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Romain.info Monologue extérieur
admin

31/8/2005

27/8/2005

Mais que font les enseignants ?

Alors que le français est enseigné dans les écoles françaises (belges, suisses et québécoises) depuis des années, que son enseignement est obligatoire, que nos progrès sont mesurés par une échelle d’évaluation qui nous compare à une moyenne à laquelle nous ne saurions déroger sous peine d’être physiquement séparé des camarades nés la même année que nous, malgré tous ces efforts pour trier le bon grain de l’ivraie, il n’en reste pas moins qu’un bon nombre de petits morveux reniflards quittent l’école, après dix années passées à leur rabâcher les mêmes règles grammaticales, sans pour autant en avoir maîtrisé les bases suffisantes pour s’exprimer oralement sans me faire tressauter à chaque fois.

C’est triste.

Petits exemples pour illustrer mon propos :

Tu as terminé de manger ce qu’il y avait dans ton assiette, tu en veux d’autre ?

Pour commencer, autre, selon son contexte d’utilisation est soit un nom, soit un adjectif. Ni l’adjectif ni le nom n’ont leur place à cet endroit de toute façon, c’est un adverbe qu’il faudrait… Et puis quand bien même, la personne serait-elle en train de vous proposer autre chose que ce que vous aviez dans votre assiette auparavant ? J’en doute. Il est plus probable qu’elle vous en propose d’en avoir davantage, d’en avoir encore.

Il y a aussi la distinction subtile entre une et de la qui ne se résume pas à une distinction entre un déterminant indéfini et deux déterminants accolés. La phrase suivante illustrera sans doute mieux mon propos :

Forme correcte : “Tiens, gare toi ici il y a une place !
Forme incorrecte : “Tiens gare toi ici il y a de la place !

La forme fautive, en plus d’être grammaticalement incorrecte, peut vous coûter cher.

22/8/2005

20/8/2005

Le jour où j’ai TOUT perdu…

Disque dur

Il y avait avant ce matin là, et il y a depuis. Et rien n’est plus pareil.

Comme à mon habitude je me suis tiré du lit, comme d’habitude je suis passé devant l’ordinateur pour voir si j’avais du courrier. Pas de courrier, mais un message d’erreur sur l’écran. Mon ordinateur me parle. Il me dit qu’il y a un problème d’écriture sur le disque dur. Rapide coup d’oeil sur l’espace disponible, rien à dire de ce côté là. Il y a de la place. Mais mon ordinateur est très très lent ce matin là. Je me dis que je règlerai cela plus tard, je l’éteins et je pars travailler.

Il n’a jamais voulu redémarrer.

J’isole le problème au niveau du disque dur de démarrage. Heureusement je suis d’un naturel prévoyant et j’ai un deuxième disque dur installé dans l’ordinateur pour effectuer des opérations de maintenance, un genre de disque dur de secours. J’essaye tous les logiciels que j’ai sous la main : Utilitaire de disque, Disk Warrior, Norton SystemWorks, TechTool Pro. En vain. Petit soupir, et je me rends à la triste réalité : j’ai perdu mon disque dur. Le temps passe. Et puis je réalise ce que ce deuil m’impose :

Adieu tous mes emails depuis 8 ans, adieu tout mon carnet d’adresse, adieu toutes mes photos numériques depuis 32 mois, adieu tous les courriers que j’ai tapé puis envoyé par la poste, adieu tous mes documents personnels, adieu tous mes signets internet, adieu tous les mots de passe que je n’avais pas noté.

Bien heureusement, pour une raison que j’ai oublié, je gardais mes MP3 sur le disque de sauvegarde. C’est déjà ça de sauvé.

J’ai commandé deux disques durs de 120 Go histoire de voir large. Et comme je ne veux plus JAMAIS que ce genre d’histoire m’arrive JAMAIS PLUS, j’ai acheté chez Macway une carte PCI Acard RAID Ultra ATA-133 AEC6880M pour faire du RAID 1. Bref, aujourd’hui j’ai donc un système où tout ce que je sauvegarde va sur DEUX disques durs distincts, et si l’un flanche, je n’aurais donc pas tout perdu. Juste un disque à changer et tout sera recopié automatiquement sur le nouveau disque. La sérennité pour une somme dérisoire.

J’en étais là de mon installation, tout content d’avoir investit à peine 200 € pour maintenir la pérénité de mes données, me relaxant sur le canapé devant la télévision quand une odeur de brulé attira mon attention. Elle l’attira d’autant plus qu’elle semblait sortir de mon ordinateur. J’ai souhaité de tout coeur que ni ma carte PCI RAID, ni l’un de mes nouveaux disques dur n’avait rendu l’âme. Et j’ai été exaucé. Par contre, je devais dire adieu à mon disque dur de sauvegarde. Un rapide coup d’oeil à ses composants électroniques me confirma mes craintes. La scoumoune !

Cette fois-ci je devais aussi dire adieu à mes MP3. Exactement 4900 MP3 achetés ou gravés à partir de mes CD. Aïe ! C’était sans compter le fait qu’on m’avait volé tous mes CD il y a peu… Et une fois encore, heureusement que j’ai mon iPod ! Sauf qu’Apple, dans sa mansuétude à l’égard des majors de la musique, sans faire preuve de la même attention auprès des personnes qui nourissent à la fois Apple et ces majors, à garni son matériel d’une foultitude de protection qui font qu’il est quasi impossible de récupérer la musique une fois qu’elle est sur l’iPod. Elle est là, mais pas sur mon ordinateur hélas. Heureusement, quelques petits génies informatiques se sont penchés sur le problème et plusieurs logiciels existent pour combler cette lacune volontaire du système. J’en ai testé deux : iPod.iTunes et iPodRip. Ces partagiciels permettent de prendre la musique qui est sur votre iPod pour la copier sur l’ordinateur auquel il est relié. J’ai presque tout pu récupérer. iPod.iTunes a tendance à planter sans raison, et iPodRip me paraît mieux peaufiné. D’ailleurs c’est avec ce dernier que j’ai pu récupérer le plus de chansons. Il n’y a qu’un album de Calogero, intitulé .Calog3ro qui refuse obstinément de se télécharger, les amateurs de Linux comprendront pourquoi (les autres auront droit à un indice : le titre commence par un point et sous Linux ou OS X ce genre de fichier est invisible). Sur 4900 titres, seuls 42 résistent à mes tentatives de récupération. C’est un très bon bilan : 99,2 % de succès.

Et la suite ? Simple : tenter de récupérer au moins avec autant de succès les données sur le disque dur principal qui a rendu l’âme. Plusieurs solutions.

  1. M’adresser à une entreprise spécialisée qui facture près de 1200 € (non ce n’est pas une erreur de ma part, il s’agit bien de mille deux cents euros) la récupération, sans grande garantie de résultat.
  2. Récupérer les données moi-même pour une fraction du coût en changeant la carte électronique et/ou en créant ma propre salle blanche à la maison.

Je penche vers cette dernière option tant que je n’ai pas la confirmation que j’ai gagné à Euromillions. Et puis si j’arrive d’une manière ou d’une autre à sauver le contenu de mon disque dur, je vous expliquerai comment j’ai fait.