Elles sont là !

C’est très étrange de savoir qu’elles sont ici, pourtant je savais qu’elles allaient arriver ces jours-ci. Mais c’est une chose de le savoir, et c’est est une autre d’en profiter. Et là j’en profite. Je profite de la présence de celle-ci, on parle de tout et de rien, de choses profondes, de secrets de famille, de détails personnels, et même si cela fait des années qu’on se connaît, qu’on pourrait écrire dix fois la Bible si on retranscrivait ce qu’on a pu s’écrire ou se dire, c’est un plaisir identique au premier jour. J’ai même du mal à me souvenir de la date de notre première rencontre, j’ai l’impression que cela remonte à si longtemps déjà , alors que cela ne fait guère plus de quelques années, une poignée tout au plus. Parler avec elle me replonge plusieurs années en arrière, fait rejaillir des souvenirs que le temps avait patiemment occultés. Sa présence me fait redécouvrir quelques plaisirs simples de mon existence auxquels je m’étais par trop habitué, aveuglé par la jouissance quotidienne de leur présence. Ce regard extérieur, typiquement ethnologique, me rappelle à la fois qui et où je suis.
Quant à l’autre, c’est très différent. Après tant d’années à rêver de la rencontrer, j’ai enfin pu la voir et même la toucher. Surtout la toucher, me dois-je d’avouer. Pour ma décharge, elle n’est pas farouche, et je peux être concupiscent. J’avais la bouche ouverte quand on me l’a présentée au premier jour, mais c’est avec un peu plus d’assurance que mes mains se sont posées sur elle avant-hier. Car ce jour-là , je savais qu’elle venait pour moi, qu’elle était à moi, alors j’ai très calmement promené mes yeux sur sa silhouette toute en rondeurs. Sans pudeur et sans honte, j’ai tourné autour d’elle, admiré la volupté de son cul (et quel bonheur ce fut…), le décroché de sa taille, puis mes pensées se sont perdues, je n’avais plus qu’une obsession, lui grimper dessus. Je m’étais acheté le jour même une protection en plastique juste à son attention, je l’avais choisi à ma taille et je brûlai de l’enfiler. Je pourrais vous parler de ce qui suivit, mais je sais que vous avez beaucoup d’imagination…
C’est en partie pour cela que je tiens à préciser que la première est Akelia, et que la deuxième est ma moto.


