Après la montagne et la neige, le soleil et la plage…
La première partie de mes vacances bien qu’excellente manquait pourtant de cet ingrédient indissociable des vacances d’été : le soleil. Bien décidé à respecter cette tradition, j’ai enfourché ma moto à peine rodée en direction de Marseille, puis direction les Landes. Comme ce n’était pas moi qui portait le sac à dos cette fois, je n’ai pas hésité à y glisser tout ce que je trouvais indispensable… C’est à dire bien peu de vêtements en fait.
Assez chanceux, j’ai pu profiter pendant mon séjour d’un temps irréprochable, et de plages désertes. Mais bon, c’est souvent le cas dans les Landes. Les gens se précipitent sur la Côte d’Azur pour une raison que j’ignore, d’autant que tout y est à la fois plus cher, plus petit, plus peuplé, sans marée et sans vagues… Sans vagues ?! Mais sans vagues, point de fun ! Mon jeu estival préféré consiste à trouver un endroit sur la plage où les vagues viennent se casser brutalement, puis je m’installe bien au milieu et je me fais gommer le corps contre le rivage… Sans compter que j’avale pas mal d’eau dans l’exercice. Plus les vagues seront grosses, plus je boirai la tasse, plus je me ferai bousculer dans les rouleaux, plus j’en redemanderai…
Seul point noir, il faut bien en parler après ce qu’ils m’ont coûté, le camping « le vieux Port« . Pourtant, tout avait l’air bien. Un camping quatre étoiles (parce que je le vaux bien) avec de la place disponible (pas réservé) et des animations sur site. Premier choc le prix : 28 € 50 la nuit. Aouch ! Le prix d’un Formule 1 mais sans l’intimité, sans la télé, avec plus de bruit, plus de sable et il faut monter sa tente pour dormir… Mais bon, je voulais dormir en camping et après une journée passée à rouler, j’étais fatigué. On m’indique mon emplacement. Deuxième surprise : il est en pente. En pente à un tel point que ma moto ne tient pas en équilibre. Et puis le sable n’offre aucune stabilité pour béquiller la moto. Pourtant, j’ai bien précisé que j’étais seul, avec une moto… La réponse du placeur :
Des motardes ont eu le même problème, elles sont allées chercher des morceaux de bois pour caler leur moto…
En gros, non seulement après avoir exprimé mon insatisfaction, car après tout JE paye pour cet emplacement, on ignore tout à la fois ma plainte et les problèmes que j’évoque et je dois me démerder pour les résoudre en plus… Mais bon, il est tard, pas le temps de pinailler, je file en ville pour avaler une pizza avant que plus personne n’en vende. Au retour, la troisième bonne surprise : il est 23 h et la circulation est interdite dans le camping.
Mais vous pouvez laisser votre moto ici devant le camping…
Ben oui, et puis tu vas la surveiller toute la nuit bien entendu ? Parce que j’ai appris que la nuit c’est le temps idéal pour essayer une moto qui n’est pas la sienne. Visiblement le gardien ne veut pas céder, il fait ce qu’on lui dit de faire, je ne m’obstine pas, j’obtiens pourtant le « droit » de pousser ma moto jusqu’à mon emplacement. Mais bon… Il est loin et je me perds plusieurs fois. Je commence à trouver ma moto très lourde dans le sable… Je grommelle quelques insanités inaudibles alors que je croise plusieurs vigiles avec des chiens qui patrouillent dans le camping pour s’assurer que ce genre de règlement est scrupuleusement respecté. J’arrive enfin à ma tente, épuisée par cet effort et ma journée de route. Demain à moi la plage et la sieste au soleil…
C’était sans compter sur les animations nocturnes ! Ce soir c’est soirée disco. J’apprécie quelques instants la musique alors que je me prépare à dormir, puis je réalise que la musique est bien trop forte pour que je puisse dormir. Pourtant, je suis à des kilomètres de l’entrée… Vais-je me relever et attraper le premier vigile qui passe pour lui faire remarquer que ça ne sert à rien de m’empêcher de regagner mon emplacement à moto si personne ne peut dormir jusqu’à minuit tant que cette musique tonitruante nous enveloppe ?! Mais je me rappelle qu’il a un chien, et puis d’ailleurs, cela fait déjà une heure que je m’énerve dans ma tente et il est minuit, la musique s’arrête donc. Enfin, le sommeil. Enfin, cela aurait été le programme si mes &@#!$ de voisins n’avaient pas précisément choisi cet instant pour se raconter je ne sais quelle salade dont la sauce bruyante était encore plus forte que la musique précédente. Et pas un vigile ne va venir ? J’espère un peu… Mais non. Il devait y avoir un os à ronger quelque part dans une poubelle ou une petite danoise à draguer, mais personne ne s’est manifesté. Tout le monde autour leur gueulait tour à tour de se taire dans toutes les langues de l’Union, et malgré cela on n’a pas pu profiter des grognements de satisfaction d’un chien de combat qui mord dans une jambe qui bouge encore… Le lendemain, sans surprise, je quittais ce camping que je ne recommande à personne. Et pour être certain que Google l’intègre, je vais être encore plus clair : le camping Le vieux Port à Messanges c’est nul ! Le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas sans boules Quies, le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas pour dormir, le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas pour le confort, et le camping Le vieux Port à Messanges n’y allez pas si vous êtes motard. Parce que le camping Le vieux Port à Messanges ne mérite ses étoiles que par le prix prohibitif qu’il pratique.
Allez plutôt au camping municipal « Les Sablères » à Vieux-Boucau, situé à 200 mètres de là, encore plus près de la plage, deux fois moins cher, bien plus calme. Seul bémol, pas de papier toilette à disposition dans celui-là.