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Romain.info Monologue extérieur
admin

19/2/2006

Devenez un intermédiaire musical bénévole… et faites des économies !

iTMS

Amis québécois, compatriotes français, et habitants de cette planète… Je lance aujourd’hui une mini révolution musicale. Utilisateur régulier de l’iTMS, je n’ai jamais ni apprécié ni compris que la musique numérisée ait un coût différent selon qu’on l’achète en France, en Angleterre ou au Canada.

Télécharger une page internet ne me coûte pas plus cher que le site soit hébergé au Japon ou chez mon voisin. Le même raisonnement ne semble pas applicable à la musique visiblement. Le libéralisme économique semble avoir quelques limites. Jusqu’à aujourd’hui en tout cas. Utilisons leurs armes pour modifier leur système économique. L’iTMS ne vous permet pas d’acheter de la musique dans un pays dans lequel vous n’avez pas une carte de crédit. Soit. Mais rien ne vous interdit de servir d’intermédiaire pour acheter de la musique pour quelqu’un d’autre.

Je propose donc un système d’échange de musique aux personnes intéressées. Si un album vous intéresse sur l’ITMS français, et si un album m’intéresse sur l’ITMS de votre pays, nous aurons l’occasion de faire de belles économies tout en continuant à soutenir économiquement la production des artistes que nous soutenons, et cela en cessant d’engraisser les majors.

Les économies sont souvent supérieures à 100%. En d’autres termes, il vous en coutera souvent moitié moins cher d’acheter l’album d’un artiste français par mon intermédiaire, au prix de l’iTMS français, que de le faire sur l’iTMS de votre pays, si tant est que l’album soit disponible. Exemples :

Comparaison des coûts des albums selon les pays (taux du 19/02/2006) (source XE) :
9.99$US = 8,37 €
9.99$CAD = 7,25 €
9,99 € = 11.93$US
9,99 € = 13.75$CAD

Les règles de l’échange sont à affiner, mais elles comportent obligatoirement la preuve de l’achat (reçu iTMS). Le fichier devra être transformé en MP3 pour enlever la protection instaurée par Apple et permettre à l’utilisateur final de pouvoir accéder au morceau. Ces échanges sont non commerciaux, sur la base tarifaire unique du prix des albums sur l’iTMS le moins cher. Aucune rétribution ne doit être ni demandée ni perçue. J’affinerai les modalités de l’échange au fur et à mesure que les questions surviendrons. Si l’idée vous intéresse, manifestez-vous et je mettrai en place une structure dédiée si la demande le justifie

6/2/2006

Je vais acheter un truc qui fait vibrer ma soeur

Moto

Certains l’ignorent sans doute, et la majorité n’en a rien à faire, mais il se trouve que j’ai été piqué récemment du désir de m’acheter une moto. Ma première expérience avec un engin à deux roues à moteur remonte à mes quinze ans. J’ai toujours détesté les mobylettes, et pourtant ce jour-là j’ai emprunté celle d’un ami. Quelle expérience…

Nous nous étions réuni à Annecy pour la soirée mardi Gras des Éclaireurs et Éclaireuses de France. En fait, c’était surtout dans l’idée de faire une grosse teuf, de nous soûler la gueule (et oui à quinze ans, y’a plus de morale), et d’éventuellement conclure avec les « Eclaireuses » les moins girondes (un jeu de mots à la portée de nos cervelles adolescentes leur avait attribué le patronyme prometteur et affectueux d’Allumeuse). À cette époque, je buvais de l’alcool. C’était une habitude sociale. C’est aussi aux « Zéclés » que j’ai commencé à fumer. Finalement, quand j’y pense, ce n’était pas si recommandable que ça. Pour enfoncer le clou, dois-je ajouter que c’est là-bas aussi que j’ai pu toucher ma première paire de seins naissante ? En fait, mettez-vous dans la peau d’un ado, les Zéclés c'est le pied (notre ancien leitmotiv).

Bref, toute cette longue digression pour en venir au fait qu’après une longue nuit (blanche) de beuverie à danser sur des musiques qui me font sourire avec tendresse aujourd’hui, j’avais décidé -en grand sportif en devenir que j’étais- qu’il n’y avait rien de mieux pour me sortir de ma torpeur alcoolique que d’aller courir le long du proche parcours de santé. L’activité cardiaque mêlée à la fraîcheur de l’air le matin autour du lac me paraissait une solution rationnelle à mes problèmes. Mais redoutant d’avoir à marcher le petit kilomètre qui nous séparait du parcours de santé, j’avais emprunté à un ami sa mobylette flambante neuve. On voit là où commence mon courage, mais aussi où il montre ses limites.

Or, les statistiques sont accablantes, un conducteur inexpérimenté -jeune qui plus est- qui n’a pas dormi de la nuit et qui a un taux d’alcool largement au dessus des limites sarkoziennes à peu de chance d’arriver à destination sain et sauf. Ayant toujours trouvé un caractère réconfortant aux normes, le hasard fit que j’en fasse la douloureuse découverte : après une ligne droite en côte -à fond- effectuée sans problème, le premier virage approché en survitesse me rappela que contrairement à mon vélo, sur les engins à moteur, le frein avant est à droite. Résultat des courses, après des détails que je vous épargne, je gisais sur le bas côté, la mobylette sur le corps. Pas une égratignure sur l’engin, et pour autant que je pouvais le constater, aucune sur moi non plus. Pourtant, quelque chose n’allait pas comme prévu, et je ne tardait guère à mettre la main dessus (mais alors vraiment pas longtemps…) : triple fracture tibia-péroné de la jambe droite.

J’ai passé 5 mois dans le plâtre, en partie à cause de mon inaptitude à cicatriser convenablement. Je suis devenu un expert dans la conduite du fauteuil roulant, moyen de locomotion sur lequel je sais aujourd’hui faire du deux roues sans peine. Je mis de longues années à remonter sur un vélo sans appréhension. Pourtant un jour, désirant un moyen de transport propulsé par une énergie pour laquelle j’étais prêt à payer (plutôt que de consumer la mienne), habitant alors à Aix-en-Provence, je décidais de m’acheter un scooter 125 cm3 automatique. Or, pour conduire cela, il fallait un permis 125 cm3… Pour 10 € de plus j’optais pour le permis toutes cylindrées. C’est ainsi que j’ai découvert pendant mes heures de conduites le plaisir de la conduite à moto, au volant d’une Yamaha Diversion. J’adorais cette moto.

Trop chère pour mon salaire de l’époque, elle ne l’est plus pour mon salaire actuel. Cependant, elle n’existe plus, et depuis longtemps. Tout ce petit monde bouge assez vite, et aujourd’hui j’hésite entre quelques modèles. Sans vous dire ma préférence, voici quelques motos qui ont retenu mon attention. Elles ont en commun le fait d’être relativement bon marché (entre 6000 et 8000 €), d’avoir autour de 650 cm3 ce qui est à la fois largement assez et largement trop pour faire de la route.

Il y en a certainement parmi vous qui n’aiment pas la moto, ou qui n’ont jamais essayé et ne peuvent donc se faire une opinion. En me permettant de détourner une célèbre citation, je vous rappelle cependant que si vous ne venez pas à la moto, la moto viendra a vous. Mais je ne vous le souhaite pas. (source).