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Romain.info Monologue extérieur
admin

26/9/2005

20/9/2005

Très très mauvaise publicité…

Préservatif

S’il y a un truc qu’on ne devrait jamais faire, ce sont des remises sur le prix des préservatifs. Parce qu’aujourd’hui j’ai remarqué un truc qui n’est vraiment pas très « marketinguement » intelligent quand on tente de toucher au portefeuille des hommes (qui n’est jamais bien loin de leur ego) c’est d’afficher en tête de gondole et en grosses lettres sur le rayon de préservatifs d’une grande marque :

Réduction immédiate

17/9/2005

De lien en lien, on tombe toujours sur un site commercial…

Impôts

Je me suis décidé aujourd’hui à faire du rangement dans mes papiers, et j’y ai trouvé un document de la CAF me demandant de lui transmettre une copie de mon dernier avis d’imposition. Haha ! Comme c’est amusant, car c’est précisément à ce moment que je me suis souvenu que je n’avais rien complété cette année ! À l’heure où certains commencent à payer leurs impôts, je songe seulement à remplir ma déclaration.

Je me dirige donc vers le site de l’administration fiscale et j’y déniche un endroit où il est possible de déclarer en ligne suite à quoi un document au format .fdf se télécharge, qui s’ouvre avec Adobe Acrobat, et qui contient normalement ma déclaration que je n’ai plus qu’à imprimer. Voilà pour la théorie.

En pratique ce n’est pas vraiment aussi fluide. Pour commencer, parlons du format fdf… J’adore quand le gouvernement français crée d’un côté l’Agence pour les Technologies de l’Information et de la Communication dans l’Administration (A.T.I.C.A.) dont la vocation est entre autres d’encourager les administrations à utiliser des logiciels libres et des standards ouverts (si si, regardez l’article 3, et ils ont même édité un guide depuis), et qui de l’autre nous oblige à télécharger un logiciel propriétaire. Gratuit certes, mais propriétaire.

Comme j’avais un problème pour ouvrir le document téléchargé (passage incessant d’Acrobat à Safari, sans que rien ne s’ouvre jamais), j’ai décroché mon téléphone et appelé les services des impôts, tel qu’on m’y invitait en cas de question sans réponse. Finalement après quelques minutes passées dans le désormais traditionnel labyrinthe des serveurs vocaux des grandes administrations, un fiscaliste des impôts me répond et m’indique un autre numéro de téléphone, encore plus cher à la minute, dédié au soutien technique. Il m’informe au passage que leurs horaires d’ouverture sont encore plus étendus que les leurs, ce dont je m’étonne et ce à quoi il rétorque que ce service est offert par une entreprise privée. Ha ben oui, suis-je bête, aucun fonctionnaire ne saurait répondre au téléphone passé 17 h en temps normal. Finalement, je me décide à dépenser encore un peu plus d’argent pour payer mes impôts et un jeune homme de la plateforme technique me répond. Je lui explique mon problème et visiblement il ne le comprend pas. Ce n’était pas moi qui l’expliquais mal, mais lui qui ne connaissait pas cette fonctionnalité du site des impôts. Ça commence bien, je paye pour former le personnel d’une entreprise privée… Une fois que je l’ai guidé sur le site à l’endroit précis où se trouve ce formulaire, il m’explique qu’il est nouveau dans le service et qu’il ne peut donc pas trop m’aider. Juste ce qu’il me fallait pour me mettre en joie. Il essaye tant bien que mal de sauver la face et commence à me poser quelques questions sur ma configuration. Et là, sans surprise, il m’expose son incompétence à résoudre un problème sur un Macintosh, plutôt que d’admettre que pour cela non plus il n’est pas formé… Après un peu de pianotage, il finit quand même par me donner une information importante, le logiciel Safari ne figure pas dans la liste des fureteurs pour Macintosh qui ont été testés. C’est déjà ça, et je suis content d’apprendre que Mozilla a été testé et marche. En voilà enfin du logiciel libre ! Sentant qu’il est enfin utile, mon technicien débutant poursuit dans sa lancée lyrique et m’indique même où on peut obtenir le logiciel : http://www.telecharger.com. Là, j’ai commencé à crier un peu. Mais pourquoi donc aller télécharger un logiciel sur UN AUTRE site que celui dont il est issu ? Je n’ai trouvé qu’une raison logique : la plateforme technique que j’appelle doit avoir des actions dans les bannières de pubs de http://www.telecharger.com. Mais au final, quelles qu’en soient les raisons et les choix techniques opérés, il n’en reste pas moins que : le service public nous incite à nous rendre sur un site commercial pour télécharger un logiciel, et ça, je ne l’avale pas.

13/9/2005

Riposte en règle contre le télémarketing

Anti télémarketing

Pour avoir déjà travaillé (5 jours) au sein d’une entreprise de télémarketing, je prétends connaître leurs (sales) méthodes, et en tant que victime régulière de leurs appels, je peux dire que j’ai une certaine expertise des 21 manières polies ou non pour interrompre la conversation téléphonique. Les entreprises de télémarketing fonctionnent sur un principe ultra simple : elles mettent au point un scénario écrit que les appelants doivent réciter à la lettre et qui résume le contenu du message que le service commercial souhaite faire passer. Vous en tant qu’appelé n’avez pas d’autres choix que d’écouter leurs sornettes et d’attendre que votre appelant reprenne son souffle pour lui glisser que vous n’êtes pas intéressés. Enfin, ça c’était avant aujourd’hui, car dans ma grande bonté j’ai traduit pour les internautes francophones un scénario anti télémarketing !

Le principe est simplissime, mais redoutablement efficace : lutter à armes égales. Les agents de télémarketing ont des scénarii pour leurs appels ? Qu’à cela ne tienne, vous avez maintenant le vôtre ! J’ai déjà pu tester le scénario et il a montré son efficacité en quelques secondes. À la troisième question mon interlocutrice péta les plombs et raccrocha en proférant des paroles que ma mère m’interdit de reproduire ici. Je n’ai aucune garantie de ne pas être rappelé, mais aujourd’hui ça m’est égal. Bien au contraire, je n’ai qu’une hâte : qu’on me sollicite à nouveau !

11/9/2005

Pas tout a fait nu, puisqu’avec Tunick

Spencer Tunick à Lyon

La culture s’expose dans les endroits les plus incongrus. Moi elle m’a frappée chez mon garagiste, en allant faire changer un joint de cardan. Sur la table, Figaro Magazine, un truc que je n’achèterais jamais, mais bon, il était là et je n’avais rien de mieux à faire que de le feuilleter. Sur une page quelconque, en tout petit dans une colonne, la mention d’un évènement à Lyon : Spencer Tunick ! J’avais déjà raté une invitation à Montréal en 2001, mais là j’étais décidé à me rendre jusqu’à Lyon pour « en être ».

Le rendez-vous était fixé à 4h30. Je sors de la voiture et je croise un autre automobiliste visiblement angoissé de cette explosion de nudité qui l’attend :

Heuuu.. Vous savez où on va pouvoir planquer nos clefs de voiture ?

Je l’ai rassuré sur le fait que nos affaires allaient être surveillées par des volontaires, j’ai marché plus loin puis j’ai explosé de rire en imaginant la scène que cet automobiliste avait dû se repasser en boucle. Je ne détaille pas, vous pouvez le faire tout seul. Pour la suite de la séance photo c’était classique. Bon, je suis pas un pro, mais généralement il faut de la lumière pour faire de bonnes photos, non ? Ben ouais, c’est ce que je pensais aussi. Et la lumière est arrivée à 7h30 seulement. Pendant ce temps, ça n’a gêné ni Tunick ni les organisateurs qu’on se gèle sur place. Pourtant, ça fait des semaines qu’on sait à quelle heure va se lever le soleil !

Je passe les détails des installations, je vous laisse regarder France 3 sur internet pour des images de nos corps en action, bande de voyeurs…

Au final c’était bien plaisant, bien moins glauque que les mauvais esprits s’en émeuvent, il y avait des quelques jeunes adultes (ados ?) et même une vieille femme qui marchait avec un déambulateur. Bref, tout le monde. C’était assez bizarre de se mettre nu sur commande, au milieu d’inconnu(e)s, et pour ceux qui ne l’ont jamais fait, imaginez lors de votre prochain trajet en autobus que le chauffeur au prochain arrêt va prendre son micro et crier : « tout le monde à poil ». Ça ressemblait à cela (sans le grossier appel au micro). Pleins de gens qu’on pourrait croiser dans la rue, de tous âges et d’une couleur : le rose. Il y avait UN seul noir, vous verrez, il est facile à repérer sur les photos.

Il n’y a qu’un truc que j’ai détesté, ce sont les traducteurs. Pour commencer, ils ne savaient pas traduire l’anglais. Ils n’avaient aucun sens de l’orientation dans l’espace, et quand que les instructions de Tunick étaient parfois peu claires, leurs explications étaient encore pires. Il y avait une femme notamment, qui a crié de telles inepties dans le mégaphone que je suis allé m’en plaindre à un autre organisateur. Des exemples ? Alors qu’on était au milieu de conteneurs :

Tunick : Walk towards me (Marchez vers moi)
La cruche : Marchez dans l’autre sens

Tunick : Face the container in front of you. (Faites face au conteneur devant vous)
La cruche : tournez-vous vers les conteneurs rouge et bleu.

Il va sans dire qu’il y avait des containers rouge et bleu partout, des gens nus, des photographes, des bénévoles, plein de rayons de soleil rasant les docks… Mais une seule cruche par contre.

7/9/2005