Picard me refourgue ses choux

En pleine convalescence (j’expliquerai de quoi dans les jours qui viennent), je n’ai pas la force de cuisiner. J’ai un mal de crâne qui me vrille la tête, pourtant il faut bien manger, surtout quand on est “malade”, qu’il fait froid et qu’on n’a rien dans le frigo. Du coup, j’ai fait une expédition au supermarché de congelé du coin pour y récupérer divers plats tout faits, histoire de me sustenter et de me faire plaisir par la même occasion.
Il y a des trucs que je ne cuisine jamais, et les calamars à l’armoricaine en font partie. Bref, je me faisais une joie de déguster ces pièces fermes et légèrement élastiques, noyées dans une sauce tomate légèrement épicée, et la sempiternelle suggestion de présentation m’a très mal préparé à ce que j’ai découvert une fois le tout décongelé.
Congelé c’est toujours difficile de savoir ce qu’on va manger, mais là je ne vois aucun rapport entre l’illustration et le contenu. Et puis si j’ai mauvais oeil, je suis encore capable de faire la différence entre du chou et du riz… Bref, là je me suis fait rouler. Et je compte bien me faire rembourser, avec un petit bénef pour la déception causée par ce repas dans lequel je n’aurais jamais investi, mais qu’il a quand même fallu que je consomme.
Nous vivons dans une société où pour atteindre des résultats économiques on en passe entre autres par les normes ISO, et où les services à la clientèle n’ont de raison de vivre que si on les sollicite. Aussi j’ai préparé mon courrier. Je vous tiendrai au courant des bonnes choses que je vais recevoir en contrepartie. Un bon client est un client satisfait qu’ils disent…
