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Romain.info Monologue extérieur
admin

24/11/2005

Met ça dans ta bouche et fait moi rire…

Tétine

Ça y est elles sont arrivées ! J’avais commandé des tétine un peu spéciales auprès de faketeeth.com et je les ai là sur mon bureau. Rigolez joyeusement à gorge déployée, car il faut bien dire que le résultat est assez réaliste, mais si je vous compte parmi mes ami(e)s et que vous avez un enfant en âge d’utiliser ce genre de produit (la boite indique : de 6 mois à 99 ans), vous allez hériter d’une petite merveille de ce genre, avec pour obligation de me faire parvenir une photo de l’objet dans la bouche de votre marmaille.

Et que ceux qui n’ont pas encore d’enfant ne rigolent pas trop fort, car il va m’en rester quelques unes.

22/11/2005

Certainement pas au nom de la simplicité !

118

Au nom de quel concept irréfléchi, de quelle bonne idée avortée et sur laquelle on s’acharne thérapeutiquement sous prétexte qu’elle était viable au moment où on l’a pondue à t on décidé que pour obtenir un renseignement téléphonique, ce qui se faisait auparavant très simplement (quoiqu’en y laissant moult piécettes) en composant le 12, doit désormais se faire en utilisant l’un des 20 services qui ont pris sa place :

118 000 -> LE 118 000 SAS
118 001 -> Intra Call Center
118 007 -> Allo Bottin
118 008 -> PagesJaunes
118 075 -> LE NUMERO
118 218 -> LE NUMERO
118 220 -> LE NUMERO
118 222 -> 118 TELEDIS
118 268 -> Allo Bottin
118 318 -> LE NUMERO
118 612 -> Allo Bottin
118 710 -> France Télécom
118 711 -> France Télécom
118 712 -> France Télécom
118 713 -> LE NUMERO
118 777 -> SFR
118 810 -> France Télécom
118 880 -> LE NUMERO
118 910 -> LE NUMERO
118 999 -> Allo Bottin

Allo ? Il y a certainement du chômage à combattre, mais pourquoi vouloir à tout prix offrir un service de ce type dans un marché si étroit sans en limiter l’offre ? Au nom du libéralisme certainement. Il a bon dos le libéralisme. Le bottin reste distribué (pour combien de temps ?) dans les bistrots. Je trouve encore plus simple d’aller le consulter (et certainement plus convivial), quitte à marcher 200 mètres de plus, que d’essayer d’y voir clair dans la politique tarifaire libérale qui découle de ce merdier où il faut, pour calculer le coût de son appel, tenir compte du médium duquel on appelle (portable, ligne fixe, cabine téléphonique, freebox et apparentés ?) et du réseau qu’on utilise (France Telecom, Cegetel, SFR, Orange, Freebox et apparentés ?). Aujourd’hui avec un Bac on ne peut plus téléphoner, il faut avoir fait Math Spé. S’il y a eu un changement, ce n’est certainement pas au nom de la simplicité !

14/11/2005

J’ai trouvé le siège du plaisir…

fesses

J’ai trouvé le siège du plaisir (qui n’a rien à voir avec Le siège de l’âme de Claude Guillon que je l’ai déjà lu). Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon cul. Pas de ce que j’en fais, mais d’où je le pose.

Le plaisir prend naissance en mon séant. Ou dans le vôtre, simple question de contexte. Après des années passées à ignorer mes fesses, alors que paradoxalement elles étaient l’objet de l’attention toute particulière de la gent féminine, j’ai décidé de leur consacrer au moins autant d’intérêt, car il n’est rien de plus jouissif que d’être bien assis. Fini les sièges en osier sur lesquels je les ai martyrisés, terminé les pseudo fauteuils mal rembourrés, envolés les horreurs en plastique qui vous coupent la circulation. Après quelques mois de recherche, j’ai déniché le fauteuil qui va avoir l’illustre privilège d’accueillir -pardonnez ces familiarités- mon cul, mes coudes, ma tête et mon dos.

Vu le nombre d’heures que je passe devant mon ordinateur, et étant naturellement enclin à dépenser plus de 1000 € pour avoir un ordinateur potable, il était logique que je prévoie une dépense à la hauteur de mon premier investissement. Bien entendu, j’avais déjà repéré quelques produits intéressants, mais l’idée de dépenser plus d’argent dans une chaise que dans mon ordinateur actuel me gênait considérablement. Et puis tant d’argent pour son confort, c’était presque indécent après ces années de vache maigre que je venais de passer. Question de priorités. Alors finalement, après moult tests et essais de réglage, j’ai opté pour cet insecte orange. Je n’avais rien décidé pour la couleur, en revanche je voulais qu’il ait des accoudoirs qui soient réglables pour maintenir ma main au-dessus de la souris, je voulais qu’il ait une hauteur réglable parce que ma table est déjà très haute (normal pour ma taille), je voulais qu’il ait un repose-tête parce que je le vaux bien, et comme en outre ce siège s’incline de 138°, je vais avoir l’impression d’être sur un rocking-chair, le confort en plus. Je regrette juste qu’il n’ait pas (encore) de porte-gobelet…

4/11/2005

Choisir entre confort et plaisir ?

Un choix difficile

Alors qu’il y a seulement quelques mois de cela j’avais du mal à obtenir le moindre rendez-vous pour une embauche, épluchant le journal des petites annonces et me positionnant dans des emplois largement en deçà de mes capacités réelles ou de mon niveau d’étude, tout cela dans le simple but de survivre, de manger et d’avoir un toit, la vie m’offre aujourd’hui un choix cornélien.

Je sais par expérience qu’il est très difficile de sortir d’une situation sans emploi quand on n’a ni le profil en vogue, ni l’âge d’un bachelier, ni un parcours universitaire très constructif. D’ailleurs, curieusement, si je n’avais pas fait toutes ces études, certains employeurs m’ont confié qu’ils m’auraient embauché, mais que compte tenu du salaire que j’étais en droit d’attendre, ils ne pouvaient s’engager. La belle excuse. À l’époque, je cherchais à survivre. Je ne cherchais pas à m’épanouir, mais, comme bien d’autres personnes, à trouver ma place dans notre société, à m’y sentir utile.

Cette longue et pénible expérience a marqué de façon indélébile la manière de laquelle je suis sensible aux problèmes de notre société. À cet égard, j’ai de plus en plus de mal à me faire aux différents discours des syndicats que je tiens pour responsables de la plupart des inégalités et injustices salariales sur lesquelles on ne peut plus revenir aujourd’hui au nom “d’acquis sociaux”… mais je m’égare.

Alors qu’on vient de me proposer lundi un emploi à durée indéterminée (pour lequel je n’ai encore rien signé), d’anciens contacts viennent me susurrer d’envoûtantes propositions. Dans le meilleur des mondes, je n’aurais pas à choisir, mais notre monde n’est pas le meilleur qui soit. Et je dois aujourd’hui décider entre un emploi stable, intéressant et diversifié, dans le domaine de l’immobilier et de la sécurité, qui débute à un échelon peu élevé, avec un salaire qui n’est pas à la hauteur de mes attentes salariales, mais me laissant matière et manière à une progression, ou un emploi dans le secteur de l’informatique et du service qui me passionne, à un salaire misérable, sans réelle perspective de carrière, sans pérennité d’emploi, au sein d’une entreprise qui ne pourra jamais m’offrir la moindre formation qualifiante supplémentaire.

Certaines personnes plus matérialistes que moi feront le choix évident du premier emploi. Certaines personnes plus impulsives que moi feront le choix évident du deuxième emploi. Mais je ne suis dans l’absolu ni l’un ni l’autre. Entre le principe de réalité et le principe de plaisir, mon coeur a du mal à trancher. Suis-je un adulte prêt à assumer une vie d’adulte avec ce qu’elle implique : vie sentimentale constructive, avec mariage, naissance(s), placement dans l’immobilier, économies… Ou suis-je encore attaché au côté imprévisible de certaines de mes décisions, changeant d’avis au gré de mes pulsions, faisant une confiance aveugle à mon intuition et acceptant les conséquences qui en découlent, dussent-elles avoir un impact non négligeable sur mon confort ?

Un peu de l’un et un peu de l’autre. L’insouciance de ma vie d’étudiant mâtinée par l’envie d’assurer mes arrières. Je ne peux aujourd’hui ni assurer mon plaisir, ni trouver du plaisir dans mon assurance. La vie use méthodiquement mes idéaux, je vais devoir changer mes rapports avec la vie.

3/11/2005

Le Mont Charvin … en bonne compagnie

Rando, en compagnie cette fois

Après des semaines de silence, n’ayant que peu de choses à annoncer mis à part que mon CDI fraîchement obtenu me prive d’une partie de mon temps libre, il était plus que temps que je mette en ligne les photos de ma dernière randonnée mémorable.

Il y a des plaisirs qu’on aime s’offrir seul, et il y en a quelques uns qui s’apprécient d’autant qu’on les savoure en bonne compagnie. Au menu de cette dégustation, du soleil (un peu), des montagnes (partout), du beau monde, quelques animaux représentatifs de la faune alpine, une destination perchée et un parcours qui relie mon lit à ce sommet pétrit d’heureuses découvertes.

Après une courte nuit, Nicolet me fait le plaisir de me conduire aux contreforts de la Haute-Savoie afin de gravir le Mont-Charvin (2 409 mètres). Je ne connais pas le massif des Aravis, c’est la surprise, je ne connais que ce que les vaches y produisent de meilleur : le reblochon (ouais, ça vient de là…). La suite se passe en images.