La tourisme… n’a plus rien d’humain.

Personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’une catastrophe humanitaire sans précédent a (eu) lieu en Asie du Sud. Dès les premières heures après le passage du tsunami, les morts se comptaient en milliers. Aujourd’hui on en dénombre 55000. Demain sans doute un peu plus. C’est énorme. Aussi énorme que la vague qui a tout englouti. Et c’est sans compter les dégâts matériels pour l’instant inchiffrables mais qu’on devine conséquents au vu des premières images.
Les journaux nous innondent de témoignages de ces touristes qui sont allés s’enfermer dans des hôtels cossus, au bord de plages idylliques, … et qui doivent aujourd’hui interrompre leurs “vacances”. Ça me fout en rogne. On parle de 55000 morts ! On s’en fout de vos vacances Mesdames et Messieurs !
Pire que tout, non seulement on s’en fout, mais en plus je trouve cela lamentable de quitter les lieux d’une catastrophe humanitaire alors qu’on a pu s’en sortir sain et sauf. Il n’y a presque plus de risques aujourd’hui. Les morts se comptent par milliers. C’est certain que vous ne les connaissez pas personnellement, sans doute que vous ne parlez pas leur langue non plus, mais il n’est pas nécessaire de parler une langue spécifique pour faire preuve de courage et de coeur et d’aller aider les populations qui en ont le plus besoin.
A part quelques souvenirs, quelques vêtements, et un peu d’argent, ces touristes qui reviennent si vite ont aussi laissé ce qu’il subsistait de leur humanité en Asie du Sud. Je ne m’explique pas ce qui les pousse à quitter les lieux d’une telle catastrophe sans tenter de prêter main forte aux survivants ? Il est loin le temps où faire du tourisme signifiait aussi aller à la rencontre des populations autochtones.

