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Romain.info Monologue extérieur
admin

28/8/2002

Ce que je peux être conformiste finalement… J’ai acheté trois autres chemises aujourd’hui. A ma décharge, il fallait voir avec quels yeux gourmant je me faisais dévorer hier soir au Maurice (un bar du centre-ville). Il est normal que cela m’aie plu et encore plus normal que je souhaite que cela se reproduise.

26/8/2002

Chemise

J’ai cédé. J’ai vieilli sans doute, ce qui explique ma faiblesse. Bref, j’ai acheté une chemise !

Non pas que je me sois juré de ne jamais le faire, mais plutôt que j’ai toujours trouvé cela un peu coincé. Maintenant quand je me vois en T-shirt, j’ai l’impression de regarder quelqu’un qui se rattache à l’image d’une jeunesse qu’il n’a plus. On a beau me rajeunir de 6 ans au moins quand je fais deviner mon âge, je commence à trouver du charme aux « vêtements de vieux » chemises. Celle là en tout cas me va à ravir.

Par contre, hors de question que j’enfile une cravate. Il ne faut jamais dire jamais, mais sur ce point je suis assez obtu.

De plus, je me suis acheté une tondeuse aujourd’hui, et j’ai raccourci mes cheveux à 3mm. Il va me falloir une main amicale et habile afin de terminer le travail que je ne peux effectuer moi même au niveau de la nuque. Bref, je me travaille un nouveau look.

25/8/2002

Repassage

Bordel. J’ignore ce qui s’est passé ici cet été, mais mon colocataire a posé des bougies sur la table à repasser, sans doute pour s’offrir une lumière tamisée alors qu’il était devant l’ordinateur (la table est à côté de l’ordinateur).

Or, aujourd’hui je me suis repassé quelques affaires. Entre autre un magnifique T-shirt neuf acheté au Pays-Basque dans une boutique kukuxumusu. Ce que j’ai d’abord pris pour une tache d’eau s’est révélé être une énorme tache de cire fondue apparue au repassage. Il aura fallu attendre que je pousse des cris de rage pour que mon coloc finisse par avouer savoir qu’il y avait de la cire sur la table à repasser. Il semble que de l’enlever (puisque c’est lui qu’il l’avait mise après tout) ou encore m’avertir AVANT que je ne repasse lui soit sorti de la tête. Fidèle à lui même il a d’abord accablé notre voisin, puis la machine à laver. Bref, ce n’est pas de sa faute, non, il ne faut surtout pas assumer.

J’ai bien utilisé quelques trucs pour faire partir la cire (entre autre repasser avec un linge dessus et dessous afin que ceux ci « aspirent » les restants de cire), mais on voit toujours de grosses auréoles grasses. Je vais probablement porter tout chez un teinturier, dont l’une des tâches et de faire partir les taches, pour qu’il utilise son savoir et puisse m’extorquer quelques deniers.

Suis-je réellement le seul à assumer même mes conneries ? Suis-je aussi obligé d’endosser celles des autres ?

23/8/2002

Me voilà de retour à Québec. Ma vie peut maintenant reprendre son cours normal, monotone, de recherche d’emploi en recherche d’emploi.

Hier soir d’ailleurs, alors que je visitais un site Internet regroupant des offres, j’ai découvert avec effroi que les policiers de la GRC étaient mieux payés que ne le fût mon père durant toute sa carrière. Il faut croire que les disciplines scientifiques, l’érudition et les nombreuses années d’études ne sont pas des facteurs importants pour décider de la rémunération ici bas…

Cette digression achevée, il faut que je vous parle de ma courte visite à Amsterdam (Hollande) lors d’une escale prolongée en chemin pour le Canada.

J’ai atterri le matin à Amsterdam, vers 8h30, et mon avion repartait à 16h10. J’ai donc eu le temps de mettre mes bagages dans la consigne de l’aéroport, de me prendre un billet de train pour rejoindre la ville et de la visiter. Premier incident, le train a 20 minutes de retard. Sachant qu’il y en a un toutes les 20 minutes en temps normal, je me demande ce qui a pu arriver. D’autant que j’ai eu le même problème en revenant. En plus il y a eu un cafouillage monstre entre les annonces faites via le haut-parleur et la réalité de ce qui se passait sur les quais…

Vélos

Bref, à 10h30 je foule pour la première fois le sol d’Amsterdam. Premier choc, des milliers de vélos ! Il y en avait partout. Tout ce que la ville comptait de poteau et barrière en était recouvert, tel un lierre envahissant.

Tram

Face à la gare se trouve aussi un énorme terminus de tramway, et curieusement ils sont très différents les uns des autres. Couleurs, âge, forme, bruit sont autant de variantes savamment représentées. Il a plu, le sol est humide, le ciel couvert. C’est excellent, je ne souffrirai pas de la chaleur au moins.

Torture

Ma carte à la main, je me dirige vers la première étape de ma courte visite : le musée de la torture. Incroyable, non ? Pourtant, cela existe. À l’intérieur, tout un tas de vieux instruments de torture. Et je dois dire que de ce point de vue, nos aïeux ont été très inventifs ! Curieusement, une guillotine concluait la visite. Je ne crois pourtant pas que le but de cet instrument ait été de « torturer » au sens premier du terme. Quoi qu’il en soit, le musée est amusant, mais ne porte de musée que le nom. C’est un assemblage d’objets avec quelques commentaires trop succincts, mal agencés, mal conservés, poussiéreux. Malgré tout distrayant.

Erotic

En poursuivant ma visite à travers les canaux de la ville, ses rues piétonnes et ultra fréquentées, j’ai finalement abouti devant l’entrée de l’Erotic Museum. Situé en plein dans le Red Light District, ce quartier où les prostitués sont présentés dans des sortes de vitrines… Cette atmosphère étrange, mêlant érotisme, vulgarité et banalité, chantée par Brel, est présente dans tout ce quartier. Le tourisme y est sans doute pour beaucoup puisque le sexe concerne tout le monde et intéresse tout le monde. Bref, ce musée situé dans l’épicentre érotique de la ville présente toutes les formes que les peintures, sculptures, dessins, et autres artéfacts ont pu adopter pour exprimer l’érotisme. Des photos très explicites aux subtiles gravures chinoises, tout y passe. Le concept est assez original et bon enfant pour éviter la vulgarité. On y explique même le fonctionnement et les tarifs habituellement pratiqués par ces « prostituées de vitrine » tenant officiellement des salons de massage…

Canaux

J’ai quitté ensuite ce quartier pour rejoindre le centre-ville en longeant quelques magnifiques canaux. La circulation semble être infernale du fait de nombreux sens unique et de la présence de ces canaux en lieu et place de routes bétonnées. Je comprends que le vélo reste le moyen de transport de prédilection. Je suis ensuite allé manger un sandwich sur la place Dam Centrum. Il devait y avoir autant de pigeons, ces rats des airs, qu’à Venise. À côté de moi, un couple de coréen mangeait, en guise de repas de midi, des yaourts au fruit avec du blé soufflé. Curieux mélange auquel je n’avais jamais songé.

Sex Museum

En revenant vers la gare, je suis passé devant le Sex Museum. J’y suis entré. Même concept, mais nettement plus interactif que le précédent. Non seulement, il était plus complet et moins cher, mais en plus il était plus intéressant en raison de la présence de tous ces automates. S’il ne fallait en visiter qu’un seul, ce serait celui-là. J’ai beaucoup ri de voir de jeunes Américaines ouvrir des yeux plus gros que leurs poings en regardant certaines photos carrément pornographiques. Leur gêne était aussi évidente que leur rougeur. Quelle idée de venir dans un tel musée quand on ne connaît rien de ces activités d’adultes principalement…

Cabine

Ensuite, c’était l’heure de mon vol. Je me suis installé à ma place, près du hublot, et j’ai fait la connaissance de Johan et Ana (je ne suis plus certain de l’exactitude de leurs prénoms cependant), deux étudiants suédois qui partaient étudier à McGill. Je leur souhaite bien du courage. Ils étaient fort sympathiques. Mon goût pour les suédoises se confirme…

18/8/2002

Piscine

Que faire à Grenoble en plein été alors que le thermomètre stagne en permanence au dessus des 30º et qu’on a la journée devant nous ?

C’est une question qu’on s’est posé, pas longtemps, avec une ribambelle de copines. Direction la piscine. Le hic c’est que celle dans laquelle nous avons élu nos quartiers ces derniers jours impose le port d’un maillot de bain (caleçon interdit) et du bonnet ! Il a fallu investir pour s’offrir le luxe de nager en plein air dans une eau fraîche et pour avoir le droit de poser nos serviettes sur un gazon bien entretenu.

De retour à Québec je vais aller faire quelques longueurs dans les bassins de l’université. Je déteste le crawl, mais je me suis découvert un intérêt récent pour la brasse. Il ne me manque que les lunettes pour avoir l’air d’un vrai nageur… A défaut d’en avoir le physique, je fais de mon mieux.

Revers de la médaille, alors que j’avais passé tout l’été sans maillot de bain sur la plage, ces derniers jours on été fatal pour mon bronzage. J’ai maintenant une vilaine marque !

15/8/2002

Me voilà de retour après un épisode estival dans les Landes. Il serait trop fastidieux de tenter ici de résumer ce qui s’y est passé. Pour l’essentiel, ce qu’il y a à retenir c’est que comme chaque année, ce fut mémorable. Résumé en images :

Bref, la grosse vie sale…