Site personnel (ouvert aux commentaires) parlant essentiellement des thèmes suivants : CSS (cascading style sheet), Design Web (création de site internet), Geek, Mac, Apple, Photo, Vidéos, Flash, Droit, Vie en communauté, Responsabilité et d'actualité. Désolé pas de photos porno, pas de publicité, ni de fenêtre popup, on vous aura mal renseigné...
Romain.info Monologue extérieur
admin

31/10/2002

Jostein Gaarder

Je viens de terminer un livre de Jostein Gaarder intitulé Dans un miroir obscur. J’ai eu l’air d’un fou. J’ai lu les dernières pages dans le bus ce matin, en me rendant au travail. Tout autour de moi les gens étaient déguisés pour Halloween, parlaient de souvenirs d’enfance reliés à ces festivités, évoquaient avec plaisir la soirée qui allait venir, détaillaient avec envie le costume de leurs voisins. Moi, plongé dans mon livre, je me posais des questions existentielles sur ce que nous sommes, sur le sens de la vie, de la mort et de l’amour.

Il y avait un contraste quasi comique entre mon sérieux intérieur et l’insouciance enjouée de mes voisins.

Mais le pire ça n’a pas été cela. Le pire c’est que pour la première fois j’ai pleuré en lisant un livre. Pour la première fois, qui plus est dans un autobus, j’ai pleuré, car mes pensées sont allées bien au-delà de mes contingences matérielles. J’ai oublié que j’étais dans un autobus, j’ai oublié que je lisais un livre, ne m’est restée que la substantifique moelle de mon livre, mâtiné de souvenirs et d’émotions personnelles. J’ai pleuré, car on y parlait de mort, de vie, de création, et que tout cela paraissait finalement bien vain. Et pourtant, je suis attaché à cette futilité. Tout comme je suis attaché à mes proches sans jamais pourtant pouvoir le leur dire de vive voix, ni jamais avoir pu le faire. C’est un peu pour tout cela, et sans doute parce que mes proches sont paradoxalement bien loin d’ici et que je ne peux donc malgré mes blocages m‚ouvrir à eux, que j’ai été touché jusqu’aux larmes et que je vais me souvenir de ce livre longtemps.

Je me suis senti ridicule, mais ce ridicule m’a fait un bien fou.

30/10/2002

Il ne faut jamais dire jamais. J’ai pu dire un jour :

Moi vivant, jamais je ne mettrai de photo de moi sur mon site !

Et je vais respecter cette parole, désolé de vous décevoir. Par contre, vu que c’est la grande mode d’avoir des portraits robots généralement pour montrer la face des méchants, les EU nous en abreuvent chaque jours, j’ai fait le mien histoire de vous en montrer un d’un gentil. Il est stocké (pour combien de temps ?) sur les serveurs de Ultimate Flash Face

–> « Load Face… »
–> « Search conditions : Select faces where name contains » : Romain 101
–> Sélectionnez l’unique résultat
–> Cliquez sur « Load » à droite.
Tadammm !

Et je peux même dire que c’est assez ressemblant. Saisissant, n’est-ce pas ?

25/10/2002

Grande bouche...

Premier jour, premières impressions. Ben c’est aussi nul que je le prévoyais. Je ne vais pas traîner là. Je n’aime pas ça. Appeler des gens pour leur annoncer qu’on leur « donne » un appareil et qu’on le leur installe tout aussi gratuitement, en passant rapidement sur le fait qu’ils doivent quand même payer quelque chose, mensuellement, je n’appelle pas ça « donner »…

Et j’ai vraiment eu l’air d’un touriste ce matin. Dans le bus, lorsque j’ai demandé quand est ce que je devais descendre pour prendre une correspondance, le chauffeur m’a répondu :

Ma qu’euj’va débarquer…

J’ai regardé le chauffeur avec de gros yeux rond, il a fini par répéter, j’ai fini par comprendre.

Plus tard, lors de ma formation, j’ai saisi quelques perles linguistiques prononcées par notre formatrice (c’est mauvais signe, ça veut dire que je m’ennuie et que je prête plus attention à la forme qu’au fond) :

« En tout et partout ».
« Je m’avais déjà informé ».
« Rénumération »
« Il y a un garde-robe dans l’entrée ».

23/10/2002

Entretien

Une vraie farce. Ce matin j’étais convoqué à une entrevue pour un emploi (pourri). Mon parfum devait sentir particulièrement bon, ou alors je devais paraître particulièrement intelligent, car pour la première (et sans doute dernière) fois de ma vie on m’a dit qu’on m’embauchait avant même que je sorte mon CV de sa pochette.

Je ne sais pas dans quoi je m’embarque, mais pour embaucher aussi vite il doit y avoir quelque chose de louche. Il faut que je double la quantité de parfum dont je m’asperge (Le Mâle de Jean-Paul Gauthier) des fois qu’ils attribuent des augmentations sans qu’on en fasse la demande…

22/10/2002

Je dois à une dénommée Fabienne le premier plaisir (hélas tardif) de ma journée :

Il n’y a pas assez d’amour et de gentillesse dans le monde pour qu’on se permette de les vouer à des êtres imaginaires, tels que Dieu.

Je suis en pleine réflexion sur le thème de « l’amour ». Peut-être que dans les jours prochains j’aurais les idées assez clair pour les exposer par écrit à mon propre regard et ne pas craindre mes propres critiques… L’hiver approchant, mon isolement s’accentuant, je commence un voyage introspectif.

20/10/2002

Québec

Incroyable. Une si grande ville et pourtant tout le monde semble se connaître. À défaut de se connaître, rapidement, des inconnue(e)s se trouvent des amis ou de la famille en commun. C’est bien, j’ai encore plus l’impression de ne connaître personne et de n’être connu de personne lorsque ce genre d’épisode se déroule sous mes yeux.

Mais je ne vais pas pleurer, je ne suis pas si inconnu que ça puisque Roxanne et moi nous sommes « rencontrés » sans jamais nous voir. Non, je ne joue pas sur IRC à faire des « cybers » avec des inconnues, et je n’utilise pas les services de rencontre par téléphone non plus. Elle aime l’orange (tendance kaki), et moi aussi. Ce qu’on se dit de nous et la manière qu’on a de le faire plaît à l’autre, c’est tout.

Et paf la neige ! Des milliers de personnes doivent avoir posté des messages de circonstance, je ne peux m’empêcher d’en faire autant.

Bref, en une journée il est tombé assez de neige pour faire de belles batailles, ce dont je ne me suis pas privé… Mais désormais cela signifie aussi que je vais me terrer chez moi, au chaud, et n’emprunter les transports en commun qu’en cas d’absolue nécessité. Je suis une marmotte francophone asociale.

17/10/2002

J’ai peut-être été un peu trop enthousiaste quand j’ai dit que j’allais avoir mon permis rapidement…

Sinon rien de bien excitant ces derniers jours. Mis à part que je suis devenu célèbre (et je ne suis pas certain que cela soit très positif malgré tout) pour avoir accordé le dernier point d’un match d’une finale de Badminton CONTRE le meilleur joueur canadien actuel, après qu’il eut proféré une grossiereté de trop de sur le terrain (il avait été averti auparavant pour les même raisons). Aujourd’hui il y au moins une personne de plus qui souhaiterai que je reparte en France. Avec ma mère ça fait deux dont j’ai connaissance, pas pour les même raisons.

Bidouillage à droite et à gauche sur mon site pour tenter de rediriger les personnes qui s’y égarent (parce que ça arrive).

J’ai reçu une lettre de l’université m’invitant à la « collation des grades« . On m’invite à y amener la famille et les amis. On y précise que ces derniers devront payer 15$/personne. Est ce que ça veut dire que je peux y aller seul et qu’il y aura plein de bouffe gratuite ? Parce que le mot collation provoque chez moi une salivation immédiate. Sinon je ne vois pas bien à quoi ces 15$ peuvent servir. Financement de l’Université ? Cela serait tomber bien bas. Déjà qu’ils me demandent de leur verser des sous pour aider à leur financement, alors que j’ai reçu d’eux une formation qui n’aboutit pour l’instant à aucun emploi concret…

7/10/2002

Permis

Je vais bientôt avoir un permis valide au Québec. Mon permis français n’est valable que trois mois, et ils sont derrière moi.

La Société d’Assurance Automobile du Québec va me soutirer désormais plus de 2000$ pour me donner le droit de conduire (calcul basé sur une estimation de mon espérance de vie et du coût du permis bisannuel, sans présager d’éventuelles et inévitables augmentations). Je trouve ça énorme. D’autant que je prend des risques à conduire sur ces routes mal entretenues…

Sinon, pour apaiser cette aigreur lancinante, la maison sent le feu de bois parce que mon coloc à fait fonctionner la cheminée cette semaine. Ça n’est pas désagréable du tout. Il ne manque que l’odeur des châtaignes cuites et celles du chocolat chaud qu’on se prépare au retour d’une balade dans un sous bois odorant pour que le concept d’automne prenne tout son sens auprès de mes sens justement.

5/10/2002

Bon, je ne partirai donc pas faire de stage en Zambie. Je le regrette. Après tout c’était intéressant, formateur, dépaysant et payé ! Ma recherche d’emploi devient de plus en plus éloignée de ma formation. Mais après tout il faut bien manger.

Dans un tout autre ordre d’idée, après avoir redéfini avec précision le nom que je donne à ma foi (Prosélytisme agnostique), j’ai trouvé un texte excellent qui parle de laïcité dans l’enseignement. Au Québec, les enfant doivent choisir à l’école entre un cours de « morale » (?!) ou de « religion » (s’ils sont baptisés). Non seulement ça me choque, mais ça me choque encore plus d’avoir le sentiment d’être le seul à être choqué :

Être laïque c’est s’engager pour permettre à tous la liberté de conscience. C’est militer pour que celui qui choisit d’être agnostique ou athée ait le droit de vivre en paix ce choix, sans pression ni soupçon d’amoralisme : comme si seuls les croyants pouvaient être honnêtes !
Etre laïque c’est militer pour la liberté, pour la démocratie, garante des libertés ; c’est militer pour les Droits de l’Homme ; c’est exiger que, partout, l’École ne soit pas un moyen de prosélytisme auprès d’enfants, de jeunes, pré-formatés pour les maintenir dans une religion : l’École doit être ouverte à tous, sans ségrégation selon l’origine (source).