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Romain.info Monologue extérieur
admin

31/1/2006

Bon, ça y est c’est mon tour…

Mariage

Je vais vous surprendre probablement en parlant de mariage. Il fallait que ça m’arrive, c’était dans l’ordre des choses. Mes meilleurs amis sont tous mariés et ont déjà leur premier enfant, s’ils n’en sont pas déjà au troisième pour les plus avancés. Or, mon profil de trentenaire non marié a l’air de troubler beaucoup de mes congénères qui s’inquiètent de ce que je n’ai pas encore de descendance. Mais je vais les rassurer. Concernant mes capacités à procréer, tout est là, toute fonctionne (croyez-moi sur parole), mais il faut que je sois vierge jusqu’à mon mariage… Concernant le mariage, il approche à grand pas. L’évènement va se dérouler cet été. La date a été fixée au 28 juillet, et compte tenu que la mariée est américaine, cela va se dérouler à Washington D.C.

Avant que vous n’alliez imaginer que je suis le marié, je voudrais dissiper vos doutes en précisant que je ne suis pas du tout du style de la mariée. Enfin de celle que je connais. Parce que ce mariage à deux mariées. Il y aura certainement quelques hommes aussi, mais pas un qui n’intéressera les mariées. Alors que je suis certain qu’à table je vais être installé à côté d’un convive qui me trouvera “very interesting“… J’ai comme un pressentiment. En plus l’accent français continue d’avoir du succès en Amérique du Nord.

Plaisanterie mise à part, je suis content que ma meilleure copine américaine ait trouvé l’âme soeur, content qu’elle puisse officialiser cela, et content de trouver une occasion pour la revoir. Et puis j’ai tellement d’ami(e)s à revoir au Canada aussi que je vais y faire un détour, c’est officiel, les dates sont maintenant fixées.

29/1/2006

Pourtant tout avait si bien commencé…

Auto-stop

Ce devait être un week-end relax avec un programme bien étudié pour sa dose de plaisirs aussi variés soient-ils. Quelques heures de route vers la Suisse, direction Gruyères pour y découvrir le fromage du même nom, son village, et les alentours. C’était l’occasion pour aller déguster les spécialités fromagères locales notamment la fameuse crème de Gruyère, introuvable même dans nos régions savoyardes. Puis il était convenu que nous allions contempler le 28e Festival International de Ballons à Château-d’Oex. Ceci devait être suivi d’une agréable nuit dans un chalet B&B et la journée suivante consistait simplement à s’offrir un après-midi de plaisir dans les espaces oriental (hammam mixte) et nordique (sauna mixte… et naturiste) de Lavey-les-Bains.

Bref, la grosse vie sale, des loisirs relax et de la bouffe “cochonne” qui va séjourner longtemps sur mes papilles avant d’aller satisfaire les bourrelets naissants de mon corps décidément de moins en moins longiligne.

Mais voilà, j’aurais pu vous faire le récit épique de ces aventures si la voiture utilisée (qui n’est pas la mienne fort heureusement) n’avait pas décidé de tomber en panne sitôt entrée sur l’autoroute. Quelques heures plus tard et plusieurs sauts de puces plus loin nous étions encore à moins de 30 km de la maison, immobilisés pour le week-end, pestant contre les services d’assistance des assurances qui ne nous proposaient rien de mieux que d’amener le véhicule 30 km encore plus loin de notre domicile… Nous avons préféré faire du stop dans l’autre sens. Et nous avons eu de la chance. J’ai toujours compté moins de 50 véhicules avant qu’un automobiliste généreux ne vienne à notre secours. Mais pour 30 km il a fallu tendre le pouce trois fois. C’est donc à coup de saut de puce que nous sommes aussi revenus à la maison.

Pour nous remettre de nos émotions, nous avons décidé de noyer notre chagrin dans un bon repas chaud. Direction Le Grillon à la Motte Servolex où nous avions entendu dire que les cuisses de grenouilles y étaient bonnes et servies à volonté. En fait, point de service à volonté, mais une agréable découverte. Au milieu de nulle part ce restaurant apparaît comme une verrue au milieu des champs. Au premier regard on a l’impression d’entrer dans une usine. Il y a tellement de tables qu’on ne peut étouffer la crainte d’avoir à supporter une énième cantine scolaire. La déco est un mélange entre un style qui évoque les années soixante avec son formica, ses angles droits et des lumières jaunes, et un style nettement plus contemporain avec des voiles drapés et une section non-fumeurs séparée par une vitre des espaces plus pollués. La carte n’est pas spécialement bon marché, mais il faut avouer que le prix est à la hauteur du plaisir qu’on découvre sous notre fourchette. Mignardises, pain et eau vous attendent à table. Un Kir vous est servi dès que vous êtes assis. Puis cela s’enchaîne, entrée, plat principal accompagné d’un gratin dauphinois crémeux, plateau de fromages très appétissant, et dessert qui achève de vous rassasier. Quant aux grenouilles (délicieuses), sachant que toutes les espèces sont plus ou moins protégées en France, j’ai questionné le serveur sur leur provenance. Ce plat est tellement connoté comme appartenant à notre culture (nous ne sommes pas des “froggies” pour rien) qu’il reste surprenant d’apprendre que nous mangeons un produit congelé en provenance d’Indonésie !?

Cela dit, Le Grillon reste une très bonne adresse, mais réservez impérativement pour avoir une place dans la section non-fumeurs. Il est incompréhensible que les efforts des cuisiniers pour préparer des plats fins à l’aide d’ingrédients choisis pour leur fraîcheur et leur qualité gustatives aient tous le goût de tabac. Pour avoir testé la salle fumeurs, je refuse d’y retourner si je ne peux pas sentir ce qu’il y a dans mon assiette.

14/1/2006

Lyon illuminée !

Avec un retard coupable, je vous livre en vrac quelques extraits de ma dernière escapade à Lyon où, hébergé par un très sympatique couchsurfer j\’ai eu la chance d\’assister a la fête des Lumières. Je garde de très belles images de ma soirée sur place, malheureusement la technologie mise à ma disposition et ma maîtrise de cette dernière n\’ont eu que fort peu de résultats probants. La preuve en images :

Par ailleurs, au cours de la journée qui a précédé, j’ai eu l’occasion de visiter Lyon, en plein jour, au milieu de l’abondante foule compacte venue faire ses amplettes pour les fêtes de nowel. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir dans les vitrines des Galeries Lafayette, dans des décors destinés à émouvoir les enfants, d’innocents nounours se livrer à un spectacle porno effrené. Il faut le voir pour le croire. Il y a même un nounours qui zigne une pile de tasses !

Le lendemain matin, guidé par notre indispensable hôte, nous avons eu l’intelligente idée de quitter notre refuge chauffé pour nous rendre pas loin, sur les sommets du quartier de la Croix-Rousse, pour y découvrir l’existence du crieur de rue ! Le crieur dispose dans les bistrots du secteur de petites boites dans lesquelles tout un chacun est invité à y déposer un billet destiné à être lu à haute et intelligible voix le dimanche matin de 11h00 à 12h00. La jour J, à l’heure H et à l’endroit habituel, le crieur de rue monte sur son autel et sans honte ni censure crie à la foule vos messages, y compris les plus dingues. Petit extrait non contractuel. (La saison du crieur est hélas terminée pour cette année, mais il sera de retour avec les rayons de soleil).

12/1/2006

2/1/2006

Vous reprendrez bien un petit bout de vigigruyère ?

Vigipirate

Vous avez eu de la chance. Vous ne le saviez pas, mais aujourd’hui vous auriez pu mourir. Avec la complicité d’amies précieuses j’ai fait transiter par les airs, puis par les rails, un colis d’une taille notable (près de 99,9 dm3), d’un poids appréciable (13,2 kg), d’une couleur pas spécialement discrète (grise et bleu/vert/pétrole), et je n’étais même pas à côté du colis pendant le trajet ! En gros, si ça avait été une bombe, elle aurait pu exploser quand je le voulais.

En pleine paranoïa vigipirate rouge, prolongée depuis le 17 novembre 2005, il est toujours possible de laisser un colis abandonné dans un TGV, et de le récupérer dans une autre gare (accessoirement vous économisez ainsi les coûteux services d’un coursier, tout en gagnant un temps précieux). En gros, mis à part de payer des patrouilles armées peu amènes, de fermer l’accès des consignes, d’autoriser les contrôles d’identité au faciès, toutes ces mesures de prévention ne servent à rien. Et d’ailleurs, les terroristes sont aussi malin que vous et moi, je ne vois pas en quoi une patrouille de CRS dans une gare les empêcheraient de faire sauter la gare au complet. Cet état de parano m’agace.

En tout cas merci Akelia pour avoir été la gardienne du colis, Lysis pour en avoir été la messagère, et à mon frère pour avoir aimablement récupéré cela en gare de Grenoble. Grace à vous je remets la main sur mes ustensiles de cuisine, ma cocotte minute Lagostina et sur d’autres découvertes que je ne manquerai pas de faire quand j’ouvrirai cette grosse boite dont j’ai oublié le contenu exact après deux ans… Et oui, déjà deux ans.

1/1/2006

Meilleurs voeux pour 2006 !

Si je n’avais pas attrapé un rhume précisément la veille du 1er janvier 2006, j’aurais pu être plus expressif. A défaut de cela, je me suis contenté de plagier une idée introduite par Bob Dylan.

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