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Romain.info Monologue extérieur
admin

24/10/2003

Caméra

Ça y est, c’est mon tour. Mon trois minutes de gloire. Pas cinq, mais trois. Tout simplement parce que le reportage dure trois minutes. Et pas cinq.

Une journée de spéléologie résumée en trois minutes. Je sais même pas si on me voit. On ne doit même pas m’entendre. On est loin des délires du Loft…

Ça se passe dans l’émission citée précédemment le 28 novembre 2003 à 20h30 sur TéléQuébec au cours d’un reportage sur la Grotte de Boischatel. Ça repasse le 30 novembre à 6h30 et le 3 décembre à 19h30.

Si avec ça je deviens pas riche…

21/10/2003

C’est fou, dès qu’on travaille on a moins de temps pour des activités intellectuellement enrichissantes. Je pense que je ne travaille pas dans la bonne branche.

Je travaille avec presqu’uniquement des filles. Et elles font tout ce que je déteste chez elles : papottent, parlent des soaps, parlent de leur grossesse, parlent de leurs santé, parlent de leurs chums, parlent de leurs vêtements, de leur nouvelle coupe de cheveux, font des commentaires sur notre tenue, adressent des jugements sur tout et tout le monde, cancanent, ricanent, se chicanent, se lèvent toutes les heures pour aller aux toilettes, font la tronche tous les trois jours pour les raisons les plus futiles, ramènent dans leur face le matin leur problèmes personnels, paniquent devant un ordinateur (et déclarent souvent que c’est l’ordinateur qui ne marche pas…), font des caprices, jouent de leurs charmes au lieu d’user de leur professionalisme, etc.

J’aime bien les filles, mais une à la fois uniquement.

15/10/2003

Le parc de la Jacques Cartier (Le retour)

On est allé profiter du lundi de l’Action de Grâce pour aller faire un tour en forêt pendant que les beaux jours de l’été indien le permettent. On était quatre : Lucie, Sof, Antoine et moi. Et on a croisé pleins d’animaux (dont 4 orignaux), vu des paysages reposants, grimpé à plus de 600 mètres (je pensais pas que c’était possible si près de Québec) et je suis rentré ravi et crevé…

Et je regrette que l’été indien se termine parce qu’il y a bien des endroits du Parc de la (rivière) Jacques-Cartier que je voudrais pouvoir encore fouiller et photographier.

(more…)

12/10/2003

Guitare

Jeudi soir je suis allé pour la première fois de ma vie, et pour donc la première fois en cinq ans que je suis au Canada, dans un bar de chansonnier. Et je le regrette déjà vivement de ne pas y être allé avant.

Je ne bois pas d’alcool. Jamais. C’est un choix. Comme la cigarette. Et quand mes ami(e)s me proposent de sortir dans un bar, généralement je m’y fais chier à mourir. Je les vois sombrer dans l’alcool, débiter des imbécilités en prenant la bière pour excuse, me reprocher ma non-consommation d’alcool et manquer singulièrement de discussion. En plus c’est trop bruyant pour parler, trop enfumé pour respirer.. Reste la piste de danse. Mais si je veux uniquement danser je préfère la techno, la dance ou la house, plaisir souvent solitaire puisque mes ami(e)s n’aiment généralement pas cela.

Aussi, en découvrant les “boites à chansons” j’ai été aux anges ! Oui il y a de la bière, oui il y a encore de la fumée de cigarette, oui on me reproche encore ma non-consommation d’alcool, mais au moins je peux concentrer mon attention sur autre chose que leur débauche. Sur scène il y a un voire deux guitaristes, accompagnés parfois d’un harmoniciste, autant de micros, et c’est tout. Au menu : pas mal de chansons québécoises, françaises, et quelques titres anglais. On accompagne le chanteur en criant les paroles quand on les connait, on découvre des titres, on apprécie les joies du “live” et son florilège de surprises et de couacs, on a le pied qui marque la mesure pendant des heures, on boit un verre en vitesse pour se réhydrater (pour une bonne raison enfin), on hurle à nouveau un refrain, on questionnne son voisin sur le titre de la chanson, on crie sa demande bien calé sur sa chaise entre deux morceaux en espérant avoir été entendu par le guitariste en recherche d’inspiration, on se laisse bercer, et on ressort de là presque sans voix, la musique pleins les oreilles, souffrant d’acouphènes pendant les 24 heures suivantes (je déteste ça par contre…), on dort bien et on se réveille en voulant déjà y retourner.

Jeudi j’ai entendu un très bon panel de chansons vraiment très québécoises (mes amis français qui m’accompagnaient en connaissaient à peine une poignée sur toutes celles chantées au court de la soirée), et on a terminé la soirée sur un pot-pourri de musiques de dessins animés de mon enfance : Albator, Capitaine Flam, Goldorak, Candy, Les cités d’or, etc.

Bref, je garde de cette soirée pleins d’agréables souvenirs, dont un en particulier pour une très belle chanson de François Camirand et Gaston Mandeville : Le vieux du bas du fleuve.

Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Avec une terre de trente arpents
Un poêle à bois, une charrue neuve
Trente-six cochons, pis onze enfants
Y s’est levé un bon matin
Une cicatrice sur son terrain
Les yeux pleins d’eau y a dit «Calvaire!
On est en train d’ voler ma terre.»

REFRAIN:
Quand t’es ben tranquille chez vous
Assis à compter les hivers
Pis à t’ mêler d’ tes affaires
J’ai d’ quoi su’ l’ coeur
Mais j’ai pas l’ coeur
À te l’ dire

Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Avec un coeur de trente arpents
On l’a tué à coups d’ tracteur
Le sang a coulé par en-dedans
Sa femme est là pis qui dort p’us
Un coup parti les p’tits non plus
Le «douze à sel» c’est passé d’ mode
On peut pas éviter l’exode

REFRAIN

Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Avec des rêves de trente arpents
Sort sa charrue pendant la nuit
À grands coups d’ poing laboure son lit
Y avait un vieux dans l’ bas du fleuve
Qui était caché dans l’ fond d’un bas
Dans l’ fond du bas du Saint-Laurent
Où c’est qu’y en a qui passent par là

REFRAIN

Il serait trop long de faire la liste de toutes ces chansons qui m’ont donné des frissons, mais une chose est certaine, je vais y retourner… La musique, c’est si bon (lien pour Macintoshs OS X uniquement)

11/10/2003

Ça y est, c’est l’été indien. C’est presque la canicule. Il fait plus de 25°C, le soleil est au beau fixe et c’est le moment idéal pour aller observer les feuilles roussir dans le bois…

Mon dictionnaire m’apprend qu’on peut aussi bien dire l’été indien que l’été des indiens que l’été des sauvages [Vieilli] au Canada, car ces synonymes désigent

en Amérique du Nord, brève période de temps doux, en automne, qui vient rappeler les beaux jours de l’été.

8/10/2003

speleo

Samedi soir mon coloc reçoit un coup de téléphone.. Il marmonne quelque chose, puis raccroche. Quelques minutes plus tard, l’idée ayant fait son chemin dans son esprit préoccupé, il me propose l’offre qu’il venait de refuser : servir de figurant pour un reportage au sujet de la spéléologie dans le secteur des Chutes de Montmorency.

Ça n’a pas été long de me convaincre. Je téléphone à la réalisatrice et elle m’offre le poste (non rémunéré, mais putain de la spéléo gratos j’allais pas dire non !). Bref, le lendemain me voilà arnaché, imperméabilisé, casqué, “briefé”, et super impatient de rentrer dans la grotte. L’approche est pas terrible car le trou est bouché par une grosse porte en fer barre avec un cadenas. On est loin de l’idée que j’aurais pu me faire de la grotte préhisorique familiale. Le trou est minuscule, et dès le départ il faut ramper. Comme on va tourner un reportage, on se trimballe plein de matériel de télévision. A l’intérieur le preneur de son bidouille dans la caméra (ouais, le son est enregistré sur la cassette de la caméra, je le lui ai demandé parce que ça m’intriguait), et la réalisatrice règle les derniers détails avec notre guide (ouais, parce qu’on avait même un guide). Bref, on fait quelques essais et on commence le “tournage”.

En gros, je devais feindre la surprise en plusieurs endroits en découvrant quelques cavités que je visitais pour la sixième fois pour répondre aux besoins de l’équipe. Parfois on me filmait en train de rentrer dans un boyau, parfois en train d’en sortir, si bien que j’ai visité la grotte une bonne dizaine de fois sur les 50 premiers mètres…

Mais j’étais super content quand même. Et si la réalisatrice m’appelle demain je recommence sans hésitation !

Le reportage va passer sur Télé-Québec dans l’émission : La poudre d’escampette. Pour l’instant je ne sais pas trop quel jour, mais si je me fie à la programmation, ça devrait être le 5 décembre. Je sais aussi que ma demi-journée allait être résumée en 3 minutes… C’est ça la télé, un concentré, pas forcément du meilleur.

4/10/2003

Il fallait que ça arrive un jour, fatalement. Me voilà plus reconnu sur la toile que Romain Duris (le réalisateur) ou Romain Mesnil (le perchiste). Si on parle de “Romain”, à priori le premier site associé, ben c’est mon mien. Recherche Google: romain