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Romain.info Monologue extérieur
admin

29/8/2006

Après la montagne et la neige, le soleil et la plage…

Vacances

La première partie de mes vacances bien qu’excellente manquait pourtant de cet ingrédient indissociable des vacances d’été : le soleil. Bien décidé à respecter cette tradition, j’ai enfourché ma moto à peine rodée en direction de Marseille, puis direction les Landes. Comme ce n’était pas moi qui portait le sac à dos cette fois, je n’ai pas hésité à y glisser tout ce que je trouvais indispensable… C’est à dire bien peu de vêtements en fait.

Assez chanceux, j’ai pu profiter pendant mon séjour d’un temps irréprochable, et de plages désertes. Mais bon, c’est souvent le cas dans les Landes. Les gens se précipitent sur la Côte d’Azur pour une raison que j’ignore, d’autant que tout y est à la fois plus cher, plus petit, plus peuplé, sans marée et sans vagues… Sans vagues ?! Mais sans vagues, point de fun ! Mon jeu estival préféré consiste à trouver un endroit sur la plage où les vagues viennent se casser brutalement, puis je m’installe bien au milieu et je me fais gommer le corps contre le rivage… Sans compter que j’avale pas mal d’eau dans l’exercice. Plus les vagues seront grosses, plus je boirai la tasse, plus je me ferai bousculer dans les rouleaux, plus j’en redemanderai…

Seul point noir, il faut bien en parler après ce qu’ils m’ont coûté, le camping “le vieux Port“. Pourtant, tout avait l’air bien. Un camping quatre étoiles (parce que je le vaux bien) avec de la place disponible (pas réservé) et des animations sur site. Premier choc le prix : 28 € 50 la nuit. Aouch ! Le prix d’un Formule 1 mais sans l’intimité, sans la télé, avec plus de bruit, plus de sable et il faut monter sa tente pour dormir… Mais bon, je voulais dormir en camping et après une journée passée à rouler, j’étais fatigué. On m’indique mon emplacement. Deuxième surprise : il est en pente. En pente à un tel point que ma moto ne tient pas en équilibre. Et puis le sable n’offre aucune stabilité pour béquiller la moto. Pourtant, j’ai bien précisé que j’étais seul, avec une moto… La réponse du placeur :

Des motardes ont eu le même problème, elles sont allées chercher des morceaux de bois pour caler leur moto…

En gros, non seulement après avoir exprimé mon insatisfaction, car après tout JE paye pour cet emplacement, on ignore tout à la fois ma plainte et les problèmes que j’évoque et je dois me démerder pour les résoudre en plus… Mais bon, il est tard, pas le temps de pinailler, je file en ville pour avaler une pizza avant que plus personne n’en vende. Au retour, la troisième bonne surprise : il est 23 h et la circulation est interdite dans le camping.

Mais vous pouvez laisser votre moto ici devant le camping…

Ben oui, et puis tu vas la surveiller toute la nuit bien entendu ? Parce que j’ai appris que la nuit c’est le temps idéal pour essayer une moto qui n’est pas la sienne. Visiblement le gardien ne veut pas céder, il fait ce qu’on lui dit de faire, je ne m’obstine pas, j’obtiens pourtant le “droit” de pousser ma moto jusqu’à mon emplacement. Mais bon… Il est loin et je me perds plusieurs fois. Je commence à trouver ma moto très lourde dans le sable… Je grommelle quelques insanités inaudibles alors que je croise plusieurs vigiles avec des chiens qui patrouillent dans le camping pour s’assurer que ce genre de règlement est scrupuleusement respecté. J’arrive enfin à ma tente, épuisée par cet effort et ma journée de route. Demain à moi la plage et la sieste au soleil…

C’était sans compter sur les animations nocturnes ! Ce soir c’est soirée disco. J’apprécie quelques instants la musique alors que je me prépare à dormir, puis je réalise que la musique est bien trop forte pour que je puisse dormir. Pourtant, je suis à des kilomètres de l’entrée… Vais-je me relever et attraper le premier vigile qui passe pour lui faire remarquer que ça ne sert à rien de m’empêcher de regagner mon emplacement à moto si personne ne peut dormir jusqu’à minuit tant que cette musique tonitruante nous enveloppe ?! Mais je me rappelle qu’il a un chien, et puis d’ailleurs, cela fait déjà une heure que je m’énerve dans ma tente et il est minuit, la musique s’arrête donc. Enfin, le sommeil. Enfin, cela aurait été le programme si mes &@#!$ de voisins n’avaient pas précisément choisi cet instant pour se raconter je ne sais quelle salade dont la sauce bruyante était encore plus forte que la musique précédente. Et pas un vigile ne va venir ? J’espère un peu… Mais non. Il devait y avoir un os à ronger quelque part dans une poubelle ou une petite danoise à draguer, mais personne ne s’est manifesté. Tout le monde autour leur gueulait tour à tour de se taire dans toutes les langues de l’Union, et malgré cela on n’a pas pu profiter des grognements de satisfaction d’un chien de combat qui mord dans une jambe qui bouge encore… Le lendemain, sans surprise, je quittais ce camping que je ne recommande à personne. Et pour être certain que Google l’intègre, je vais être encore plus clair : le camping Le vieux Port à Messanges c’est nul ! Le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas sans boules Quies, le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas pour dormir, le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas pour le confort, et le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas si vous êtes motard. Parce que le camping Le vieux Port à Messanges ne mérite ses étoiles que par le prix prohibitif qu’il pratique.

Allez plutôt au camping municipal “Les Sablères” à Vieux-Boucau, situé à 200 mètres de là, encore plus près de la plage, deux fois moins cher, bien plus calme. Seul bémol, pas de papier toilette à disposition dans celui-là.

Du col du Glandon aux lacs des Sept Laux

Randonnée

Ça faisait longtemps que je n’avais pas chaussé mes grosses godasses pour une rando digne de ce nom. Et comme mes vacances approchaient, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais. Armé d’une partenaire de rando, d’un gros sac chacun, d’une carte, d’une tente, d’abondantes provisions et d’une planification très précise, nous avons effectué une boucle de quatre jours partant et revenant au col du Glandon (1924 m.) dans le massif de Belledonne.

Dès le départ nous disposions d’une idée assez précise de la météo que nous allions rencontrer. Aussi, dès le départ j’ai senti que nous allions vivre de belles galères. Nous lançant seulement vers 15 h, à n’en pas douter la nuit allait être courte. Comble de malchance, mon pneu avant droit a déjanté à quelques mètres du col sur la superbe route sinueuse qui y mène (j’y retournerai à moto…). Il a donc fallu changer le pneu pour parcourir les derniers 500 mètres. Pour corser le tout, ça sentait la neige. Arrivé à la Combe de la Croix, nous avions un avant-goût de la nuit déjà proche, le soleil s’étant déjà réfugié de l’autre côté de la montagne. Bon, c’est pas tout, mais il faut y aller, hein !

Au fond de la combe, en surplomb, on devine quelques bêtes à cornes curieuses de l’agitation que nous créons dans leur milieu. Nos pieds font connaissance avec la neige. Nous plantons finalement notre tente au lac de la Croix (2415 m.). La neige recouvre tout. Au réveil, elle recouvre même notre tente d’une couche bien lourde et uniforme de quinze bons centimètres. Nous plions le camp à la hâte, transis par le froid, et nous dirigeons vers le Col de la Croix surplombant le lac à 2529 mètres. Nul sentier à partir de là, on navigue à vue, enfin, au travers de l’épais brouillard qui recouvre tout. Après avoir passé le col, on redescend quelques kilomètres quand on remarque que les piquets de tente (dont je n’étais PAS responsable) ont disparu… Petite panique, direction le col, sans les sacs, à la recherche des piquets. Mais enveloppés dans du plastique blanc, tombés sur la neige, ils se révélèrent impossibles à retrouver. Impossible d’utiliser la tente désormais… On doit revoir notre itinéraire. Pour la soirée à venir ce n’est pas un problème puisqu’on dort dans un super petit refuge (1784 m.) dans la combe Madame. Le parcours essentiellement en descente et en devers s’effectue sans peine. Un troupeau de moutons de 900 têtes entoure le refuge. Les agnelets sont gardés juste à côté.

Le lendemain, nous décidons de rejoindre le refuge des Sept Laux par la voie la moins facile, en passant par le col du Mouchillon (2516 m.) ce qui nous évite de redescendre à Fond de France, mais nous oblige à monter (et redescendre) dans un pierrier. La montée est très abrupte, les rochers glissants et nous faisons une halte pour manger au Cul du Pet (2222 m.). Pourquoi ce nom ? J’en sais rien… Mais bon, il fait froid et il faut y retourner. Au passage du col on distingue quelques-uns des lacs des Sept Laux. La redescente se fait à nouveau dans la neige (qui ne nous a pas beaucoup quittée). On devine le Col des Sept Laux (2184 m.) et le Lac du Cos un peu plus au sud. À l’approche du refuge, on découvre les installations hydrauliques qui restent discrètes. En soirée, le soleil nous offre un dernier spectacle sur la Crète de Mouchillon que mes photos rendent malheureusement assez mal. La luminosité nous permet même de discerner le col du Mouchillon par lequel nous sommes arrivés. Un regard ver le sud nous fait découvrir le lac de Cottepens que nous longerons le lendemain.

J’en profite pour parler du refuge des Sept Laux. Il mérite un paragraphe à lui tout seul tellement l’accueil y fut minable. À peine franchi le seuil, un ado mal coiffé ayant du mal à nous fixer dans les yeux nous fait part des “règles” du refuge. En fait, c’est un ensemble d’interdictions qu’on nous assène, sans un bonjour, ni un bienvenue. On nous impose de laisser nos sacs à l’entrée, dans un local trop petit pour accueillir les besaces des randonneurs… Ridicule. En plus, c’est le seul endroit où nous sommes autorisés à préparer notre repas (à moins de manger au refuge). Besoin de faire un brin de toilette ? Ça tombe bien ce local est aussi la salle de bain. Aucune intimité, d’ailleurs les chaussettes de tout le monde sont suspendues un peu partout telles des guirlandes malodorantes. La classe ! C’est le premier spectacle qui vous est offert à l’arrivée. Un “odorama” multicolore. Et n’espérez pas qu’elles sèchent, ce local n’est pas chauffé (alors que le refuge est équipé en électricité, un luxe). Nous avons dû remettre le lendemain nos chaussettes humides dans nos chaussures trempées. Comme si cela ne suffisait pas à faire notre bonheur, il se trouve que ce refuge est le plus cher de la région, et compte tenu des éléments évoqués, le prix pratiqué reste abusif (13 € pour la nuitée seule, la demi-pension est simplement inabordable). Malgré cela la literie est saine, confortable et le reste du refuge est chauffé. Dernière mauvaise surprise. Le responsable du refuge met tout le monde à la porte à 8 h 45 le matin !

Pour la suite de notre randonnée, nous avons longé les lacs des Septs Laux vers le sud. N’ayant plus de piles pour l’appareil, je n’ai pu faire que très peu de photos, mais j’ai fait une exception à proximité du lac de la Sagne qui comptait plusieurs surprises de taille. Vous ne voyez toujours rien ? Rapprochons-nous… Un peu plus près et on allait les toucher. Cette plaisante pause faite, la suite du parcours serpente dans un chemin abrupt, exposé et sans ombre jusqu’au Rivier d’Allemont. Nous avons alors fait du stop pour regagner la voiture au Col du Glandon.

À noter pour les prochaines fois :

  • Penser à prendre des guêtres ;
  • Penser à prendre une batterie de rechange pour l’appareil photo ;
  • Acheter une tente plus légère ;
  • Ne rien confier de vital à Amandine (à part la bouffe en échange de laquelle elle sacrifierait ses enfants si elle en avait) ;
  • Ne plus passer par le Refuge des Sept Laux, mais planter la tente autour ;
  • Penser à apporter des sachets de thé ;
  • Prévoir des étapes moins longues ;
  • Faire des photos des superbes lacs ;
  • Prendre l’option “sans neige” pour la prochaine fois ;

27/8/2006

Un diagramme de Gantt pour les recettes de cuisine ?

Recette & Gantt

Après avoir lu la mise en pratique d’une recette dictée à Akelia via MSN, j’ai tout à coup réalisé que la forme habituelle des livres de recettes n’était pas du tout adaptée pour mon confort de lecture et d’interprétation, car j’ai besoin d’avoir une vision globale d’un sujet avant d’en appréhender les détails.

Sans doute suite à de trop nombreuses années passées sur les bancs de l’université (et ce n’est pas terminé…) j’ai pris l’habitude de me référer à un “plan” avant d’aborder un sujet. Avant de lire un livre, par exemple, je commence par la table des matières. Cela me donne une bonne idée de la manière de laquelle l’auteur va aborder ce sujet dont j’ignore pour l’instant à peu près tout, tout en me permettant de saisir certaines étapes clefs du raisonnement aux travers des différents chapitres développés. De même, la lecture de l’introduction résume ces informations structurelle sous une forme plus développée.

Or, pour les livres de cuisine, l’approche est toute autre. On vous livre d’abord les ingrédients, dans un désordre apparent, plaçant pourtant dans les premières lignes, sinon la première, le mets principal qu’on compte cuisiner. Puis la recette débute et se suit dans un ordre chronologique, sans qu’on puisse identifier facilement les différentes étapes, de sorte qu’il faut avant tout lire l’intégralité de la recette avant de se lancer, sous peine d’avoir des surprises en cours de route.

Non seulement cette présentation linéaire est une abbération intellectuelle pour moi, mais elle me cause une perte de temps car je ne vois pas se détacher les différentes étapes, je dois donc fréquemment relire la recette (à cause de ma *très* mauvaise mémoire), et cette relecture prend d’autant plus de temps que la lisibilité de l’ensemble très médiocre. Imaginez qu’on vous livre un feuillet de cinq pages datylographiées en lieu et place d’un manuel illustré pour monter un meuble livré en kit et vous aurez une idée plus précise du problème que je souhaite évoquer.

Du coup, sachant que pour réaliser rapidement (et sans erreurs) une recette il me fallait (en plus des ingrédients) une vision synthétique, lisible et globale de l’ensemble, j’ai pensé que l’outil exprimant le mieux cette succession d’étapes était un diagramme de Gantt ! N’ayant pas de logiciel dédié à cette tâche, je me suis tourné vers mon tableur qui peut très bien faire l’affaire. En suivant les conseils du document PDF intitulé Comment créer un diagramme de Gantt avec OpenOffice.org je suis rapidement parvenu à mes fins. Il a fallu que je peaufine le découpage horaire, et le résultat n’est pas encore parfait, car il n’intègre pas la liste des ingrédients. Mais les résultats sont probants en terme de clarté en ce qui me concerne. D’un coup d’oeil je peux apprécier la durée globale de la préparation, les étapes les plus longues, l’enchainement de ces dernières et estimer le temps imparti à chacune d’entre-elles. Et je trouve ça plus clair, pas vous ?

Ma première ballade en groupe

Joe Bar Team

C’était la première fois que je participais à une balade organisée en moto. D’ordinaire, les balades je n’aime pas ça. Ce que j’aime c’est la randonnée ! Mais comme il est hors de question de faire une randonnée en moto, c’est sur les routes sinueuses des reliefs haut-savoyards offrant un panorama d’exception sur les montagnes environnantes que j’ai jeté mon dévolu. La balade organisée se déroulait sur deux jours et promettait d’être délicieuse en plus d’offrir l’occasion de rencontrer d’autres motocyclistes heureux possesseurs d’une machine identique à la mienne.

Tous les ingrédients étaient réunis, pourtant la sauce ne livra pas les promesses attendues. Pour commencer il y eu la pluie. Omniprésente pendant tout le trajet, elle me rappela que mes bottes et mes gants n’étaient pas étanches. Rouler les pieds mouillés c’est déjà super désagréable en soi, mais rouler les mains gelées l’est d’autant plus. J’ai malgré tout pu faire sécher mes chaussettes, gants et chaussures pendant la nuit passée dans un hôtel juché à flanc de montagne. L’organisateur de la visite avait tout prévu et tout bien prévu. Les Stromistes (conducteurs de Vstrom dans notre langage) étaient nombreux, dans l’ensemble forts sympathiques, même si je ne puis l’affirmer plus franchement n’ayant pas eu le temps de goûter aux joies des conversations avec tout le monde.

Mais il y a un “mais”… Il est regrettable que notre visite de près de 200km, effectuée pour l’ensemble sur les trois premiers rapports de notre boite de vitesse, se soit apparenté pour moitié à une épreuve de plateau, où chaque virage et chaque ligne droite était effacée au ralenti, voire en freinant… La balade idéale pour celui qui souhaiter effectuer le rodage de son véhicule. Sans prôner une conduite qui excède les limites permises par la loi, il y a quand même une nette différence entre rouler à 30km/h en montée (ce que nous fîmes à plusieurs reprises) et rouler au delà de 90km/h (ce que nous abstinrent de faire). Je n’ai pas bien compris pourquoi nous roulions à des vitesses inférieures aux allures auxquelles nous doublaient les rares voitures présentes sur notre trajet. Si le fait de rouler en groupe nécessite d’en passer par là (et il n’y a pas de raison quand le parcours est aussi simple qu’il l’était), je ne puis y trouver mon plaisir dans ces conditions. Je ne pense pas que la moyenne d’âge des Stromistes, qui oscillait ostensiblement entre les sémillants quadragénaires et les alertes cinquantenaires, soit à l’origine de cette allure monotone. Je pense que c’est la philosophie du groupe et de ses mentors qui le veut.

Je vérifierai mes doutes lors d’une prochaine balade, car je compte bien tenter l’expérience de nouveau, ne serait-ce que pour les rencontres qu’on y fait qui ont toutes été agréables en ce qui me concerne.

25/8/2006

16/8/2006

Y’a pas d’âge pour commencer !

Maman sur la moto

J’ai le sentiment que la jeunesse ce n’est pas tant cette vaste et indéfinie période de la vie située entre l’enfance et la maturité, mais bien plutôt ces décisions que l’on prend et qui surprennent notre entourage qui n’en ferait pas tant s’il avait (encore) notre âge.

Dans ce registre, ma mère a exprimé un désir qui m’a laissé la bouche ouverte de surprise pendant un bon moment. À l’âge canonique de … non, je ne vais pas faire ça, je dirais juste qu’elle est née en 1933 et vous ferez le calcul si cela vous chante (et ouais, c’est les vacances peut-être, mais ce n’est pas une raison pour ne plus rien faire du tout…). Bref, avec une ostéoporose en rapport avec toutes les bougies qu’elle souffle sur son gâteau d’anniversaire, elle voulait que je la conduise dans le sud, chez un de ses frères, … en moto.

La surprise passée, j’ai posé comme préalable, une petite ballade (voire plus) pour qu’elle juge si elle était capable de tenir les quelques 300km de virages couchés, de dépassements serrés, d’accélérations brusques, de pointes de vitesses (je roule pépère par rapport à la plupart des motard(e)s…) qui la séparent de son domicile à sa destination. Et aujourd’hui, c’était le grand jour. J’ai déjà pas mal pouffé en la voyant essayer de se glisser dans le casque, se plaindre qu’il n’y avait pas de place pour ses grandes oreilles, râler qu’elle étouffait derrière la visière fermée, puis remarquer la mine étonnée que “c’est lourd un casque“…

Imaginez une septuagénaire désemparée qui essaye de grimper sur un cheval et vous aurez une vision assez exacte de la scène quand elle a tenté de monter sur la moto. Par contre, c’est quand elle a voulu en descendre que j’ai franchement rigolé. Je n’ai pas eu le temps de lui expliquer qu’elle avait déjà un pied par terre, l’autre suspendu sur la selle, bien décidé à y rester, ma mère faisant un grand écart et tentant d’attraper le pied récalcitrant, marmonnant je ne sais quelle insanité que je ne pouvais heureusement percevoir derrière mon casque, et voyant arriver l’instant où le pied allait finalement venir en emportant tout le reste de sa personne au sol… Après bien des acrobaties dont je ne la savais pas capable, j’en ressortais avec deux certitudes :

  1. Ma mère est plus souple que moi.
  2. Je vais regretter longtemps de ne pas avoir filmé cet instant

Pendant la ballade, j’ai redécouvert que ma mère avait peur de la vitesse, peur des autres voitures et peur dans les virages. Peu importe, elle a ceint ma taille de toutes ses forces, exprimant quelques fois bruyamment dans mes oreilles sa terreur de l’instant. Après trente minutes d’une charmante promenade sur les hauteurs de la ville où je n’étais jamais allé auparavant, je la déposais à nouveau sur le sol dans son quartier, ankylosée, tremblotante mais heureuse.

Ses impressions sont ambigües. Elle se plaint de douleurs dans le dos tout en ayant conscience que sa crispation en est probablement la cause première, elle sent pourtant qu’au fil du trajet elle a pris confiance, et souhaite qu’il y ait une autre fois avant de tenter une étape plus longue. Bref, il n’est jamais trop tard pour se mettre à la moto (en tant que passager en tout cas) et je suis fier de ma mère d’avoir eu cette initiative.

Tous les motards devraient rouler avec leur mère dans le dos au moins une fois pour repenser la manière de laquelle ils conduisent.

9/8/2006

J’avais rendez-vous avec une vieille connaissance

Bonheur

Vendredi passé, j’avais rendez-vous avec une vieille connaissance. Elle n’avait pas beaucoup changé, si ce n’était peut-être une couleur que je n’avais pas l’habitude de lui voir porter. Toujours est-il qu’elle était là, sublime comme à son habitude, offrant ses formes que je connaissais déjà à mon regard observateur. Dommage, il pleuvait et j’ai dû me dépêcher de rentrer.

Je l’ai amené chez moi et puisque nous allons partager de nombreuses années ensemble, je lui ai fait une place… dehors.

Je remercie les personnes indélicates qui m’ont dérobé ma V-Strom 2006 bleue métallisée que j’avais malencontreusement rayée au cours d’une chute. Je remercie mon assurance et l’assurance complémentaire souscrite auprès de l’organisme de crédit qui a financé son achat. Sans la contribution de toutes ces personnes, je ne roulerais pas aujourd’hui sur une nouvelle V-Strom 2007 (déjà ?!) grise métallisée.

J’ai vérifié auprès de mes assurances, je peux répéter l’incident dans les 48 mois qui viennent, je suis complètement couvert pendant la durée du financement. Cependant, comme j’envisage de partir en vacances dans les Landes en moto, je vais tenter d’éviter que cela ne se reproduise. Je vais investir dans un cadenas. C’est de l’argent gaspillé, car je suis remboursé intégralement qu’il y ait un cadenas ou que mes clefs soient sur le contact. De plus, le cadenas, lui, ne m’est pas remboursé par l’assurance. C’est juste pour pouvoir garder une moto quelques mois de plus…

6/8/2006

Finalement, j’ai pris une autre décision

Après avoir fait du covoiturage au Québec, conjointement au couchsurfing en France, après avoir utilisé la colocation quelques années, je me lance sur une nouvelle vague d’échange donnant donnant dans la même veine : le partage de connexion Internet. Plutôt que de profiter abusivement de la bonté des autres, je l’ai sollicitée. Je suis tout bonnement allé sonner à la porte de mon voisin pour lui demander si en échange de quelques piécettes il n’accepterait pas de partager son accès internet avec moi. Et il a dit oui. C’était aussi simple que cela. J’ai reçu les mots de passe et tout ce qui va avec et maintenant tout roule parfaitement. Je n’ai pas eu à dépenser un centime pour l’ouverture d’une ligne téléphonique, et je paye un “abonnement” que je peux décider unilatéralement de ne pas renouveler le mois suivant, sans préavis. Le haut débit nous permet chacun de profiter pleinement de cet accès. Une limite cependant, pas de peer-to-peer, ou alors avec beaucoup de modération.

En fait, tout ne s’est pas déroulé aussi simplement que cela. J’ai bien eu l’accord du voisin rapidement, mais pour faire fonctionner tout cela il m’a fallu pas mal de temps. Et ce soir tout a fait par hasard j’ai trouvé la solution que je n’espérais plus. Je vais donc la détailler ici pour ceux qui comme moi ont eu des problèmes pour connecter un Mac(intosh) équipé du WiFi avec la LiveBox d’Orange (Ex Wanadoo). Il y a un bug d’Apple, pour une fois, il est bon de le connaître.

La liveBox, contrairement à n’importe quel autre boitier ADSL qui fait du WiFi, filtre par défaut l’adresse Mac (rien à voir avec les Macintosh…) des périphériques qui ont accès à son réseau. Il faut donc dans un premier temps lui faire savoir quel(s) ordinateur(s) on souhaite connecter. Sur le côté du boitier il y a deux boutons dénommés judicieusement “1″ et “2″. Il faut appuyer sur le premier pour activer le mode qui va permettre à la LiveBox d’associer votre ordinateur à cette dernière. Vous avez 10 minutes une fois ce bouton pressé pour faire une tentative de connexion avec votre ordinateur. Une fois ceci fait, votre poste sera autorisé. Il faudra attendre la fin des 10 minutes pour passer à l’étape suivante.

Ensuite il faut rentrer le bon mot de passe pour vous connecter. Et c’est là que le bug apparaît dans toute sa splendeur. Si, comme moi, vous avez en haut de votre écran l’état de l’Airport, vous devriez y voir le réseau qui s’affiche. Vous le sélectionnez et vous tentez de rentrer ce foutu mot de passe de 26 caractères (affiché sur un autocollant sous la LiveBox) sans fin, car rien n’y fait ça ne marche pas. Le message (en anglais) vous informe que le mot de passe est incorrect. Ce qui est faux. Vous avez raison de vous énerver.

Ce qu’il faut faire :

  1. Sélectionner Autre… dans le menu de l’Airport (pour afficher ce menu direction Préférences système > Réseau > Airport > c’est en bas de la fenêtre…).
  2. Remplissez la case Nom du réseau en indiquant WANADOO-XXXX où XXXX sont les lettres et chiffres de votre réseau.
  3. Sélectionner Mot de passe WEP dans la case Sécurité sans fil. Par défaut c’est la protection appliquée par la LiveBox.
  4. Relevez la clef WEP interminable située sous la LiveBox et recopiez-la scrupuleusement dans la case Mot de passe.
  5. Cliquez sur OK et normalement cela devrait marcher.

Je ne sais pas trop pourquoi il y a ce bug qui traîne, mais je suis content de l’avoir trouvé seul, d’autant que tout ce que j’ai pu lire ailleurs sur Internet ne m’était d’aucune utilité, ou était si mal écrit que je ne comprends qu’aujourd’hui que c’était à cette démarche qu’ils faisaient référence. N’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires si ces explications ne sont toujours pas limpides. Pendant ce temps je vais lire les 300 messages qui m’attendent…