sortir de trouble. Donc nous restions en attaque, moi derrière et lui devant, puisque le volant allait atterrir une fois de plus dans mes bras. Enfin… Logiquement c’est ce que nous aurions du faire. Cependant mon “partenaire” à eu l’idée peu brillante de reculer pour prendre ce volant qui ne lui était pas du tout, mais alors PAS DU TOUT déstiné. Bilan, j’ai reçu un beau coup de raquette dans la lèvre supérieure. La douleur passée, j’ai contemplé l’ampleur des dégats dans un miroir. Aujourd’hui j’ai une lèvre qui fait un peu penser à celle d’un boxeur. J’ai un air à mi-chemin entre le bec de lièvre et quelqu’un qui s’est fait éclater la gueule… Merci connard.

Tout a l’heure j’ai reçu un appel. Je décroche.

Elle : Bonjour, vous m’avez appelé ?

Moi : Non, c’est vous qui venez de m’appeller à l’instant… (duh…)

Elle : Mais tout à l’heure vous m’avez appelé, non ? Y’a votre numéro sur mon appareil.

Moi : Peut-être. Je n’habite pas seul, c’est peut-être mon colocataire.

Elle : Ok, et il voulait quoi ?

Moi : Aucune idée. Il n’est pas là.

Elle : Bon.

Moi : si vous n’étiez pas là il vous rappelera sans doute. Ou alors il ne vous rappelera peut-être pas parce que justement vous n’aviez qu’à être là (petit sourire sadique qui a du s’entendre au téléphone…).

Elle : Ok, merci.

(Je raccroche).

Mais quelle est cette manie de contacter des inconnus parce qu’ils ont essayé de vous joindre pendant leur absence ? En premier lieu je trouve le genre de gadget qu’elle a utilisé très indiscret. On n’a plus le droit à d’ête anonyme de nos jours. Ou alors il faut accepter de taper quelques chiffres sur son cadran avant le numéro. Et si ça me tente de palcer des appels anonymes en tout temps ? Après tout j’en ai bien le droit non ? En second lieu, si cette personne est trop pingre pour s’acheter un répondeur afin qu’on lui laisse un message qu’elle aille au diable. Et si on n’a pas laissé de message c’est sans doute qu’on ne VOULAIT pas en laisser. Imaginez que vous téléphoniez beaucoup. Vous faites quelques faux numéros dans la journée… Est-ce à dire que le soir toutes les personnes chez qui vous avez appelé par mégarde vont vous lancer un coup de fil pour savoir pourquoi vous avez tenté de les joindre ? Arrêtons le délire.

La prochaine personne qui fait un tel appel ici va s’entendre dire que nous procédions à un tirage de la grande loterie pour un billet aller-retour pour la Paraguay, et qu’elle l’a manqué, car elle n’était pas à la maison. Non mais…

24/3/2002

Et bien non je ne procrastine pas ! D’ailleurs on verra cela demain…

Soyons sérieux… Je ne pouvais pas me contenter d’un test aussi puéril que celui indiqué plus bas… J’ai donc aussi ajouté aujourd’hui les résultats d’un test qui évalue ma tendance à remettre tout au lendemain : Procrastination Mini-Test. C’est une version édulcorée d’un autre test plus sérieux sur le même site (mais pour lequel il faut dépenser de l’argent qui n’a rien de virtuel…). Je “découvre” ainsi que je ne suis pas si procrastinateur que cela après tout. C’est plutôt bon signe.

Non je ne pense pas qu’à ça en arbitrant.

Comme je revenais d’un tournoi où je ne faisais qu’arbitrer, et où je me suis ennuyé et gelé bien dur, j’ai souhaité faire quelque chose de constructif de ma journée. Alors j’ai passé un petit test de plus : Sexual Personality Test. Tout ça pour gonfler ma section “sexualité” et satisfaire votre voyeurisme dont je ne cesse de m’amuser en regardant mes statistiques de fréquentation qui sont ici je le rappelle.

Aujourd’hui j’étais arbitre de site dans un gymnase glacial, et le spectacle offert à nos regard était celui des catégories Pee-Wee du Championnat Provincial. J’ai été surpris de constater que le niveau de ces très jeunes athlètes était très prometteur. Je suis bien heureux de savoir que je ne jouerai probablment plus lorsqu’ils auront mon âge car ils seront certainement en mesure de me foutre une raclée assez facilement. Les entraîneurs font un bon travail, et les parents suivent, ce qui est d’autant mieux.

Sur ce je file me coucher, demain j’ai d’autres matchs à arbitrer.

23/3/2002

Les volants sont trop cher au Québec !

Corporation

Je dois être un entrepreneur dans l’âme. Je suis tellement exigeant de moi et des autres que je préfère 100 fois faire les choses moi même plutôt que de les voir mal faites par d’autres et de me sentir obligé de les critiquer.

Mais là je m’attaque à un gros poisson. Rien de moins que la Fédération de Badminton du Québec… Il y a plusieurs aspects de leur gestion du sport qui me déplaisent profondément. Un de ces aspects est le recours à UN volant officiel alors qu’il existe plusieurs volants sur le marché. Bien entendu ce volant est de ce fait même obligatoire lors des compétitions, en tout cas pour le comité organisateur. Et cela profite à qui ? Certainement pas au sport puisqu’il se trouve que ces volants sont aussi les plus chers du marché.

Je suis avant tout un joueur. Si je trouve un volant tout aussi bon mais moins cher je vais évidemment l’acheter. C’est précisemment ce que je compte faire dans les prochains mois.

Il est question qu’avec certains amis choisis nous créions une corporation afin de vendre avec une très petite marge de bénéfice des volants de badminton. On va “casser le marché” en y incorporant des volants bons marchés. On se demande encore si on doit penser corporation ou coopérative. La coopérative est plus complexe à mettre en place cependant. Mais elle a l’avantage de gérer de plus gros volumes… et donc de faire baisser les prix.

Pour l’instant je démarche tous les revendeurs possible et je leur demande de me faire parvenir des volants afin que nous les testions. Bientôt je saurai tout des volants, de leur fabrication, des méthodes d’importation, etc. Je vais même apprendre comment dédouaner des marchandises le mois prochain ! Un cours gratuit est offert par Douane Canada, ce serait bête de s’en priver.

18/3/2002

Titillons le patriotisme américain

Dois-je en rire ou en pleurer de désespoir ? Aujourd’hui je me suis rendu sur un canal IRC ou j’ai été presqu’immédiatement “kické” par un admin, une femme ai-je appris plus tard. Je lui ai bien évidemment demandé pourquoi…

Mon surnom sur IRC est “Romain”, sans surprise. Mon identifiant est “fuckUSA” ce qui ne lui a pas plu. Dans la case réservée à mon nom réel on peut en outre y lire “USA = Terrorists”. Ça lui a encore moins plu. Elle n’a pas aimé être associée à une terroriste. Il y a eu ensuite une longue discussion où j’ai tenté de lui faire comprendre que “USA” ne s’adressait pas à elle, ce qu’elle eu beaucoup de mal à avaler. Comme quoi l’insulte à la mode aux États-Unis en ce moment c’est “terrorist” et non “asshole” comme je l’aurais cru.

Bref, nous avons discuté, je lui ai demandé simplement ce qui la gênait dans le fait que je n’apprécie pas la politique internationale menée par les États-Unis en ce moment, et que je l’exprime, même crûment. Elle a voulu défendre l’attitude des EU, je n’en attendais pas moins d’une patriote bornée. J’ai avancé mes arguments, auquel elle répondait avec les siens, jusqu’à ce qu’elle les épuise, et j’ai continué d’argumenter seul.

Beaucoup plus tard, après quelques avoir parlé en vrac : des armes aux EU, du nationalisme, du nombre de victimes innocentes tuées en Afghanistan qui dépasse maintenant de loin le nombre de victimes décédées dans l’attentat terroriste du WTC, des moyens pacifiques utilisés avec succès par d’autres pays pour résoudre ce genre de crise, de la méthode très américaine qui consite à dynamiter une maison pour tuer une souris, et d’autres constats qui ne me rassurent pas sur les élites qui ont les clefs de la bombe atomique dans ce pays, elle a fini par me débannir.

*daizy`* you’ve been unbanned from #mp3mart if you choose to come back
Romain: I won’t come back until you leave. I’d rather not want to come close to you. I never know. You might want to shoot me again.
Romain: I fight with words..
*daizy`* heh
Romain: You don’t.
*daizy`* as you wish”

Ce qui est marrant avec les américains c’est qu’ils ne supportent pas qu’on puisse défendre le point de vue de ceux qu’ils combattent. Ça les énerve plus que tout. Ce qui m’énerve c’est que leur patriotisme opacifie complètement leur esprit critique. Mais en élevant sa progéniture sans connaissance historique, c’est normal. Comment peuvent-ils être critique sans références ni connaissances ? Pourquoi ne leur impose t-on pas le préservatifs si tout ce qu’ils sont capable de produire de plus représentatif sont des Bush, des Clinton et des Reagan ?

16/3/2002

Aurais-je enfin trouvé du bon pain québécois ?

Rien d’excitant ces derniers jours… Puisque je n’ai plus rien à faire de constructif de mes journées, je les meuble pour ne pas laisser l’ennui transparaître. Heureusement que nous avons le satellite, j’ai trouvé dans la petite lucarne un moyen bien facile pour passer le temps.

Des démarches administratives avec Immigration Québec vont m’obliger à retourner à Montréal pour quelques jours. J’espère que ce sera la dernière fois que j’aurai à mettre la main au porte monnaie pour payer un visa d’étudiant… Cette inactivité forcée à de quoi entamer la patience de personnes plus calme que moi. J’en ai plus que marre. Il est grand temps que je puisse travailler, que je puisse même simplement chercher un emploi… Car pour l’instant rien ne sert de chercher car j’ignore si j’aurai le droit de travailler dans une semaine, un mois, deux mois ou plus. C’est le grand vide, la grande question à 100$.

Petit plaisir de la journée : une miche marbrée croutée. C’est un pain au levain (donc délicieux) avec de la farine de malt grillée et du caramel… Les tranches de pain sont réllement marbrées, comme si on avait entre les mains un mélange de pain blanc et de pain au chocolat. Sauf que cela ne goute pas le chocolat, ni même le sucre puisqu’il n’y a ni l’un ni l’autre dans cette miche. Parfois nos dents viennent broyer quelques graines de carvi et notre bouche s’emplit alors d’une note à la fois anisée et légèrement piquante. Légèrement grillé et beurré ce pain est un véritable délice. Dommage que je ne puisse offrir de photo de sa curieuse apparence. J’ai mangé bien des variétés de pain, mais jamais comme celui là.