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Romain.info Monologue extérieur
admin

30/11/2002

Blogeurs

Doutant de tout et ayant du temps à perdre, j’ai effectué une petite étude statistique du profil sexuel et de l’âge moyen des blogeuses et blogeurs (moi j’écris ça avec un seul “g”).

En cliquant sur l’image ci-dessus vous verrez ce que ça donne. Et j’ai eu quelques surprises :

  • Pour commencer ils ne sont pas si jeune que je le pensais…
  • Les filles ne sont majoritaires qu’avant 21 ans.
  • Il y a un trou générationnel chez les blogeurs entre 20 et 24 ans.
  • Plus on est âgé, moins on a de blogeurs.
  • 24 ans semble être un âge charnière pour un retour introspectif.

Pour ce qui est du pourquoi de ces variations, je suis persuadé que tout le monde à sa petite idée, je vous invite à en discuter dans les commentaires.

28/11/2002

Alors ça c’est fort… Après avoir laissé mon CV dans diverses agences de placement, voilà qu’aujourd’hui une de ces dernières me contacte pour que j’aille faire un remplacement… au sein même de l’agence ! Une place de choix pour de futurs emplois. C’est comico-pratique.

27/11/2002

Et voilà ! C’est pas Familiprix, mais mieux encore. C’est la Fnac !

Dans mon courrier une grande enveloppe postée par ma mère contenant le dernier CD de Hooverphonic, la version en édition limitée, deux albums : Hooverphonic presents Jackie Cane. Miam. Introuvable ici, du moins au prix que je l’ai payé.

26/11/2002

Quand Xas m’insulte en vers bancals, je réponds d’un lipogramme en alexandrins (et ouais, y’a pas de “w” dans mon texte, j’chu trop fort). La joute épistolaire ne fait que commencer…

Giuseppe, Hubo Goss, Xas, qui que vous soyez,
vos insultes ne font que mettre en exergue
votre jalousie. C’est un fait que vous m’enviez
quand bien même vous tournez cela en blague;

Il est amusant que vous, le petit faraud,
vous cherchiez des poux à vos idoles du moment,
vous pointez d’un doigt accusateur mes défauts,
pourtant vous souhaiteriez les avoir un instant.

Nulle doute que vous enviez mon sauna,
ma cheminée, mon loyer, le chien et les chats,
vos commentaires grivois à propos du premier
ont laissé paraître votre envie d’y baiser.

Cependant mon ami pour de tels objectifs
il vous faut sous de vils et falacieux motifs
y mener une fille blonde, rousse ou brune,
et le top étant d’en convaincre plus d’une.

Connaissant votre situation familiale,
puisque vous habitez encore chez vos parents,
je présume que les joies du sexe bestial
doivent être vécu sous un jour différent.

A la lumière de cette vision experte,
le tragique de votre solitude nuptiale
me touche, et pour vous aider dans vos découvertes
je souhaiterai vous apporter l’aide initiale.

Pas de “mercis”, entre français c’est bien normal
on doit bien s’entraider face à l’adversité,
et à tant tripoter vos parties génitales,
vos mains sont très calleuses, j’ai pu le remarquer.

Pour commencer puis-je vous appeler Tanguy ?
J’en entends certains rire, pourtant c’est triste,
car pour Xas il y a moultes analogies,
le portrait n’a rien de caricaturiste.

Donc, Tanguy, afin de vous mener à l’extase,
je vais contacter la gente féminine,
mes amies, mes amantes, imposer des oukases,
ainsi vous jouirez de façon léonine.

J’ai déjà le tribut de ma contribution,
sous la forme de deux beignes et de trois pommes,
oubliées lors de votre dernière parution
dans ce que certains nomment déjà un baisodrome.

La suite un autre soir s’il y a lieu.

25/11/2002

Hier soir j’ai vu qu’ils existaient. Akelia, Roxane et Xas sont venus manger chez moi. Xas s’est chargé de nous épater avec ses talents de cuisinier pendant que je me tripotais les deux filles je parlais avec ces charmantes demoiselles. P’tite bouffe, scrabble, feu de bois, chandelles, pas d’odeur crasseuse de cigarettes (!)… Bref tous les éléments d’une soirée parfaite si je n’avais pas eu à me taper la vaisselle aujourd’hui.

J’espère que cela se reproduira bientôt, y’a encore des beignes et des pommes à manger. Héhéhé.

22/11/2002

Curieusement, et dans des circonstances que je ne vais pas décrire, j’ai découvert un excellent groupe de musique dont j’ignorais tout jusqu’à ce jour et que je vais pourtant placer tout de suite derrière mon favori (Hooverphonic) dans ma liste de CD à me procurer au plus tôt : Sigur Rós.

Le plus ironique c’est que le conseil me vient indirectement d’un québécois francophobe. Comme quoi il y aurait du bon dans l’hostile.

21/11/2002

Des pommes

C’est incroyable la profusion de pommes qu’il y a dans les supermarchés. Formatées, cirées, rangées telles des livres : Cortland, Granny Smith, Gala, Spartan, Rouge délicieuse, Jaune délicieuse, Empire, Mc Intosh, Liberty, Fuji, etc.

Et le pire c’est que les vendeurs sont incapables de nous dire lesquels sont meilleures crues, cuites, au four, etc. Bref, à moins de les goûter toutes, vous rentrerez chez vous aussi inculte et sans avoir vu votre curiosité satisfaite.

On m’a prit pour une pomme récemment ! J’avais un entretien pour une embauche. Je m’habille sérieusement, me prépare pour l’entrevue, simule des questions, réfléchis à des réponses intelligentes. Le rendez-vous est fixé dans une maison (!), je dois enlever mes chaussures à l’entrée (!) -et bordel, j’ai des bas blancs, un vrai français…-. C’est une entrevue de groupe, et le sujet est ridiculement vaste :

La société facilite t-elle l’exclusion ?

Tu parles d’une question ! Le but est de pourvoir un poste comme adjoint à la formation dans une coopérative bizarre, apparemment financée par des soeurs (j’ignorais tout de ce dernier détail avant de m’y rendre, sinon mon anticléricalisme primaire m’aurait guidé de ne point me déplacer). Et là, à ce stade, tout le monde se demande quel est le rapport entre le poste et la question. Et bien je questionne encore à ce sujet. Toujours est-il qu’on a même pas eu d’entretien individuel, qu’on sera embauché sur nos talents d’orateur, de débatteur et sur nos idées sur ce sujet ridiculement vaste et pourtant si évident puisque (je précise pour ceux qui l’ignoreraient encore) la réponse est : oui.

Si je suis retenu, je ne suis même pas certain de prendre le poste, ça a vraiment l’air moins sérieux que sur l’annonce. J’ai une réputation d’agnostique prosélyte à maintenir !

19/11/2002

Merveilleux, en lieu et place du formulaire format lettre US qui dépasse de tout bord de mon passeport et qui me tient lieu de papier d’immigration, le gouvernement canadien, dans un élan de rare intelligence, a décidé de remplacer cet énorme document par une carte -type carte de crédit-. Ne manquant pas de suite dans les idées, il demande ainsi à tous les immigrants qui ne sont pas encore résidents permanents de bien vouloir débourser 50$ (de plus) afin de défrayer les coûts de ladite carte. Faute de renouvellement dans les temps, lesdits immigrants ne pourront plus revenir au pays après l’avoir quitté et ce dès la fin de l’hiver 2003. J’oublie de préciser que les documents nécessaire à l’appui d’une telle demande ne se trouvent pas dans vos tiroirs, et qu’il faut aller faire des photos spéciales qui coûtent aussi cher que ladite demande.

Voyez si c’est pas gentil et attentionné de leur part… Enfoirés !

14/11/2002

Livre acheté auprès de la Fnac en France = 4,33 • soit 28,40 F soit 6,86 $CAN.

Même livre acheté chez un libraire à Québec = 6,03 • soit 39,55 F soit 9,56 $CAN.

La culture à un prix, celui de la traversée de l’Atlantique sans doute… Et je déteste ça !

13/11/2002

Sacha Guitry

J’ai décidé la semaine passée de combler certaines lacunes culturelles que j’estimais avoir, ne serait-ce qu’à comparé de mes parents. Aussi ai-je entrepris de lire un peu plus que je ne le fais naturellement. Et le plaisir vient en lisant…

Mais je me suis gâté pour commencer. C’est vers l’oeuvre de Sacha Guitry que je me suis d’abord tourné. Mysogyne à ses heures, cynique et un brin loufoque dans ses écrits, c’est un régal à lire. Aimant les femmes, il ne se gêne pourtant pas pour les critiquer :

Femmes, je vous adore comme on adore une édition originale : avec ses fautes. (p.17)
Elles croient que les hommes sont pareils parce qu’elles se conduisent de la même manière avec tous les hommes (p.91)
N’est pas cocu qui veut, et nous ne devons épouser que de très jolies femmes si nous voulons qu’un jour on nous en délivre (p.114)
J’imagine un cocu disant ce qui m’éxaspère, c’est de penser que ce monsieur sait maintenant de quoi je me contentais (p. 121)

Tout ça est tiré de son unique roman : Bloompott qui se lit en moins d’une heure selon moi, bien que j’y ai consacré plus de temps déjà. Mais je relis certains passages en savourant certaines de ces tournures :

Pour qu’une plaisanterie humoriste ait, si j’ose dire, son plein rendement, il convient que trois personnes soient en présence : celle qui la profère, celle qui la comprend et celle à qui elle échappe. Le plaisir de celle qui la goûte étant décuplé par l’incompréhension de la tierce personne. (p.35)

Mais bientôt j’aurais terminé cet ouvrage. Ce soir pour être précis. Aussi je me suis arrêté dans une librairie pour m’offrir Comment voyager avec un saumon de Umberto Eco, auteur italien, connu entre autre pour avoir vu un de ses romans, Au nom de la rose, porté au grand écran. Beaucoup moins sérieux et littéraire, mon choix est aussi plus contemporain. J’ai maintenant de quoi occuper mes soirées devant la cheminée.