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Romain.info Monologue extérieur
admin

31/8/2004

Mon iSight est encore cassée !

iSight

C’est incroyable. Ça va faire la deuxième fois depuis que j’ai acheté cette petite caméra que je dois la faire remplacer parce qu’elle ne marche plus. Le symptôme était étrange. La mise au point ne s’effectuait plus depuis la dernière mise à jour du logiciel interne. En fait, à moins que je ne colle mon nez à 1 centimètre de l’objectif (auquel cas seul ce dernier était net), tout était flou. On aurait dit que ça venait de la mise à jour, mais j’avais un doute. Comme elle était encore sous garantie, du moins le croyé-je, j’ai contacté le soutien technique d’Apple. 12 € de communication téléphonique plus tard, après avoir parlé à une femme complètement incompétente sur la matériel d’Apple (elle me disait que la iSight avait un zoom et des boutons…), après qu’elle m’ait imposé de redémarrer l’ordinateur, de faire un fsck -yf, de zapper la PRAM (vous voyez un rapport vous ?), après m’avoir raccroché au nez au bout d’une attente de plus de 20 minutes *en musique*, après avoir rappelé furax, après avoir demandé à parler à quelqu’un du soutien technique de niveau 2 vu les lacunes du premier niveau, après avoir dû essayer mon iSight sur un autre ordinateur à défaut de vouloir réinstaller OS 10.3 “juste pour vérifier si ça ne vient pas de là… “, j’ai finalement réussi à obtenir ce qui me paraissait évident : le remplacement de mon iSight.

Ce qui est très triste, c’est que depuis que je l’ai acheté, je ne me souviens pas m’en être servi une seule fois avec iChat. Mes contacts sont très peu à avoir la configuration suffisante pour utiliser la vidéo.

Au chapitre des achats un peu inutiles mais néanmoins onéreux, je place aussi mon Newton MessagePad 130 dont on ne parle même plus sur le site d’Apple (pourtant il y a des logiciels pour ce dernier qui sortent encore chaque mois…), mon Tam Tam dont même l’internet semble avoir perdu la trace visuelle (c’est un messageur que je me suis fait voler assez vite), et mon lecteur DAT TCD-7 qui ne me sert plus à rien depuis que le mp3 existe. Je suis un nerd, tout ce qui est neuf et qui concerne l’informatique m’attire. C’est pour cela que je dois résister aux chant des sirènes dépéchées par Apple lors du lancement de leur nouvel iMac G5 avec écran plat de 20 pouces…

21/8/2004

Que sont devenues les valeurs défendues par les Jeux Olympiques ?

Anneaux Olympiques

Je suis un peu dégouté du spectacle des jeux. Pour commencer, j’en ai marre de toujours voir les mêmes sports à la télé, parfois sur trois chaînes à la fois, alors qu’il y a une myriade de sports qu’on ne voit jamais. Mais je suis surtout écoeuré de voir ce qu’il est devenu des Principes Fondamentaux de la Charte Olympique. Ces athlètes professionnels et leurs entraîneurs sont devenus des experts pour contourner les règlements, dévoyant ainsi irrémédiablement ce qui fait l’essence des jeux.

2 - L’Olympisme est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universel.

C’est sans doute pour illustrer brillament “la valeur éducative du bon exemple” que deux athlètes grecs, Costas Kenteris et Ekaterini Thanou, ont monté de toute pièce un accident de moto afin d’éviter un contrôle anti-dopage…

3 - Le but de l’Olympisme est de mettre partout le sport au service du développement harmonieux de l’homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. A cet effet, le Mouvement olympique mène seul ou en coopération avec d’autres organisations et dans la limite de ses moyens, des actions en faveur de la paix.

C’est sans doute pour “encourager l’établissement d’une société pacifique” que le champion iranien de judo, Arash Mir-Esmaeili, ne voulant pas se retrouver en finale contre le champion israélien Ehud Vaks s’est arrangé pour dépasser de deux kilos la limite de son groupe (66 Kg) , évitant du même coup les sanctions de la Fédération Internationale s’il avait refusé le combat…

6 - Le Mouvement olympique a pour but de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d’aucune sorte et dans l’esprit olympique qui exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, la solidarité et le fair-play.

C’est sans doute pour renforcer “l’esprit d’amitié, la solidarité et le fair-play” que la fédération français d’équitation fait appel du classement final du concours complet par équipes de l’équitation devant le Tribunal arbitral du sport. S’obstiner sur le double franchissement d’une ligne c’est regrettable. Le pire c’est qu’ils ont obtenu gain de cause. C’est bon, on vous la donne votre médaille, mais sans Marseillaise, sans podium et sans tour d’honneur, content ?

Et puis quelle idée de poursuivre le but (louable) d’unifier les pays par le sport dans un message de paix en choississant précisemment que ces nations s’affrontent dans des compétitions desquelles émergent des vainqueurs et vaincus ? Citius, Altius, Fortius, je n’y crois plus.

La CNIL est une mine d’information

Pour les besoins de ma cause, je me plonge dès que j’en ai le temps dans la lecture du site de la CNIL. Et je découvre pleins de trucs intéressants. J’ai toujours trouvé regrettable de constater que dans l’administration (en tout cas celle où j’ai travaillé durant 2 ans), il est considéré comme un acquis d’utiliser le téléphone du bureau pour placer des appels personnels. S’il y en a qui trouve cela normal, cela n’est pas mon cas. Tout dépend de la fréquence cela dit. Mais j’ai vu de tels excès (1 appel par heure… sur des portables en plus), que cela explique ma position actuelle. Et aujourd’hui j’apprends que votre employeur peut très bien vous réclamer les communications passées depuis le bureau, dixit la Norme Simplifiée n°40 de la CNIL :

Considérant qu’un autocommutateur est un dispositif automatique qui permet d’acheminer et de répartir les communications entre plusieurs lignes téléphoniques et mis en place à l’usage des finalités de l’organisme ; qu’il a pour objet de faciliter les communications téléphoniques internes et externes ; que, dans certains cas, cet usage peut se trouver étendu à des fins privées ; que lorsqu’un tel dispositif est implanté dans une entreprise ou un organisme public, il est susceptible d’être mis à la disposition des agents soit pour les besoins de fonctionnement de l’organisme, soit pour la satisfaction des besoins personnels des intéressés ; que si l’autocommutateur téléphonique se trouve donc ainsi mis à la disposition personnelle des agents, le responsable est fondé à leur réclamer le remboursement du coût des communications privées ;

Par contre, comme souvent, pour traiter nominativement ces informations, l’employeur est obligé de déclarer ces données nominatives à la CNIL :

qu’ainsi, dans certains cas, il permet d’enregistrer les numéros de postes téléphoniques qui lui sont connectés et les numéros de téléphone appelés à partir de ces postes ; que ces données ont un caractère indirectement nominatif au sens de l’article 4 de la loi du 6 janvier 1978 ; qu’en conséquence, lorsque les numéros appelés sont enregistrés, l’autocommutateur constitue un traitement automatisé d’informations nominatives soumis aux formalités préalables ;

En gros, on ne pourra rien vous réclamer tant que vous n’aurez pas pas signé un document qui vous met au courant de ladite situation, et le décompte de vos communications personnelles ne commence qu’à la signature du document, cela n’a rien de rétroactif. J’ajoute que la loi stipule que vous pouvez refuser de signer et l’employeur doit vous fournir un poste de téléphone qui ne garde aucune trace des appels reçus et émis. Selon moi c’est la porte ouverte aux abus, mais si la loi est ainsi faite, elle se doit d’être ainsi appliquée.

19/8/2004

Le temps vu par les chaînes de télévision…

Quelle merde la télévision

Je ne sais pas trop quelle leçon je dois tirer du petit spectacle en différé auquel se livrent les chaînes de télévision qui retransmettent les jeux olympiques. En théorie, durant les jeux, quelques chaînes de télévision nous offrent des images en direct, commentées, des diverses compétitions sportives en cours à Athènes. C’est un peu Athènes comme si on y était, une ubiquité que nous ne saurions reproduire quand bien même nous serions sur place. Or, il n’en est rien. Tout se passe bien à Athènes, mais presque rien n’est en direct. Et ça ne me choquerait pas normalement, sauf qu”ils mettent beaucoup trop d’effort à tenter de nous convaincre du contraire.

Il n’y a presque pas de direct, et pourtant on nous dit stricto sensu qu’on est en direct quand chaque journaliste reprend l’antenne pour nous parler de “son” épreuve. Bref, on nous ment. Sinon comment expliquer que j’entende à la radio le résultat d’un combat de judo que je vois débuter une heure plus tard “en direct”, que selon la chaîne que je regarde j’assiste au début ou à la fin d’une même épreuve, que le site Internet des jeux affiche des résultats officiels d’épreuves pour lesquelles la télévision prévoit la diffusion “en direct” dans l’après midi ?

Si les commentateurs sont bien présents sur les lieux des compétitions, et s’ils effectuent bien leur description de l’épreuve en temps réel (ce dont je ne doute pas un instant), je ne vois/comprends pas pourquoi le journaliste qui fait le lien entre toutes ces épreuve s’obstine à vouloir nous convaincre qu’il gère tout cela d’une main de maître, jonglant d’épreuve en épreuve “en direct”. Il n’y a rien de honteux à dire que telle épreuve est en différé (même léger), compte tenu qu’ils n’avaient pas l’antenne pour nous la présenter en direct au moment où elle a commencé, ou qu’ils ne voulaient pas interrompre la diffusion de telle ou telle épreuve, etc. Vouloir nous faire croire le contraire alors que nous avons les outils pour nous convaincre de la supercherie ne rend pas le métier de journaliste sportif plus glorieux. Bien au contraire. Le pire dans ce genre de mensonge c’est qu’il décrédibilise le petit écran. Aujourd’hui, je le crainds, on assiste a des reportages sur les jeux olympiques, la télévision ne présente plus les évènements, elle les représente. Le journalisme télévisuel verse de plus en plus dans la mise en scène. La radio a encore de belles années devant elle.

12/8/2004

Il ne faut pas divulguer des informations personnelles, surtout quand on n’a pas le droit de les collecter

J'ai toujours adoré le droit

Il m’arrive quelque chose qui est arrivé à bien d’autres personnes avant moi. Mais c’est la première fois que ça m’arrive, surtout dans ces circonstances : mon employeur actuel me reproche mon temps passé sur Internet durant mes heures de travail. J’occupe un poste où j’ai beaucoup de temps libre, surtout l’été, mais je comprends très bien que la politique de la maison en matière d’usage d’Internet s’applique à tous de la même manière. L’ennui fait partie de mon activité salariée estivale (le mois d’août c’est toujours calme), et il n’est rien que je puisse faire sur Internet pour y palier, le message est clair. Mais je trouve ça correct.

Là où ça me dérange beaucoup c’est sur la forme et sur le fond du reproche. Pour la forme, sachez que c’est en débarquant dans le bureau d’un supérieur que j’ai l’ai surpris, une copie de mon blog à la main, copie remise par le responsable informatique de la boite. De ce que j’ai pu discerner, il y avait ce post en pleine page avec quelques phrases savamment surlignées en couleurs fluo. Donc mon employeur sait (par qui l’on sait) que j’ai un blog, il va peut-être même le lire. Peut-être que ça ne va pas lui plaire. En tout cas moi ça ne me plaît pas vraiment, et ce que je vais écrire va lui plaire encore moins.

A qui de droit. Sachez que la cybersurveillance ne s’effectue pas sans contraintes légales. Or, visiblement vous ignorez tout du droit, je vais me faire plaisir de remédier à vos lacunes et votre manque de curiosité. Pour commencez, sachez que la CNIL vient de rendre public au mois de mars 2004 son rapport relatif à la cybersurveillance sur les lieux de travail. Elle en avait déjà rédigé un en 2001 sur la cybersurveillance des salariés, visiblement vous n’en avez pas tenu compte non plus, dommage. Je m’excuse, c’est un peu indigeste mais très bien écrit, c’est du droit, c’est toujours bon de le connaître. Petit rappel de vos erreurs :

Vous ne m’avez pas informé que j’étais surveillé. L’obligation d’information préalable résulte de l’article L.121-8 du code du travail :

Aucune information concernant personnellement un salarié ou un candidat à un emploi ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté préalablement à la connaissance du salarié ou du candidat à l’emploi. (Source)

Vous n’avez pas de comité d’entreprise, alors comment pouvez vous avoir rempli votre devoir consultatif :

L’article L.432-2-1 prescrit que le comité d’entreprise doit être « informé et consulté, préalablement à la décision de mise en oeuvre dans l’entreprise, sur les moyens ou les techniques permettant un contrôle de l’activité des salariés » (Source)

Votre fichier n’est pas déclaré à la CNIL :

Lorsque l’entreprise ou l’administration met en place un dispositif de contrôle individuel destiné à produire, poste par poste, un relevé des durées de connexion ou des sites visités, le traitement automatisé d’informations nominatives ainsi mis en œuvre doit être déclaré à la CNIL. (Source)

Tout ce que je viens de d’évoquer est obligatoire, et la loi n° 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel qui est venue modifier la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, vient d’être publiée au JO du 07 août 2004. Or, comme vous êtes établi sur le territoire français, vous êtes soumis à la présente loi, et donc à son article 47 qui vous apprendra quelles sont les sanctions pécunières pour ce genre d’abus. Cette loi est immédiatement applicable (j’insiste juste ici sur le fait que faute de déclaration préalable à la CNIL, aujourd’hui vous êtes bel et bien en infraction). Et je ne vous parle pas encore de sanctions que je pourrais intenter au civil après avoir rapporté votre cas à la CNIL. Si seulement vous vous étiez contenté d’un traitement statistique et anonyme des informations collectées. Mais récoler les adresses des sites que j’ai visité pour n’en retenir que mon blog, mettre l’accent sur la caractère nominatif de votre récolement et m’informer à postériori sur votre surveillance sont trois erreurs de trop. Somme toute, on est pareil vous et moi, on se rejoint sur le fait que quand il y a des règles/lois, il est important de les rappeler et de les faire appliquer.

9/8/2004

Un ordinateur sans lecteur de CD c’est assez inutile

iMac

Dernièrement on m’a demandé si je pouvais réinstaller OS 9 sur un vieil iMac. Si je peux ?! Hahaha… Un défi plus dur c’est possible ? Mais ce n’est qu’en ayant l’ordinateur sous la main que j’ai compris ma douleur. Cet ancêtre n’avait plus de lecteur de CD, sans doute était-il tombé en panne. Mon premier réflexe a été de me dire qu’il suffisait de trouver un lecteur de CD et que le reste serait une question de minutes.

Je n’ai jamais trouvé ledit lecteur, ou alors à des prix prohibitifs dépassant largement le prix de la machine. Il a fallu me résoudre a faire sans, et c’est pas facile, d’autant que je ne connaissais personne avec un lecteur de CD portable USB. Pour commencer, je me suis dit que de le connecter à Internet via le système Mac OS 8 installé dessus devrait me permettre d’installer les utilitaires nécessaires. Sauf qu’un petit malin, non content d’avoir bousillé le lecteur de CD, avait effacé Explorer de l’ordinateur. Et sous Mac OS 8, point de salut sans Explorer si l’on veut aller sur Internet. J’ai bien essayé en utilisant Sherlock, mais le téléchargement s’effectue avec un logiciel exerne à Sherlock, en l’occurence Explorer. Comme j’étais installé dans un cyber café je me suis dit que je devrais être en mesure de télécharger Explorer via un PC, et de le récupérer sur l’iMac. Quelques minutes plus tard, après avoir tenté de savoir si ce que je téléchargais allait bel et bien marcher avec Mac OS 8, je me retrouvais avec le fichier sur l’iMac. Et là, juste pour s’amuser de me voir galérer, quelqu’un de très vicieux avait prit la peine d’effacer Stuffit Expander, l’utilitaire de décompression livré par défaut avec Mac OS. Impossible donc de décompresser Explorer. Une visite rapide sur le site d’Alladin (devenu “Allume System” depuis je sais pas quand ?!), les concepteurs dudit logiciel, me fît réaliser que j’étais loin d’en voir la fin. Tout simplement parce que lorsqu’on télécharge Stuffit, il est compressé. En gros, il faut Stuffit Expander pour décompresser Stuffit Expander !

Réalisant que la logique ne gouvernait pas encore mon époque, j’ai cherché une alternative. Il n’y avait pas de logiciel de courrier d’installé sur l’ordinateur non plus, dommage car ces derniers comprennent souvent un utilitaire qui permet de décompresser les documents. En gros, j’avais un iMac, une connexion Internet, un CD d’installation inutilisable faute de lecteur et bien peu d’autres voies à explorer. A moins que… Il me restait à essayer de télécharger Stuffit depuis mon G4, et le mettre ensuite sur l’iMac. Et bien en fait ça n’a pas marché non plus, pour la simple raison que le logiciel a séjourné le temps du transfert sur un serveur Windows qui a séparé mon applications en deux fichiers (logiciel et ressource) rendant le tout inutilisable une fois sur l’iMac (impossible de les rassembler sans utilitaire adéquat).

Ça faisait quelques jours que j’essayais un peu tout… J’ai finalement décidé de sortir le disque dur, de le ramener chez moi, de le brancher sur mon G4 et d’y installer OS X par pur sadisme (l’iMac 233 Mhz a 64Mo de mémoire, extensible à 128 Mo, mais au prix de la mémoire ultra spécifique qu’il faut utiliser, autant vous acheter un iPod Mini… et Mac OS X nécessite 128, voire 256 Mo de mémoire.). Tout avait l’air de marcher, jusqu’à ce que je branche le disque dur sur l’iMac. Lors de l’installation il doit y avoir une modification d’autres informations ailleurs sur l’ordinateur, car le contenu du disque n’était pas reconnu. Retour à la case départ. J’ai tenté de copier via une clé USB, mais les clés USB sont formatées en DOS, et les applications subissent donc le même sort que si elles séjournaient sur un réseau Windows…

J’ai fini par trouver l’unique solution : emmener l’iMac chez moi, le connecter physiquement à mon G4 avec un cable RJ45 croisé, activer le partage de dossier (vous n’imaginez pas combien de temps il m’a fallu pour trouver comment ça fonctionne sous Mac OS X, alors que c’est si simple sous Mac OS 8 !) insérer le CD dans mon G4, en copier le contenu sur le bureau de l’iMac et lancer l’installation à partir de ces fichiers copiés. C’est même curieux que ça ait marché quand j’y pense, compte tenu qu’un redémarrage à partir des CD est nécessaire pour installer Mac OS X.

Or, depuis j’ai trouvé une autre solution. A l’époque je ne pouvais pas formater la clé USB sous Mac OS X en un format qui soit reconnu par l’iMac (HFS ou HFS+), car le système ne m’autorisait pas à le faire (je parie à 10 contre un que j’aurais pu le faire sous Mac OS 9…). En revanche, aussi curieux que cela puisse paraître, les cartes CompactFlash qui sont dans mon appareil photo numérique ne subissent pas cette limitation du système ! Je n’aurais eu qu’à en formater une en HFS, insérer mon lecteur de carte dans le port USB du G4, y copier Stuffit, et insérer le lecteur dans l’iMac pour régler tous mes problèmes. J’aurais économisé plusieurs jours de frustrations, et rédiger cette galère n’aurait prit que quelques minutes. Si ça peut servir à quelqu’un, je fais don de cette information, le temps, lui, je l’ai irrémédiablement perdu.

Je veux bien partager mon accès internet, mais pouquoi serais-je le seul à payer ?

Wi-Fi

La grande mode informatique en ce moment c’est de faire de notre monde un endroit où l’on peut accéder à Internet dans les endroits les plus insolites, et cela tout à fait gratuitement. C’est un peu comme lorsque le téléphone portable est arrivé (nous a envahi devrais-je écrire). Tout à coup ça devenait utile/intéressant/opportun de parler de.. heuu.. ben de rien en fait, au milieu d’un tram bondé, dans les rayons d’un magasin, ou en marchant dans la rue. Je n’ai jamais adhéré. Mais bon. Aujourd’hui c’est le moment de vivre une autre petite révolution culturo-informatique avec l’arrivée du Wi-Fi. D’ailleurs, le site de la FFW résume assez bien le concept :

Un réseau haut débit libre :
Au bureau, à la terrasse d’un café, à l’arrêt du bus, dans le square, … Maintenant, vous surfez sur le réseau comme vous écoutez la radio (source)

C’est bien joli, mais déjà que téléphoner en conduisant ça n’est pas très sécuritaire, alors imaginez ce qui se dessine… Mais bon, c’est un fait qu’il est bien plus aisé/intéressant de connecter son ordinateur à la maison sans avoir un vilain fil de plus qui cours de votre ordinateur jusqu’à l’autre bout de la pièce (forcément) pour rejoindre le boitier de votre modem ADSL que vous ne pouvez mettre ailleurs parce qu’il doit rester à côté de la prise de téléphone -lui-. Avec le Wi-Fi vous pourrez placer votre machine où vous voudrez, sans faire de trous dans les murs. D’ailleurs, vos voisins immédiats vont aussi profiter de votre installation. Le Wi-FI ça traverse les murs dans une certaine mesure. Mais la facture ADSL est bien adressée à votre adresse par contre. Et je ne suis pas Père Thérésa. Je peux bien entendu empêcher quiconque de se connecter à mon réseau sans mon accord. L’informatique c’est puissant. Mais ce qui serait encore plus intéressant pour tout le monde c’est qu’on partage cette connexion Internet à plusieurs, d’autant que je ne m’en sers qu’occasionnellement, et qu’elle me coûte relativement cher de ce fait. Je vais voir ce que ça va donner, d’abord si j’ai le droit (lecture d’un contrat rédigé pour des fourmis en perspective), et enfin si mes voisins sont intéressés. Quand je vois que la plupart des cyber cafés tournent avec 1 (ouais, un seul) modem Freebox dégroupé pour fournir une dizaine de postes (demandez quelle est la connexion de votre cyber café préféré juste pour rire…), je me dis que je ne propose rien de scandaleux si j’envisage de demander à mes voisins un écot ridicule en comparaison du prix payé dans un tel établissement.

Par contre là où je bloque encore un peu, faute de temps pour chercher et tester, c’est pour savoir s’il existe un logiciel qui permette de gêrer ça facilement sous OS X. Et pourquoi pas un logiciel qui permette de facturer en fonction de la consommation ?

4/8/2004

Tous les mercredis on nous rappelle qu’on a connu la guerre

Mégaphone

Je suis habitué à ce qui m’entoure, et aujourd’hui cela m’a frappé sur le coup de midi. Tout à coup, j’ai trouvé très triste que je ne m’étonne plus de rien, que je ne fasse pas travailler mieux les quelques réflexes d’ethnologue encore présents en moi (si tant est que l’université nous enseigne un savoir utile). À midi, comme tous les premiers mercredis du mois, les sirènes de toutes les villes de France se déclenchent. Une première fois à midi pile, une autre fois à midi dix. C’est l’occasion mensuelle idéale pour vérifier que notre montre est à l’heure (et la mienne l’est, aujourd’hui plus que jamais). Mais derrière ce joyeux boucan auquel je me suis habitué n’en reste pas moins cette vieille crainte viscérale d’un pays qui fût maintes fois envahi. Parce que ces sirènes ne sonnent pas pour nous dire de mettre nos montres à l’heure. On les fait sonner pour vérifier qu’elles marchent. C’est surprenant, mais imparable pour remplir l’objectif fixé. Mais pourquoi pourrait-on avoir besoin de sirènes aujourd’hui ? La dernière fois qu’elles ont sonné un autre jour que le mercredi midi, c’était pour marquer le début d’une guerre (ou l’armistice). À défaut d’être un porteur de message efficace, la sirène a l’avantage d’être entendue par tous ceux qui ont des oreilles en état de fonctionner. La curiosité et le bouche à oreille font le reste.

Après de nombreuses années passées en Amérique du Nord, pas une fois je n’ai entendu sonner de sirènes sur la ville. La guerre est un concept sans doute un peu plus abstrait pour eux. Historiquement, elle ne s’est que très peu faite sur leur sol. S’ils avaient été “bombardables“, sans doute se seraient-ils équipés. La nécessité a fait que chaque ville de France en est fournie. Ce n’est que par nostalgie que leur écho résonne encore. Du moins le présumé-je. D’ailleurs, je me demande s’il en est de même en Suisse, en Belgique et dans les autres pays d’Europe qui ont connu la guerre, voire les bombardements.

2/8/2004

Les adieux c’est toujours difficile.

Ça faisait deux ans. C’est ce qui rend cette séparation encore plus triste. Ça faisait deux ans qu’on était ensemble. Deux ans marqués de joies et de peines, mais nous avions traversé ces épreuves à deux, sans que mon attachement ne faiblisse. Mille fois j’avais posé mes yeux sur elle, mille fois elle s’accrochait à mon bras, et j’étais heureux, mesurant sans peine la chance que j’avais. Nous étions pour ainsi dire inséparables. Elle savait tout de mes défaites, tout de mes secrets, toutes mes joies, m’avait suivie partout où j’allais, de la fraîcheur hivernale du Québec à la moiteur actuelle grenobloise (37°C aujourd’hui siouplait…). Je l’ai tant tenue contre moi qu’elle en marque encore mon corps.

La chanson dit que les histoires d’amour finissent mal. C’est tristement vrai. Celle là ne fait pas exception. Et c’est suite à son décès subite que je réalise à quel point elle comptait pour moi. On regrette toujours tout. On devrait plus profiter de ce que l’on a pour n’avoir jamais plus à le regretter. J’aurais du la contempler plus souvent, plus longtemps, apprécier sa simple présence quasi silencieuse… Mais l’oublier ne va pas être facile.

Je me suis rendu compte de son décès au réveil. Elle gisait là à mes côtés. Passé le moment de la stupeur, vint celui de l’accablement, mâtiné de mes amers regrêts. Tous mes plans à court terme se sont effondrés, ma journée était bouleversée, demain me faisait peur. Je réfrénais avec peine des larmes de rage. À qui allais-je annoncer sa disparition ? Je lui connaissait bien entendu une famille, mais elle n’entretenait plus de lien avec ces derniers. Depuis moi, elle avait coupé les ponts. J’étais fier de son exclusivité, mais sa famille, influente, aurait cependant pu nous rendre de fiers services. Enfin, c’était son choix et je l’ai respecté jusqu’à ce jour. Mais aujourd’hui, que faire ? A qui déclare t-on un tel décès. Qui va être intéressé de savoir qu’elle s’est éteinte seule et pendant mon sommeil, en silence, loin des siens, menant une vie simple et ne laissant rien derrière elle ? Il n’y a plus rien à transmettre que sa dépouille. On sait peu de chose de ses derniers instants, pourtant l’on devine bien qu’elle a rendu son dernier battement vers 5h26 ce matin.

Ce soir j’ai changé la pile de ma montre, et l’on m’a garanti deux autres années de bonheur avec sa remplaçante.

1/8/2004

Mon iPod me fait des frayeurs

Mon iPod aurait déjà un bug ?

En ouvrant mon iPod aujourd’hui, j’ai eu la désagréable surprise de le voir afficher un écran auquel je ne m’attendais pas. La veille il s’était arrêté de fonctionner en plein au milieu d’un morceau, et j’avais pensé que cela venait de la batterie. Là je le monte sur son socle pour le recharger et j’ai une icône qui s’affiche laissant croire qu’il est en train de vérifier l’intégrité du disque dur. Ça a duré quelques minutes, et heureusement ça c’est bien terminé. J’en viens presque à le regretter en fait. Si le test avait échoué, j’aurais dû le renvoyer à Apple, et j’en aurais profité pour demander son remplacement par son successeur. Mais bon, il va falloir que je me résigne à utiliser cet iPod pendant 4 heures de moins que le nouveau, et à trouver normal de l’avoir payé 100 € de plus…