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Romain.info Monologue extérieur
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27/7/2005

Apple nous refait le coup…

Euro

Apple a une petite manie, celle de refaire toujours les mêmes blagues, ce qui fait qu’à force elles n’ont plus rien de drôle. Jugez plutôt : hier vous pouviez acheter un iBook sur le magasin en ligne français pour 999 €, et acheter presque le même (clavier américain cette fois) sur le magasin américain pour 999 $US. J’ai déjà longuement parlé du taux de change et de ses abbérations. Et pourtant aujourd’hui on nous ressert la même sauce, un peu moisie en revanche, car au lieu d’avoir un léger goût amer, cette fois-ci le goût est franchement plus dégeulasse.

Pour ceux qui l’ignorent encore, 1 $US vaut moins qu’1 €. Pour les plus matheux d’entre-vous à qui le style parfois littéraire de ma prose déplait, voilà prosaïquement la même affirmation :

1 $US < 1 €

Il n’y a qu’à comparer pour s’en convaincre. Cela fait très longtemps que le dollars US n’a pas approché la valeur de l’euro. Mais pour une raison relevant plus de la magie que de l’économie, dans le monde créé parApple on peut s’acheter plus de choses avec 1 $US qu’avec 1 €… En gros, depuis quelques années, Apple persiste à vendre en Europe son matériel au même montant que le dollar US. Cette manipulation procure à Apple des revenus supérieurs, jusqu’à 25% de plus (janvier 2005) par rapport aux revenus perçus par appareil vendu sur le marché intérieur. Et à cela aucune raison, aucune légitimation. C’est comme ça c’est tout. J’avais presque fini par m’y faire.

Aujourd’hui, non content d’avoir un dollar faible par rapport à l’euro, ce qui devrait favoriser les européens, Apple a décidé de creuser encore l’écart, parce qu’il le peuvent tout simplement. Apple vient de renouveller sa gamme d’ordinateurs iBook justement. Un peu plus rapide, un peu plus portable, et pour les américains, pas de changement, le prix reste à 999 $US. Pour nous autres européens, en revanche, le prix passe à 1049 € ! Je sors ma calculatrice et j’aligne quelques chiffres… Voilà… je retiens 5.. je divise par deux… multiplie par 7… bordel… pas facile par 7… voilà… j’applique le taux du jour… et… mais ça fait plus de 1262 $US ça ! Quoi !? Le même matériel 263 $US plus cher entre hier et aujourd’hui ? Mais ça fait 27% de différence depuis aujourd’hui si je ne me suis pas trompé, non ?! Ils sont malades !

Bon, je râle, mais les Belges devraient râler encore plus, là bas il est à 1059 € le petit iBook… Quant au Pays-Bas, ils payent seulement 1039 € sans que je comprenne pourquoi.

Mais je viens de trouver LA parade. Malgré sa réputation, la Suisse recelle de quelques marchandises moins chères que dans les autres pays du monde. L’iBook valant là bas 1479 CHF (francs suisse), ce qui équivaut à 946 €, on y réalise donc une économie de 100 €, largement moins que le coût du voyage compte tenu de ma proximité avec la Suisse. Et comme la Suisse vient de se prononcer positivement par voie référendaire pour l’adoption des accords de Schengen, on devrait d’ici peu voir disparaître tout contrôle systématique aux frontières (d’ailleurs, ils ne l’étaient plus depuis longtemps), de sorte qu’on pourra librement aller faire son marché en Suisse. Du coup, avant de boycotter Apple pour de bon pour ses pratiques économiquement douteuses venant d’un pays qui se revendique ouvertement comme économiquement guidé par le libéralisme, je vais aller faire mes courses en Suisse… Et vive la Suisse !

23/7/2005

Comment endormir une poule ?

Poule

Mesdames et messieurs, approchez, approchez, devant vous nous allons réaliser l’impossible, l’incroyable et accomplir des miracles. Humm… En fait, je me suis contenté d’endormir un poule. Le plus dur ça a été d’attraper ladite poule, parce que dans un champ, sans obstacle, je vous défie d’en saisir une. Finalement elle est allée se coincer dans un coin où j’ai pu m’en saisir pour réaliser ce qui suit.

(more…)

17/7/2005

14/7/2005

Mise à jour 10.4.2 OS X. Franchement la honte…

Mac OS X Tiger v.10.2.4

C’est tout heureux que j’apprenais hier qu’Apple venait de lancer une nouvelle mise à jour de Tiger. Comme toujours cette mise à jour nous promettait que le système (implantable) allait devenir encore plus stable. Tant mieux. D’autant que le partage de fichier avec les PC promettait d’être amélioré, ainsi que tout un tas d’autres trucs qui pourraient être utile. Le problème c’est qu’après l’installation je n’avais plus accès à internet via ma liaison wifi. Et je ne suis pas le seul à avoir eu le problème si j’en crois les divers forums qui sont nés dans la nuit.

Le hic quand on a un ordinateur pas très portable comme le mien et dont l’unique méthode d’accès à internet repose sur le wifi, c’est qu’on se retrouve sans internet et généralement sans solution de rechange pour longtemps. Tout simplement parce qu’installer un patch devient impossible dès lors qu’on ne peut pas le télécharger. Mais mon problème principal pour l’instant c’était de trouver une solution, pas de la mettre en application. Et je l’ai trouvée assez rapidement heureusement.

  1. Il va falloir utiliser Pacifist pour résoudre votre problème. C’est un shareware, et vous n’êtes même pas obligés de l’acheter pour ce que nous allons faire.
  2. Trouvez vous un ordinateur connecté à internet et utilisez un vieux truc dont j’ai déjà parlé pour transférer le logiciel (952 Ko) : un lecteur de carte pour appareil photo numérique (l’appareil photo lui même ça marche aussi), un cable USB et une carte compatible avec votre lecteur/appareil. Sauvegardez le logiciel sur la carte puis connectez le tout à votre ordinateur pour le récupérer.
  3. Insérez votre DVD (ou vos CD) d’installation de Tiger dans l’ordinateur.
  4. Ouvrez Pacifist puis cliquez sur Ouvrir les paquets d'installation Mac OS X. Ça va ramer pendant un petit moment puis vous allez avoir une liste de paquets (.pkg) qui vont s’afficher.
  5. Ouvrez Contenu de Essentials.pkg (clic sur la flèche à gauche), puis rendez vous dans System/Library/Extensions.
  6. Repérez AppleAirPort.kext et cliquez sur Installer en haut à gauche. Rentrez votre code d’administrateur et suivez la progression de l’installation. Il va vous dire qu’une version existe déjà, validez le remplacement pour tous les messages.
  7. Répétez l’opération pour AppleAirPort2.kext et AppleAirPort3.kext.
  8. Redémarrez votre ordinateur et ça devrait marcher désormais.

L’avantage de cette solution c’est qu’elle ne demande aucun téléchargement si vous avez déjà Pacifist, et que le principe reste intéressant pour d’autres problèmes s’ils devaient jamais advenir. Si vous n’avez pas installé Mac OS 10.4.2, évitez de le faire, j’ai lu que certains n’arrivaient même pas à relancer le système, et pour cela je n’ai pas d’autre solution qu’une réinstallation, ce qui reste pénible.

12/7/2005

Le Skiff Pub à Aix-les-Bains

Restaurant

Simplement parce que je le peux, parce que j’en ai le temps et parce que j’estime que certains le méritent, j’ai décidé de parler de bouffe et des lieux où je l’ai ingurgité, quand j’en ai quelque chose à dire. Je sais, c’est pas passionnant pour mon auditoire international, mais ce n’est pas non plus pour inciter mes compatriotes à visiter les mêmes lieux que moi que j’en parle. Je veux juste pouvoir écrire ce que je n’ai parfois pas osé dire. Je suis pointilleux, et j’ai ramené d’Amérique du Nord l’habitude d’un service à la clientèle réactif et à l’écoute, notions que nos restaurants ont galvaudées et qui n’existent aujourd’hui plus qu’à l’état de traces bien trop souvent.

Premier restaurant à baptiser cette nouvelle rubrique, le Skiff Pub à Aix-les-Bains. Situé au bord du Lac du Bourget, il offre une vaste terrasse à l’ombre de platanes bien taillés. Après une petite marche du petit port au grand port, c’est l’estomac tiraillant que nous nous sommes approchés du Skiff, certains d’y trouver satisfaction.

Première surprise, le restaurant est spécialisé dans les fruits de mer. Certes, le skiff est un bateau. Mais pas un bateau de pêche par contre. Le “Bisquine Pub” aurait mieux convenu, sauf qu’on est aussi loin de la Manche qu’on peut l’être d’aucun océan. Alors, faut pas me prendre pour un touriste, à côté du restaurant c’est un lac ! Le plus grand de France peut-être, mais c’est rien qu’un lac. Donc, les fruits de mer ont traversé la France pour venir jusque-là. Mais je peux vivre avec, d’ordinaire j’achète mon poisson dans des supermarchés et ce poisson vient d’encore plus loin. Donc si ce restaurant est spécialisé en quelque chose, géographiquement parlant, il n’est pas spécialisé en produit de première fraîcheur. J’avais donc décidé de faire l’impasse sur les fruits de mer, trop coûteux par ailleurs bien souvent. Et pour m’aider encore dans ma décision, dès mon arrivée, la vue de leur écailler en train de fumer une clope au-dessus des huîtres et autres crustacés m’a rassuré sur tout le bon sens que revêtait mon choix. Ce n’est ni hygiénique (d’autant qu’il fumait dans un endroit presque clos), ni particulièrement invitant vous l’admettrez sans peine.

Je ne suis pas allé voir dans les cuisines, j’espère que c’était mieux. Installés sur la terrasse à 14h00, à l’ombre de la platanaie, je me décidais rapidement pour un une entrecôte maître d’hôtel saignante, quant à ma mère c’est vers une salade bergère qu’elle porta son choix. Rien de compliqué. Et pourtant… L’entrecôte (appétissante) arriva en même temps que la salade (délicieuse à regarder). Très vite j’ai réalisé que la cuisson était plus proche du cru tendance bleu que du saignant. J’en avertis le serveur, pensant qu’il n’y aurait pas de problème à ce qu’on m’apporte ce que j’avais somme toute commandé. Mais là c’était la fin de son service et visiblement il était un peu sur les nerfs. Ou alors il est tout le temps comme ça, je l’ignore. Toujours est-il que sa première réaction fut la suivante :

Moi : excusez-moi, je pense qu’il y a eu un malentendu, j’avais demandé une entrecôte saignante et elle est bleue.
Lui : Ha non ! Vous l’avez demandé bleue je m’en souviens trèèèèès bien.
Moi : (oulà il me gonfle déjà lui) Humm… Non. Je mange toujours ma viande saignante, je vous l’ai commandé saignante.
Lui : Bon (ramassant l’assiette en soupirant), je vais voir ce que je peux faire maintenant (que vous avez changé d’avis).
Moi : Merci.
Ma mère : tu exagères…
Moi : Pardon ?
Ma mère : ça ne se fait pas.
Moi : Qu’est-ce qui ne se fait pas ? D’apporter quelque chose que je n’ai pas commandé, de me le faire manger puis payer, ou de faire de l’adage “le client a toujours raison” un principe commercial réservé à d’autres continents ?
Le serveur : (revenant) excusez moi, vous aviez raison, j’ai vérifié sur ma commande, ils se sont trompés en cuisine. Je vous rapporte votre assiette bientôt.
Moi : (me tournant vers ma mère, triomphant) Le pire ce n’est pas tant que j’ai eu raison ou pas, parce que finalement c’est ce que je souhaite, ce pour quoi je suis prêt à payer, ce qui me satisfera, et c’est uniquement cela qui devrait les intéresser.

Malheureusement, c’est rarement le cas, et comme “le français” aime bien avoir raison, au lieu de satisfaire à la demande d’un client, qu’elle ait changé ou que l’un des deux se trompe d’ailleurs, il s’obstine et argumente lonnnngtemps. Je le sais, je suis français.

La suite du repas fût moins mouvementée, nous étions silencieusement plongés dans nos assiettes respectives, moi me battant avec une viande un tantinet trop tendineuse, ma mère mangeant sa salade avec les doigts, comme à son habitude. Ce n’est qu’au moment de régler l’addition qu’on nous fit presque changer d’avis sur la qualité générale de ce restaurant. On dut attendre tellement longtemps que nous étions prêts à partir sans payer. Et pour cause, notre serveur avait réellement terminé son service et était rentré chez lui. On ne nous le dit pas tout de suite, c’eut été dommage de laisser partir si vite un client satisfait… Alors, on nous fit poireauter quelques minutes de plus, l’occasion pour ma mère de commander un second café (qui arriva très vite lui…), ce qui est un compliment notable sachant à quel point elle peut être difficile dès qu’il s’agit de cette boisson que je considère comme puante. À force d’insister, au risque de passer pour des clients difficiles, une serveuse réalisa tout à coup l’absence réelle de son collègue et elle finit par s’occuper de nous… Bref, c’est vers 15h15 qu’on put enfin quitter notre table, allégés de 30 € ce qui n’a rien de scandaleux, excepté les 19,5% de service inclus dans la facture qui n’en méritait pas le quart.

7/7/2005

Y’a du progrès, mais pas au niveau de la prévention routière…

Bouchons

Dans un passé pas si lointain puisque je l’ai connu, pour aller d’un point A situé au nord-est de la France jusqu’au point B situé au sud-ouest et toujours en France, on prenait une carte routière, on évaluait à la louche le temps que ça allait prendre, on calculait approximativement le montant des péages sur le trajet, on estimait la consommation d’essence, on partait aux petites heures du jour pour profiter de la fraicheur sur la route et de l’absence des autres estivants, on prévoyait beaucoup d’eau pour s’abreuver pendant que les bouchons allaient inexorablement bouchonner sous un soleil implacable comme chaque après midi de chaque été. Travaillant notre bronzage de camionneur sur le bras pendouillant hors de la fenêtre ouverte et à l’arrêt pendant de longues minutes on allait discuter avec nos voisins sur l’autoroute, parler de nos destinations respectives, imaginer les causes de ces ralentissements sans fin, se décrire des accidents de la route incroyables. On allait devoir supporter les cris d’impatience du petit frère, accepter de vivre avec cette moiteur et regarder en dégoulinant de sueur ces personnes attablées aux terrasses des cafés des villages traversés en vitesse, se délectant de glaces ou de boissons fraîches, tout au long de ces RN qui allaient nous mener à cet emplacement de camping où on arrivait généralement tard en soirée, épuisé, puant mais heureux.

Aujourd’hui c’est très différent. Pour commencer on cherche le trajet le plus efficace sur internet, celui qui évite les bouchons, qui limite le nombre de péages et qui représente le meilleur compromis entre la distance à parcourir et le temps qu’on veut y passer. On n’a plus de carte routière dans la voiture, au pire quelques feuilles imprimées d’internet, au mieux un GPS. La plupart des voitures sont climatisées et la chaleur ne signifie plus rien que cette écrasante sensation qu’on ressent quand on s’arrête enfin. On ne bronze plus par la fenêtre ouverte, de toute façon le soleil c’est dangereux. On ne parle plus avec personne, sinon avec nos amis sur nos téléphones portables où l’on échange des propos anodins, l’auto-radio crache la musique préférée du copilote pendant que le conducteur fait des appels de phare au “touriste” qui ralentit sa vitesse de croisière en osant rouler à 140km/h sur la voie de gauche. Bien entendu on arrive plus tôt à destination, et on n’a pas de tente à monter, le bungalow est bien plus pratique pour cuisiner depuis qu’ils sont tout équipés. D’ailleurs on a apporté notre radio, on la branche tout de suite pour bien marquer notre territoire sonore et signaler notre arrivée. Très vite on décore le paysage de nos emballages de junk-food consommés pendant le trajet et jetés nonchalamment tout autour de la voiture pour la nettoyer. On ne prend pas la peine de les mettre dans une poubelle parce qu’après tout “on paye pour le nettoyage”.

Et le plus marrant dans tout ça, malgré tout ce “progrès” dont on se gargarise, c’est que malgré tous les outils perfectionnés qu’on a sur internet, il n’y en a pas un qui pense à inclure des temps de pause pour le conducteur dans le calcul des temps de trajet…

6/7/2005

4/7/2005

Ha les bonnes soirées à thème…

Coupe de cheveux

On dirait que les soirées à thème se démocratisent. Déjà pour mon anniversaire j’avais surpris tout le monde en lançant le thème de la soirée autour de cette seule contrainte :

Viens habillé comme ta mère !

Bon, il n’y eut pas tant de monde que cela, la faute au thème de la soirée, à mon invitation lancée à la dernière minute ou à ma popularité en baisse, je l’ignore. A moins que ce ne soit l’annonce concommitante de ma varicelle dans sa phase la plus contagieuse ? Bon, vous n’y étiez pas, mais je peux quand même lever le voile sur la question qui vous obsède toutes et tous depuis quelques minutes : à quoi ressemble ma mère ? Avec des poils et de la barbe, à peu près à cela.

Tout cela pour dire qu’aujourd’hui je reçois une invitation pour une autre soirée à thème :

Fait quelque chose de bizarre avec tes cheveux !

Il me vient plein d’idées bizarres de ce que je pourrais faire avec mes cheveux, mais aucune que j’ai envie de mettre en pratique dans des délais aussi courts parce que cette soirée se déroule dans 5 jours. Alors si vous avez des idées, je suis en phase d’adoption… Et je vous promets une photo de l’idée retenue.