Rhino-septoplastie en accéléré - Le film !

Les ORL adorent les noms barbares, leur nom le suggère déjà . Or, celui que je suis allé voir m’a remis une ordonnance pour une rhino-septoplastie. C’est une opération qui vise à remettre droite des cloisons nasales déviées. Dans mon cas, il ne s’agissait pas de remettre mon nez droit, il l’était déjà avant l’opération, mais de récupérer l’usage d’une narine sans doute bouchée depuis ma naissance, mais avec laquelle j’avais appris à compenser (en ouvrant la bouche par exemple) sans que cela ne me gêne aucunement, jusqu’à ce qu’un examen de routine révèle cette importante déviation. C’est marrant, mais dès qu’un médecin vous dit qu’un truc n’est pas normal chez vous, vous commencez à trouver plein de justifications à cette nouvelle réalité avec laquelle vous viviez pourtant très bien encore la veille. Bref, si j’avais une narine bouchée (ce que quelques tests très simples me permettaient de vérifier du reste), il était normal qu’on règle le problème. Et très vite, puisqu’on touche à mon nez, j’ai eu besoin de savoir :
Mais est-ce que ça fait mal ?
L’opération se fait sous anesthésie générale, dure moins de 30 à 45 minutes si tout va bien, et vous vous réveillez quelques heures plus tard avec un gros pansement sur le tarin, le sentiment de venir tout juste de fermer les yeux et la gerbe (j’ai la chance de ne pas être affecté par cette réaction post-opératoire classique).
Mais ça se passe comment réellement ? Parce qu’une fois que vous êtes endormis, c’est avec la cruauté la plus raffinée qu’ils s’acharnent sur vous dès lors que leurs drogues ont fait leur effet. Au réveil, vous avez la nette impression que quelqu’un a joué au punching-ball avec votre nez, le sang qui en coule encore, les pansements qui l’entourent et la douleur que vous percevez achèvent de vous en convaincre. Vous avez soif et on vous interdit de boire. Vous n’avez pas réellement faim et le seul souvenir du maigre plateau servi la veille juste avant votre jeûne forcé suffit à vous rappeler à quel point certains cuisiniers détestent leur travail. Et puis, ce sadique ce médecin vient vous voir avec un grand sourire, sans ménagement il vous triture le pansement, vous vous plaignez de la douleur et il vous rétorque immanquablement :
La douleur, c’est normal, ça va passer.
Tout d’abord la douleur n’a rien de normal, il y a suffisamment d’efforts qui sont faits dans les hôpitaux et au niveau national pour lutter contre la douleur pour considérer que de ressentir les effets d’une opération n’a plus rien de normal. Si physiologiquement elle s’explique, sensitivement elle reste très contrôlable, sauf chez les ORL. Ces derniers ont la particularité d’exercer en libéral et de vous opérer en clinique. Tant que vous êtes dans la clinique, tout est sous contrôle. Dès que vous en sortez, et surtout si vous vous rendez dans son cabinet, la prise en charge de la douleur ne fait plus partie de son vocabulaire (ni même l’évaluation des pratiques professionnelles…).
Pas de gants quand il s’agit de vous enlever 10cm de coton enfoncé dans vos narines… Pas de calmants non plus quand il vous ôte des tuyaux de silicones qui n’ont pu rentrer dans votre nez que sous contrainte et sous anesthésie… Et bien entendu, il faut payer un dépassement d’honoraire pour l’excellence de la qualité du service rendu au patient… Ne me faites pas rire, ça me fait encore mal au nez.
Le bilan reste quand même positif, car mes deux narines ont été relookées et je dois dire que ça change la vie. Seul bémol, et non des moindres, j’ai perdu à peu près tout sens olfactif depuis l’opération, et à ce jour j’ignore si c’est la conséquence d’une cicatrisation en cours ou si je dois faire le deuil de cette perte définitive.
9/2/2007
Moto Ecosse
Alors imaginons que j’ai un peu plus de 100000 € dans les poches, et que je veuille me faire plaisir… Bon imaginons cette situation car le Père Noël ne m’a pas donné les moyens de mes espoirs cette année encore. Mais en bref, si j’avais autant d’argent je pourrais m’acheter plein de trucs, la liste est longue. Mais là , je suis tombé ce soir sur la Heretic Ti et je dois dire que c’est le choc.
Je ne connaissais pas la marque de moto Ecosse avant ce soir. Vous non plus d’ailleurs. Quel dommage, car le rêve est sans doute ce qui nous rapprochera le plus du modèle réel. Et j’ai de quoi peupler vos nuits d’images pieuses. Ma conversion est presque faite. Ne me manque plus que les sous. Putain c’est bien comme toutes les autres sectes, je me suis encore fait avoir…
Prévoir une assurance très très particulière, quelques mois pour la livraison, et des excuses différentes du traditionnel j’ai pas d’argent pour refuser de donner la pièce au(x) miséreux du coin.
3/2/2007
- → On les appelle comment ? C’est la question qu’on m’a posé récemment à propos des habitants d’un département français. Il y a 100 départements français, et je ne prétends pas les connaître tous. Je sais juste que je suis Isérois (je suis aussi Grenoblois, Rhonealpin et Français), et j’ai été choqué d’apprendre que certains ne connaissaient pas le nom donné aux habitants de leur propre département. Ça parait facile comme ça, mais les habitants de l’Ain on les appelle comment ? (1)