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Romain.info Monologue extérieur
admin

28/5/2003

Ce soir il y a une update pour iTune 4 qui a été mise à disposition. Par réflexe, je suis allé voir ce qu’il y avait de changé par rapport à la version précédente. Et là je découvre qu’ils enlèvent une fonctionnalité que je n’avais pas encore utilisé.

Si on garde iTune 4 au lieu d’upgrader à 4.0.1 on peut partager sa musique avec la planète !

Je viens de découvrir ShareiTune.com. En gros, on se connecte sur leur site, on repère un individu qui a les mêmes goûts musicaux que nous, on se connecte à son ordinateur d’un simple clic de souris, et on se retrouve avec sa liste de morceaux dans la fenêtre de iTune. Et là on peut les écouter comme on veut, d’un simple clic de souris. Sa musique est streamé jusqu’à notre ordinateur, comme si on écoutait une radio via Internet, sauf que là on peut choisir sa musique !

Bon, si on est très malhonnête, on se procure aussi iLeech pour télécharger la musique. Enfin c’est ce que j’ai lu dans un article, hein ! Parce que moi, je n’insisterai jamais assez sur le fait que c’est un acte de piraterie de la pire espèce. Qu’il faut être un forban fort malhonnête pour flibuster de la sorte…

27/5/2003

Humm.. Un hymne à la sauce de soja ? Je ne suis pas certain, c’est en japonais. Et si on devait quantifier le kitch et le « quétaine », y’a aucun doute que les japonais marquent des points régulièrement…

Pour ceux qui se demandent d’où je sors ça, ça vient de Softimage. Par contre, je ne vois pas sur quels critères ils se basent pour comparer les deux animations…

23/5/2003

On m’a envoyé ça aujourd’hui, et j’ai bien ri, tout le monde en prend pour son grade, ça devrait plaire aux égalitaristes de nature :

Le mois dernier, un sondage a été mené à l’échelle mondiale par l’ONU. La question était : « Veuillez, s’il vous plaît, donner honnêtement votre opinion sur d’éventuelles solutions à la pénurie de nourriture dans le reste du monde. »

Le sondage fut un échec retentissant.

En Afrique, personne ne comprit ce que signifiait « nourriture ».
En Europe de l’Est, personne ne comprit ce que signifiait « honnêtement ».
En Europe de l’Ouest, personne ne comprit ce que signifiait « pénurie ».
En Chine, personne ne comprit ce que signifiait « opinion ».
Au Moyen-Orient, personne ne comprit ce que signifiait « solution ».
En Amérique du Sud, personne ne comprit ce que signifiait « s’il vous plaît ».
Aux États-Unis, personne ne comprit ce que signifiait « le reste du monde ».

Les vertues de la simplicité

Je ne sais pas d’où vient ce courant que je constate, mais plus c’est simple, mieux c’est. Et cette béatification devant la simplicité s’applique à tout. Moins cela nous demande de ressources intellectuelles, plus on semble s’en contenter.

À un extrême, il y a les discours démagogiques des politiciens, lesquels utilisent un vocabulaire de 2000 mots (gros maximum) pour être certain qu’on les comprenne, et à l’autre extrême, du côté des relations inter-personnelles le même discours simplifiant est utilisé pour chercher des partenaires…

Je ne sais pas s’il vous est arrivé de visiter les site web qui permettent de faire des rencontres via Internet (en tout cas c’est le rêve qu’ils vous font miroiter, je serai curieux de savoir le taux de réussite de l’entreprise), et bien moi oui, et je suis affligé de lire les descriptions de ces demoiselles. Petit florilège commenté (âmes sensibles s’abstenir, ici je montre comment je peux être hargneux parfois) :

Je suis une fille très simple, j’ai envie de m’amuser et de profiter de tous les petits plaisirs que la vie a à m’offrir.

Faut-il comprendre que tu es conne, au point de penser que les autres ne veulent pas s’amuser et pensent uniquement à se faire chier ?

BON TRES IMPORTANT LES GENS D AUTRES MERS ET COMPAGNIE DSL PAS INTÉRÉSÉE MERCI

Humm.. Cas intéressant, déjà on voit tout de suite qu’elle n’a pas compris qu’elle écrivait tout en majuscules, que c’est assez fatiguant à lire et qu’il y a des chances pour qu’on se lasse vite. Ensuite (passons sur l’orthographe déplorable), on ne dit pas « autres mers », même si ça paraît poétique au premier regard, mais « Outre-Mer », pauvre cruche (je sais, c’est gratuit, mais qu’est-ce que ça fait du bien…) !

Si tu es un gars simple, fier, ambitieux, dynamique, courtois, respectueux, positif, fidèle et cherchant à vivre une relation pas compliquée, une histoire d’amour en fait! alors là, ce serait bien

La fille cherche visiblement un mec « simple », elle se définit aussi comme quelqu’un de « très simple », elle en fait d’ailleurs une longue liste juste pour montrer à quel point elle même aussi est « simple »… Non, elle est pas exigente, elle vous demande juste d’être tout ça à la fois : ambitieux et simple (donc, pas pleins de projets d’avenir, un seul s’il vous plait, faut garder ça simple), dynamique et simple (mecs pas reposants vous abstenir), courtois et simple (faudrait lui dire que la politesse n’a rien de simple, c’est une suite de règles complexes et subtiles, une autre cruche…), cherchant une relation pas compliquée et simple (humm.. me semble qu’on avait compris là). Bref, la fille est un vrai sac de noeud plein de contradictions, l’exact inverse à la fois de ce qu’elle recherche et de ce qu’elle décrit d’elle implicitement. Ou alors c’est moi qui suis trop « compliqué » ?

Que dire sur moi à part que je suis une fille simple, qui aime sortir de temps à autre, s`amuser, profiter de la vie.

Mais c’est quoi quelqu’un de « compliqué » ? Parce que je pourrais très bien dire que je suis « compliqué, que j’aime sortir, m’amuser et profiter de la vie » moi aussi, non ? Le « simple » renvoit à quoi ? Tu sais pas cuisiner, tu fais que des pizzas, t’es bête à manger du foin, dénuée de cervelle, t’es faite que d’un tronc sans bras ni jambes, t’es prévisible, chiante ? (Aouch, je deviens grinçant…)

Bon, je pourrais continuer longtemps, mais j’exhulte trop à m’acharner sur la bétise humaine, c’est vain et pas bon pour mon image.

J’ai beau chercher, j’arrive pas à mettre la main sur Deep, Deep, Trouble (RealOne Player nécessaire) une chanson phénoménale de l’album The Simpsons Sing the Blues des Simpsons (1990…)

Je l’ai toujours sur une cassette DAT, mais j’ai pas (encore) de carte pour transférer mes DAT audio sur mon ordinateur. De toute façon mon TCD-7 est en réparation. Je viens d’injecter plus de 250$ pour lui donner une nouvelle jeunesse, maintenant, à ce prix je veux pouvoir récupérer ma musique ! C’est que je pense à son remplaçant, un petit iPod de 15Gig…

21/5/2003

Je sais pas pourquoi, mais les promenades que je fais avec le gros bouvier bernois de mon coloc sont toujours des instants privilégiés pour réfléchir à des points sortis d’on ne sait où… Tout à l’heure, en revenant des plaines, je ne sais vraiment pas pourquoi, mais je me suis dit que je me ferai sans doute un T-shirt portant l’inscription :

Non aux Busheries des Arméericains

Primo c’est pas super original pour un français d’afficher de tels trucs. Deuxio c’est pas original tout court parce que le terme « busherie » c’est déjà vieux comme concept. Tertio, j’ai aucune espèce d’idée de l’association d’idée qui a fait que ça a surgit comme ça.

Je vais le faire ce T-Shirt, autour de ce concept, mais je vais sans doute travailler le côté graphique de l’objet, même si je suis super poche côté dessin…

20/5/2003

Ça va faire plus de six mois que j’attends ce moment. Aujourd’hui est un jour historique ! Pour le première fois depuis 6 mois la température est plus clémente à Québec – QC (Canada) qu’à Grenoble – Isère (France).

Alors qu’il faisait plus de 27°C et qu’on brulait littéralement au soleil à Québec, à Grenoble en revanche on sortait son petit parapluie et ses bottes pour affronter un 14°C humide. Soit presque moitié moins !

Je suis tellement fier, et pourtant je n’y peux tellement rien…

18/5/2003

Le deuxième effet Kiss Kool : avec le soleil tant espéré, surgissent les saloperies d’allergies estivales tant redoutées. Putain de rhume des foins !

Avec ce soleil je n’allais pas rester à la maison. Et visiblement c’est le raisonnement qu’a du se tenir le millier de personne que j’ai retrouvé sur les plaines d’Abraham. Une chance pour moi il n’y en avait qu’une petite poignée qui souhaitait jouer au volleyball, sinon j’aurais attendu la journée entière pour que ce soit mon tour.

Et c’était tellement bon que j’y retourne demain ! Ça sent les vacances… Pourtant il ne faudrait pas que je me laisse (trop) tenter par le courant.

16/5/2003

Méchante soirée...

Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait la fermeture d’un bar… La dernière fois c’était en fait la semaine dernière à Montréal, au Café Campus. Choisissant un public légèrement plus âgé, c’est au Pub, à l’université, qu’on est allé. Après une sorte d’assemblée générale des membres de notre équipe sportive, suite à des discussions sérieuses au sujet de cette dernière, on a décidé d’aller se laver l’esprit ailleurs. Et là, on peut dire qu’on s’est fait plaisir.

J’ai toujours la même première impression quand je rentre dans un bar : la musique est trop forte. J’ai toujours le même dégoût après quelques instants : ça pue la clope. Plus tard, après m’être habitué à ces deux chocs, je me supplicie d’un troisième : tout le monde boit de la bière sans soif… Et pourtant, tout le temps je reste.

Sauf que cette fois là j’ai failli faire demi-tour quand la petite salope de serveuse du bar m’a ri au nez quand j’ai demandé un Ginger-Ale. Non mais, quelle conne… Ils en ont besoin pour pleins de drinks, ils auraient très bien pu en avoir (bien que la clientèle étudiante soit plus portée sur la grosse bière que sur les petits drinks). Quoi qu’il en soit, il fallait pas me rire au nez parce que je ne prends jamais de bière. J’ai attendu qu’elle me ramène ma monnaie après avoir commandé une limonade, par dépit (ouais, je sais…), et je lui ai laissé dix sous en lui indiquant clairement que c’était pour elle. Je sais pas, ça serait comme de se faire rire au nez parce que dans un dépanneur on demande de la gomme et non des cigarettes. Il me semble qu’ils vendent les deux, non ?

Je me suis vite éloigné de cette petite insignifiante pour aller danser avec mes potes. Et là nous avons été assailli par quatre vagues successives de petites agaces.

Vague 1 : une fille à la silhouette in-croy-a-ble (mais à 17 ans c’est facile me dit-on) danse avec une grosse trop maquillée. Le couple classique. La première aime sortir avec la deuxième parce qu’elle est l’objet de tous les regards. La seconde parce que pour une fois elle a l’impression qu’on la regarde. Pour les deux la technique est identique. Petits regards en coin, pas soutenus, sourires distribués comme les cadeaux des commanditaires au Tour de France : y’en aura pour tout le monde, mais ne vous approchez pas de la voiture. L’une comme l’autre sont de toutes façons inabordables. Elles ne sont pas seulement là pour danser, mais elles ne sont pas là non plus pour parler, car elles ne veulent pas être séparées.

Vague 2 : une charmante jeune fille au sourire plein de dents alignées comme les menhirs de Carnac sort d’un groupe de trois (deux filles un homme) pour venir nous parler. Quelques petits conciliabules plus tard, et tout le monde sait qu’elle vient de californie avec sa soeur et qu’elles sont là pour des cours intensifs d’anglais. Je teste son niveau de français juste pour la taquiner, et le résultat est si faible que je renonce à en rire. Le type qui danse avec sa soeur (ou plutôt le poteau contre lequel se frotte sa soeur depuis une heure) s’avère être un québécois (dont l’excitation est difficilement dissimulable) et nous lache assez vite qu’il pense que ce sont deux « agaces pissettes ». On en doute un instant. Pas longtemps cependant.

Vague 3 : un groupe de trois filles nous jette des regards incendiaires et soutenus. On se regarde avec les potes et je dis immédiatement : mais y’a plus personne à l’entrée qui vérifie les cartes ? Comme on est trois à danser, et qu’elles sont trois, forcemment ça nous rapproche. La plus délurée de toutes, portant chapeau et bougeant comme une danseuse, mais en nettement plus petit, fait semblant de tomber en arrière et de donner des coups de coude afin qu’enfin on daigne se retourner. On discute quelques instants, mais j’ai l’affreuse impression de me livrer à une activité répréhensible, frolant la pédophilie. Désolé petite, repasse quand tu n’auras plus peur de te faire carter.

Vague 4 : deux étudiantes habillées en noir (que-c’est-o-ri-gi-nal…), toilettées commes des esthéticiennes, se plantent devant notre coach, au milieu du groupe formé, et on s’interroge tous du regard pour savoir si quelqu’un les connait. Négatif. Après 3 minutes elles se font pourtant jeter du groupe par le coach, assez vertement. Pour information mesdames, faut jamais dire à un mec qu’on accoste qu’il a « l’air gay », même si dans votre bouche ça peut paraître charmant… Et faut pas non plus jeter un regard dédaigneux sur les personnes avec qui danse celui que vous accostez, car il y a des chances que ce soit ses ami(e)s, et que vous soyez amenées à les revoir. On a une seule chance de faire une première bonne impression, celles-là on tout raté. Et surtout adieu. De toute façon elles portaient du noir, c’était un mauvais présage.

Par la suite on a fait peur à pleins d’autres filles plus ou moins seules, a nous tous on a renversé pas mal de verres par terre, on a occupé à peu près tous les endroits de la piste de danse, on a serré les mains d’à peu près tous les mecs qu’on ne connaissait pas qui s’y sont aventurés, et a aucun moment aucun de nous n’a songé à draguer sérieusement. Ça faisait longtemps, et j’ai simplement hâte à la prochaine fois.