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Romain.info Monologue extérieur
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29/9/2003

Golf

La colocation réserve bien des surprises. Je me rends dans la salle de bain et je constate que gît au milieu de celle-ci un baton de golf de mon coloc. Je me retourne vers mon coloc et je lui demande :

T’es allé “putter” aux toilettes ?

Je me suis trouvé bien drôle…

28/9/2003

Timbre

Je devais m’acheter des timbres pour envoyer quelques lettres, dont un constat d’infraction que je conteste (ouais, je suis comme ça, je conteste mes constats d’infraction parfois…). Bref, je me dirige vers une tabagie et j’entre :

Moi : Bonjour, est ce que vous vendez des timbres ?
Elle : Oui. Pour la Canada seulement.
Moi : … (regard consterné)
Moi : Ok, je vais en prendre trois…

C’était pas grand chose, une information comme ça… Mais une information de trop. Une que je n’avais pas demandé. Je voulais juste mes trois timbres. J’aurais envoyé mon ami de Matane, on les lui aurait donné en silence, sans lui mentionner qu’ils sont valides aussi pour Matane…

Et ça m’énerve. Je refuse de parler avec l’accent québécois. J’en suis incapable en plus. Je fais rire tout le monde quand je me force. Donc, aux oreilles de tout le monde, en plus d’être trop con pour savoir qu’un timbre à 48 sous n’est pas suffisant pour un affranchissement international, et bien je passe pour un touriste français.

C’est sans doute pour cela que du côté de Tadoussac (quand je suis allé en pelerinage pour observer les baleines) on m’a remis une facture dans un restaurant avec tamponné aux dos, 3 fois, en bien gros :

SERVICE NON COMPRIS

Normal. Et pour être certain que je n’oublie pas, le serveur nous l’a mentionné oralement en nous remettant la facture. Ouais, je sonne encore comme un français. Je dois donc être vraiment con faut croire.

25/9/2003

Vampire

Je suis allé voir Underworld et j’ai vraiment aimé. Ça m’a même surpris vu que ce film a tous les ingrédients d’un blockbuster et que j’y suis généralement allergique : une fille plutôt belle, un méchant amoureux de la belle, un gentil qui va conquérir la belle, et pleins d’obstacles entre eux… Bref, ça ressemble un tantinet à une énième version de Roméo et Juliette, mais, et c’est un scoop qui va gâcher le plaisir de ceux qui ne l’ont pas encore vu, ça ne se termine pas de la même manière. J’ai même eu quelques frayeurs pendant le film ! C’est dire s’il est bon dans son genre…

Il y a un débat sur la xénophobie québécoise vécue par les français ayant émigré (ou non) qui a commencé il y a quelques jours maintenant sur divers sites de bloggeurs, sans que je sache d’où le feu à prit. Peu importe. Tout le monde y va de sa logique. En spectateur presque muet sur le sujet je me contente principalement d’apprécier les arguments de chacun. Et je suis tombé sur une petite perle qui résonne et développe d’agréables harmoniques à mes oreilles.

Le sujet du débat concerne les accusations portées par les québécois à l’encontre des français au sujet de leur usage jugé “abusif” de l’anglais.

Non, je ne dirais pas courriel, simplement parce que je suis libre de contrarier les velléités rigoristes d’aucuns à qui rêgner a manqué.

D’un seul coup, nostro, dont on peut lire la concise prose entend régler le compte à deux concepts d’un coup : l’anglicisation supposée de la France, et la victimisation supposée du Québec. Et je n’aurai pu résumer tout cela mieux qu’il le fît.

20/9/2003

Je suis en train de magasiner un véhicule pour passer l’hiver au chaud… Et je tombe sur cette annonce :

Excellente mécanique, manuel 4cyl,1991 gris, sans rouille, vitres teintées, freins refait,180 000km,4 portes,1seul proprio(dame âgée) jusqu’en Avril 2003; +lecteur CD Sony, Sub: un 12″ et (2) 10″, ampli Sony 1000w facture

Yeah right… Mémé aime écouter la musique très fort on dirait !

17/9/2003

Stupeur...

Je suis bluffé. Aujourd’hui je reçois un email dont m’avait parlé un ami. Cet email est écrit dans une langue qui n’existe pas. Donc a priori assez inintéressant pour moi. Pourtant on comprend très bien le contenu !

Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mtos n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

C’est dingue, non ?

16/9/2003

Difficile reconnaissance des acquis pour les immigrants qualifiés

Je ne suis pas fou, je l’avais déjà remarqué, mais ce qui m’intéresse plus en revanche, c’est que je ne suis pas le seul non plus Jobboom, un magazine gratuit spécialisé dans le marché du travail consacre un article de son n° d’août-septembre 2003 à la : Difficile reconnaissance des acquis pour les immigrants qualifiés.

Fondateur du site de discussion Immigrer-Contact, l’ingénieur français (non reconnu) Yann Takvorian déverse une frustration mal contenue à l’égard des obstacles qui se dressent sur la route des immigrants diplômés. “Ce qui est révoltant, c’est ce double discours : on attire les étrangers qualifiés à grand renfort de publicité et en leur disant que leur profession est demandée au Québec. Mais ici, ils sont incapables de l’exercer. C’est comme vendre des vacances avec hôtel sur le bord de la plage… sans plage.”

J’ajouterais qu’ensuite, une fois sur place, il faut quand même payer l’hotel… Plusieurs immigrants ont décidé de quitter l’hôtel nous apprend l’article.

Comment quelque chose de très simple devient impossible dès qu’on demande à une banque de s’en charger…

Belle prise de bec au menu aujourd’hui. Au menu, un service financier à rendre à mon colocataire qui se trouve en France. Il m’avait envoyé de l’argent avec Western Union et je devais le déposer sur son compte à la RBC. Jusque là c’est assez simple. Me voilà en route pour la succursale de sa banque dans laquelle il a un compte, et j’ai son argent dans la poche. En patientant dans la file d’attente je remarque une banquière dans la fin de sa quarantaine qui tente de servir un client visiblement uniquement anglophone. Sauf qu’elle n’avait pas l’air de parler un traitre mot d’anglais. Un petit d’jeun à côté était heureusement anglophone… Je comprenais pas ce qu’elle foutait là. Apparemment ils embauchent des gens bilingue (le p’tit d’jeun), dans une entreprise anglophone, et ils foutent au service à la clientèle une femme qu’est même pas foutue de dire “permis de conduire” et “carte d’identité” en anglais !? C’est fort…

Mais bon, voilà que c’est mon tour. La suite est moins drôle.

Moi : Bonjour !
Elle : Bonjour.
Moi : Je voudrais déposer de l’argent sur le compte de quelqu’un.
Elle : très bien…
Moi : Voilà, j’ai 600$ que je voudrais déposer sur le compte de Jean Trucmuche.
Elle : Très bien… Est-ce qu’il a son compte ici ?
Moi : Oui oui…
Elle : Quel est son n° de folio ?
Moi : Ha désolé, je ne le connais pas.
Elle : (redressant vivement son visage) Alors désolé je ne peux rien faire pour vous.
Moi : Pardon ?
Elle : Si vous n’avez pas son n° de folio vous ne pouvez pas déposer de l’argent sur son compte.
Moi : Est-ce que vous pouvez le chercher ? Il m’a dit qu’il avait son compte ici…
Elle : Désolé, je ne suis pas autorisé à le faire.
Moi : Mais qu’est ce qui vous en empêche ? Mon coloc a besoin de cet argent sur son compte aujourd’hui…
Elle : On est ouvert jusqu’à 16h00.
Moi : Et ça change quoi ?
Elle : Vous pouvez certainement le contacter pour lui demander son n° de folio, non ? (regard niaiseux)
Moi : Vous supposez mal. Il est en France, sinon il se serait déplacé lui même, non ? (…lui renvoyant son air vaguement niaiseux)
Moi : Alors vous ne pouvez pas déposer SON argent sur SON compte ?
Elle : Non, désolé, je vais voir avec ma superviseure ce que je peux faire pour vous… (elle s’en va)
Moi : (je patiente en trouvant tout cela fort ridiculement compliqué) (elle revient)
Elle : Ma superviseure m’a confirmé que je ne peux rien faire pour vous.
Moi : Mais qu’est ce quels sont les terribles secrets qui font que vous ne pouvez pas effectuer cette recherche ?
Elle : On n’a pas le droit tout simplement !
Moi : (agacé) C’est amusant, j’ai l’impression que vous faites tout pour ne pas répondre à ma question pourtant fort simple : pourquoi ?
Elle : mais parce que ça ne se fait pas !
Moi : (Ho putain la cruche… mon gars c’est ton jour de chance, y’a une lauréate pour un dîner de connes…)
Elle : Vous comprenez c’est confidentiel.
Moi : Hein ? Mais qu’est ce que vous voulez que je fasse de son n° de folio ? (voyant une issue possible) Vous n’êtes pas obligé de me donner son n° de folio c’est tout simple, je ne vous le demande pas d’ailleurs, je ne veux que déposer tout cela sur son compte !
Elle : Oui mais il va bien falloir que je vous donne un justificatif, et sur le justificatif il y a son n° de folio !…
Moi : Y’a pas moyen que vous me cachiez le n° ? Je m’en fous moi. Après tout, vous avez un client qui veut déposer de l’argent sur son compte. Ça me paraît une demande difficile à refuser, non ?
Elle : Non Monsieur, parce que si je vous communiquais ce numéro vous pourriez en abuser.
Moi : (elle m’a écouté ou quoi la potiche ?!) Heuu… (curieux) Qu’est ce que je pourrais bien avoir à faire avec son n° de folio qui soit si terrible ?
Elle : (visiblement habituée) Vous pourriez aller ouvrir un compte dans une autre banque juste à l’aide de son n° de folio et le rendre débiteur, ou obtenir des prêts à son nom sans qu’il le sache, il pourrait se retrouver en prison par votre faute…
Moi : (moi qui adore toujours qu’on parle de moi comme d’un bandit en puissance, un service à la clientèle comme je le préfère : mauvais et insultant) Ça ressemble à un excès de prudence qui se transforme en mauvais service à la clientèle tout cela…
Elle : (de plus en plus amusée de voir que je ne pourrais rien faire pour la faire changer d’avis) Ha oui ? (air interrogateur.. qui donne envie de sauter par dessus le guichet et de lui enfoncer ses rouleaux de 2 dollars là où ça fera le plus mal…)
Moi : Mais c’est vraiment nul comme système ? Vous n’avez pas pensé à protéger vos clients plus que cela ?
Elle : Mais le système est très bien comme il est Monsieur (l’ostie de chialeux de français..). On dit bien à nos clients de ne pas dévoiler leur n° de folio, ils signent un papier en s’engageant à ne pas le faire.
Moi : (gentille fifille…) Et si j’apprends votre n° de folio par des moyens détournés, vous ne seriez pas contente que je ne puisse RIEN faire d’autre avec que de vous déposer de l’argent sur votre compte ? (hein mémé ?!)
Elle : Mais le système marche très bien Monsieur.
Moi : Visiblement ma présence à votre guichet et la raison de mon insistance vous ont échappés. Faut-il que je recommence depuis le début ? Vous voyez bien que le système n’est pas pratique pour votre clientèle ?
Elle : La RBC existe depuis très longtemps, c’est une institution respectable et si les choses sont ainsi…
Moi : (la coupant) On n’avance pas beaucoup en faisant du sur-place… Même si on fait du sur-place depuis très longtemps.
Moi : Bon, je vous remercie quand même de m’avoir dit tout ce qu’il ne fallait pas que je fasse avec son n° de folio et je vais l’appeler pour qu’il me le donne et appliquer tous vos mauvais conseils. À tout à l’heure…

J’ai finalement pu déposer l’argent sur le compte plus tard, ça a été très difficile de rejoindre mon coloc parti en France, il est furax, il m’a demandé le n° de téléphone du Directeur, je ne voudrais pas être à sa place. N’empêche, c’est pas pour sans arrêt comparer tout à la France, mais j’ai jamais rencontré ce genre de problème en France. On ne peut rien y faire avec le n° de compte de quelqu’un, à tel point que les associations les publient dans les journaux pour ceux qui veulent faire des dons. Bref, pourquoi c’est si compliqué que ça de simplement déposer de l’argent dans un compte ?

14/9/2003

Le Parc de la Jacques Cartier

balade

Une fois n’est pas coutûme, je suis allé à la découverte du parc des Laurentides cet après midi, en compagnie de Bénédicte et d’Aurélien, deux étudiants français (CREPUQ) de passage au Québec. Pour trouver un lieu de balade, je suis allé fouiller sur le site de la SÉPAQ pour finalement jeter mon dévolu sur le Parc de la (rivière) Jacques Cartier.

C’était plutôt mieux que ce que je croyais trouver, et mis à part qu’à l’entrée on vous fait payer le passage (comme toujours…) c’était une bonne occasion pour y découvrir la faune et la flore.

(more…)

12/9/2003

Il manquait une section musique à ce blog, c’est corrigé depuis deux jours pour les observateurs. On peut écouter ce que j’écoute en le téléchargeant directement sur mon ordinateur (ou celui de quelqu’un d’autre) d’un simple clic et à partir de votre fureteur s’il vous plait. On n’arrête pas le progrès.