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Romain.info Monologue extérieur
admin

31/5/2006

30/5/2006

29/5/2006

25/5/2006

Leçon n°1 : le kilomètre 584

Accident moto

Je me serais volontier épargné cette étape, mais il semble qu’elle soit inévitable. Au même titre qu’un tache sur votre chemise faite pendant le petit déjeuner : vous savez très bien ce qui pourrait arriver, vous faites tout votre possible pour l’éviter, mais à un moment il y a cette insignifiante miette de tartine qui se décroche, vous assistez à la scène au ralenti, c’est une réaction en chaîne. Elle tombe dans votre bol, s’enfonce dans la masse chocolatée, une goutte remonte à la surface et vous éclabousse en s’éclatant sur la surface laiteuse… C’est imparable.

De même, tout confiant, je me disais que je n’allais jamais tomber à moto. Je savais ce qu’il ne fallait pas faire, je faisais tout pour contrôler ma trajectoire, ma vitesse, mon environnement. Tout ça je le faisais bien, sauf hier soir. Pour faire le fier devant des amis je les ai doublé trop vite, eu trop confiance, puis j’ai vu ce petit bout de plastique à l’entrée du virage, j’ai trop élargi ma trajectoire pour l’éviter (pourquoi j’ai fais ça d’ailleurs ?) et j’ai terminé ma course hors de la route. Finalement j’ai chuté, à faible allure certes, mais j’ai quand même payé le prix de ma connerie passagère : plastique latéral abimé, repose pied passager déssoudé, pédale de frein au pied repliée, manette de frein cassée.

Mon rodage n’est pas terminé et je souhaite vivre jusqu’à 80 ans, il va falloir que je me tempère.

23/5/2006

La chatte qui se prenait pour une chienne

Minette

Je réalise que ça pourrait être le titre d’un film pour adulte, mais c’est une histoire grand public en fait. J’ai une chatte noire (je parle de l’animal hein !… gang de pervers…) qui est un animal d’appartement. Depuis près d’un an elle habite ainsi que moi-même dans une maison en rez-de-jardin, ce qui change ses habitudes. Elle ne s’éloigne jamais vraiment, elle a peur du chien du propriétaire, de ceux des voisins et des autres chats qui vadrouillent. Sans compter ces poules et ces oies en liberté qui ne lui inspirent pas vraiment confiance.

Bref, c’est une chatte froussarde, mais charmante au demeurant. Un peu geignarde, mais bon.

Or, ce soir on est allé se chercher un kebab à pieds, à 800 mètres de la maison. Après quelques mètres, j’ai réalisé que l’animal nous poursuivait. Et ça a continué jusqu’au restaurant. Elle est revenue en nous suivant, plus péniblement, mais jusqu’à bon port. Point de laisse, de fil ou de trucage. J’ai le seul chat que je connaisse qui se comporte comme un chien dressé.

Coupeur de cheveux, répond-moi…

Coiffeur

Cela m’arrive tous les trois ou quatre mois, je me rends chez le coiffeur, et j’en ressors avec une foultitude de questions. Alors, je les couche ici en espérant qu’un coiffeur puisse y répondre, puisque je suis incapable de verbaliser tout cela dans l’instant. Comme il se trouve que les coiffeurs sont très très souvent des coiffeuses, mes questions s’adressent parfois à elles :

  • Pourquoi est-ce que je m’endors à chaque fois qu’on me lave les cheveux ?
  • Pourquoi est-ce que je voudrais que ce mélange de chaud, de mouillé et cette salade de doigts qui me masse le cuir chevelu en produisant une mousse épaisse et odorante, bref, pourquoi ça je voudrais que ça ne s’arrête jamais ?
  • Coiffeur, pourquoi tu t’arrêtes toujours ?
  • Pourquoi j’ai l’impression que tu repasses sans arrêt au même endroit trois ou quatre fois ?
  • Pourquoi tu me demandes comment je voudrais voir mes cheveux si c’est pour me décevoir aussi souvent ?
  • Pourquoi tu veux toujours me mettre du gel ?
  • Mes cheveux sont-ils plus jolis quand ils sont gras et poisseux ?
  • Pourquoi est-ce que tu me demandes toujours ce que je fais dans la vie ?
  • Pourquoi j’ai l’impression de perdre mon temps quand je t’explique ce que sont l’ethnologie et la muséologie ?
  • Pourquoi tu mets autant d’attention à protéger mes vêtements et aussi peu de zèle à me protéger le visage ?
  • Pourquoi tu me demandes sans arrêt si ça va “comme ça” alors que tu m’obliges toujours à enlever mes lunettes ?
  • Pourquoi c’est si important que je regarde ce que tu as fait dans ma nuque ?
  • Est-ce que tu peux faire quelque chose si c’est trop court ?
  • Pourquoi quand tu dis avoir terminé tu me laisses avec plein de cheveux dans les oreilles et sur le visage ?
  • Pourquoi tu ne me laves pas les cheveux après la coupe ?
  • Pourquoi tu ne me donnes pas le mode d’emploi quotidien pour maintenir ma coupe de cheveux telle qu’elle est quand je sors de chez toi ?
  • Pourquoi malgré tous tes sourires, toutes tes attentions et tes efforts désespérés pour trouver un sujet de conversation je ressors quand même sans ton numéro de téléphone ?

4/5/2006

Mont Pécloz en partant de la Chapelle de Bellevaux

Rando

Profitant d’une journée radieuse, sur l’initiative d’Akelia, nous avons entrepris de nous lancer dans une première (pour elle) : grimper au dessus de 2000m d’altitude à la seule force de nos jambes. Entrepris un peu à la dernière minute, nous avons cherché la veille un sommet répondant à son cahier des charges, et si possible pas trop loin d’Aix-les-Bains. Situé dans le massif des Bauges, le mont Pécloz culmine à 2197 mètres. C’est haut et on l’a donc désigné volontaire pour notre escapade. Ce qui était surtout frappant c’était l’altitude de départ : 870 mètres seulement. Le sommet était donc à 1327 mètres au-dessus de nos têtes lorsque nous avons quitté la voiture vers 9h30.

La première partie de la randonnée en direction de la Chapelle de Bellevaux se fait sur une route goudronnée, puis sur un chemin forestier presque carrossable. Après une fontaine, on part en direction d’un énorme névé, ou d’un petit glacier selon les écoles. Par la suite, le chemin monte en pente soutenue sur la gauche de la vallée, dans les sous-bois fort heureusement. On croise un énorme couloir d’avalanche et la quantité de neige encore accumulée au mois de mai est impressionnante. Suivre le sentier le plus à droite à l’intersection suivante (pas de panneau indicateur) et s’engouffrer sous les sapins, au frais. Sur ce chemin, un peu plus haut, on a dérangé deux bouquetins qui ont détalé trop vite pour que je les immortalise. On arrive enfin à la lisière de la forêt et devant nous commencent les alpages. Plus d’ombre, ni de fraîcheur, là commence la partie réellement difficile de cette randonnée. Dès qu’on entre dans les alpages, le sentier, à peine visible par endroits, serpente le long de la crête jusqu’au sommet. Il grimpe tellement vite que l’ascension s’apparente parfois plus à de l’escalade qu’à de la randonnée. On croise encore quelques névés, et il faut faire très attention, car l’herbe, complètement lissée après la fonte des neiges, est très glissante. Les cailloux font de piètres appuis, ils se dérobent et de descellent de la paroi. Les mottes de terre, heureusement peu humides le jour de notre ascension, sont encore les prises les plus sécuritaires qu’on puisse trouver. Le bâton n’est pas vraiment une option, ni à la montée, ni à la descente.

Tous ces efforts distillés pendant plusieurs heures, près de cinq dans notre cas puisqu’Akelia n’a cessé de poser son bâton pour prendre des photos, vous permettent d’accéder à un panorama assez incroyable pour la région. On distingue très clairement toute la chaîne de Belledonne, jusqu’au Mont-Blanc qui se dessine au-dessus d’Albertville, quelques sommets de Haute-Savoie dont j’ignore les noms, un bout du fond de la vallée des Bauges, le Grand Colombier, la station de ski Margeriaz (encore enneigée !), un coin du Revard et le massif de la Chartreuse au loin. Bref, un très agréable panorama et la saison ne fait que commencer…

À noter aussi, quelque part en chemin,une goûteuse trouvaille qui nous remplira bientôt le ventre.