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Romain.info Monologue extérieur
admin

22/8/2007

Mon tout premier site internet : Creativity & Resistance

Creativity & Resistance: Maroon Culture in the Americas

Un peu de Google et je retombe sur ma toute première création internet ! Toujours présente : Creativity & Resistance – Maroon Culture in the Americas. On m’avait uniquement demandé de mettre en ligne le Teacher’s guide d’une (très intéressante) exposition ethnologique itinérante créée par Diana Baird N’Diaye pour la Smithsonian Institution qui évoquait l’histoire d’une population d’anciens esclaves éparpillés sur le continent américain. L’objectif était d’apporter aux enseignants les informations nécessaires avant l’arrivée de l’exposition pour préparer la visite avec leurs élèves. Et je crois me souvenir avoir proposé de mettre toute l’exposition en ligne, et la voilà.

C’était l’été 1999, je faisais mes débuts sur internet, j’étais plongé dans un milieu anglophone, accueilli par des gens formidables au sein du Center for Folklife and Cultural Heritage. Mon bureau était une pièce sans fenêtres jouxtant les archives de Folkways Recordings et je passais mes journées rivé à l’écran, ne m’interrompant que pour aller piocher dans les archives musicales pour écouter tout ce qui me tombait sous la main. J’ai dû écouter cet été plus de musique folk que le commun d’un mortel n’en croise dans sa vie entière. Tout y passait, c’était d’une variété étourdissante : musique sacrée, latine, cajun, blues, country, jazz, et surtout les gospels et les chants a capella. J’enchaînais CD sur CD dans une soif de connaître, sans a priori puisque ces enregistrements sont relativement confidentiels. Mais l’ensemble était d’une qualité étonnante. Mon amour pour les voix remonte à cette époque, sur fond de création web. C’est sans doute pour cela que j’aime aujourd’hui travailler sur mes pages web en musique.

20/8/2007

La MOA doit devancer les propositions techniques

Nanogel

La Maîtrise d’Ouvrage (MOA), réclamant une construction nouvelle, doit maîtriser avant la commande les solutions techniques que les équipes de Maîtrise d’Oeuvre (MO ou MOE) vont lui soumettre. Il ne s’agit pas pour elle d’être en meilleure mesure d’analyser les offres qui lui sont soumises, elle a généralement mobilisé pour cela une équipe complète de « non-sachants » en matière d’architecture qui pèse lourd dans le choix final. C’est souvent le prix qui limite les solutions techniques, et celles proposées restent rarement révolutionnaires compte tenu des budgets constructifs généralement consentis pour les bâtiments de bureaux ou d’habitations. Non, si elle doit le faire, c’est que c’est aussi son rôle.

Il ne s’agit pas de partir du postulat que l’outil créé la fonction et d’enchainer rapidement en suivant un précepte philosophique déterministe que : sans connaître l’éventail des possibilités offertes on ne peut définir une commande qui satisfasse les besoins de l’entité qui sollicite l’offre. Il serait un peu fou de penser que les MOA ne savent pas ce qu’ils souhaitent, et que les MO, en particulier les architectes, sont les seuls à même de bien définir un concept bien léché qui fera l’affaire des uns et le bonheur des autres. Non ce serait un peu fou, et bien que certains de mes voisins sur cette planète versent dans ce genre de folie, je ne peux les y suivre.

Clarifions les choses : le MOA est tout à fait en mesure de définir avec précision ce qu’il souhaite. Son programme est d’ailleurs souvent très fonctionnel. Bien entendu, certains en sont incapables, mais j’aime à croire qu’ils sont minoritaires. Mais avançons. Si j’estime que les MOA doivent maîtriser les nouvelles technologies à leur disposition, c’est justement pour s’abstraire des poncifs constructifs traditionnels et demander des choses à priori impossibles. L’idée n’est pas d’aller jouer dans la cour créatrice des architectes, ces derniers restent seuls maîtres de cet aspect (en tout cas pour l’instant). Mais, pour ne pas que l’architecture passe pour un art délirant, il faut que la MOA s’apprivoise son mode de pensée.

Au chapitre des petites révolutions à intégrer, sans que ce soit exhaustif en aucune manière, je peux noter l’utilisation de brique en béton… transparente. Tel le LiTraCon déjà évoqué. Mais on peut aussi penser aux multiples usages que nous promettent les aérogels, certains déjà commercialisés sous la forme de verre dépoli aussi isolant qu’un mur traditionnel, ou dans de multiples autres usages déjà en production. Il y a aussi ces surfaces appelées SmartWrap™ épaisses comme une bouteille en plastique, isolantes, dans lesquelles sont insérées des milliers de leds et qui permettent ainsi de changer l’apparence d’une facade sans avoir besoin de la repeindre. Cela ne s’arrête pas là…

La MOA doit envisager des usages qu’elle ne peut aujourd’hui constater, se créer des rêves afin d’espérer qu’ils soient un jour exaucés, s’injecter dans les veines quelques doses de folie créatrice. Bien entendu, ce genre de drogue n’est pas distribué gracieusement, et il faut accepter d’analyser à long terme tous les coûts que recèlent ces nouveautés, domaine dans lequel les données manquent d’ordinaire cruellement. Mais c’est en s’informant sur ces nouveautés, et surtout en partageant ses propres connaissances afin de capitaliser sur les acquis de chacun, que la MOA pourra être mieux armée pour adopter toute nouveauté. Ce n’est pas qu’une question de temps, cela relève aussi d’une volonté de changer l’ordinaire. Cela commence avant tout par une veille technologie active, et ce n’est pas réservé uniquement « aux autres ».

18/8/2007

SIPS – Manipulation des images avec le Terminal (avec vidéos)

Terminal

Le Terminal sous OS X permet de manipuler les images avec un outil relativement puissant. Je vais présenter ici quelques possibilités, elles se combinent toutes, et les compositions sont donc à la mesure de votre imagination.

Pour commencer il y a la très utile commande pour convertir un fichier .png en .jpg, ou l’inverse. L’exemple suivant va convertir le fichier Fichier-a-convertir.png situé sur le bureau en Fichier-a-convertir.jpg

sips -s format jpeg /Users/romain/Desktop/Fichier-a-convertir.png –out /Users/romain/Desktop/

N’oubliez pas de préciser avec la commande --out l’endroit où vous voulez sauvegarder votre fichier.

Convertir un fichier

Pour convertir plusieurs fichiers d’un coup, c’est tout aussi simple. Ici les fichiers .png à convertir ont été placés sur le bureau, et nous avons créé un dossier converti situé sur le bureau.

sips -s format jpeg /Users/romain/Desktop/*.png –out /Users/romain/Desktop/converti/
Convertir plusieurs fichiers

Bon, vous êtes content de vos photos de vacances, mais certaines images ont été prises en tournant l’appareil photo et il faut maintenant les faire pivoter. Bien entendu iPhoto le fait, Aperçu le fait, vos autres outils de manipulation d’image aussi, mais il est intéressant de savoir que sips en est également capable, et bien plus rapidement. Imaginons une image située sur votre bureau qu’il faut faire pivoter de 90 degrés sur la droite. Vous n’avez qu’à ouvrir le Terminal et taper la commande suivante :

sips -r 90 /Users/romain/Desktop/Image\ 1.png
Rotation d’un fichier

17/8/2007

Le Québec revient à Chambéry

Belzébuth

Cet été, c’est à croire qu’une partie des excellents musiciens du Québec est venue occuper les scènes offertes par la mairie de Chambéry. Venir de si loin pour aller dans un si petit endroit ! Il faut croire que les programmeurs ont eu le bon goût de puiser par deux fois dans le répertoire musical si typiquement québécois. Après la présence de Dobacaracol évoqué précédemment, c’est au tour de Belzébuth de venir nous faire sauter sur place pendant des heures. Ils étaient cinq sur scène (sans Patrice), je me suis explosé la paume des mains et déchiré les cordes vocales sur leurs rythmes effrénés alliant judicieusement guitares, violons et percussions variées. On a eu droit à quelques classiques du répertoire québécois et à beaucoup de compositions. Et quel bonheur d’entendre à nouveau cet accent maintenant familier et toujours aussi agréable. Ami(e)s québécois(es), vous me manquez ce soir un peu plus.

J’étais très naïf quand j’étais petit

Naïf

Je ne sais pas si je suis devenu très méfiant aujourd’hui, mais je sais que ma candeur infantile m’a conduit à croire à des énormités, parfois incongrues, qui me font rire aujourd’hui.

Quand je devais avoir une dizaine d’années, nous ramassions avec mon meilleur copain les paquets de cigarettes rouge et blanc de la marque qui commence par un « M ». En fait, mes parents ne m’avaient appris ni la philanthropie ni l’écologie au berceau, mais je ne sais plus par qui j’avais su qu’en désassemblant ces paquets de cigarettes, si on tombait sur des gros points de couleur noire, on pouvait échanger douze points contre un vrai paquet de cigarettes plein. Cool, non ? Bon évidemment cet échange n’était possible que dans les stations de ski, mais cela n’avait pas entamé notre courage pour autant et on a oeuvré comme de vrais nettoyeurs pendant des semaines. Il y avait aussi d’autres points de couleur, mais il fallait en rassembler plus pour obtenir la précieuse drogue, objet de toutes nos convoitises à l’époque, car nous savions que nous aurions pu en tirer un bon prix auprès des accrocs du quartier.

Quand j’étais en âge de travailler, à 16 ans, j’ai cru la rumeur qui disait que la morgue de l’hôpital recrutait du personnel pour des emplois d’été. L’emploi consistait à nettoyer les morts avant leur mise en bière. L’emploi était super bien payé pour l’époque, et avec mon meilleur pote on a essayé mutuellement de se convaincre que ça n’avait rien de rebutant, que ce n’était que de la viande froide après tout, qu’on ne connaissait pas les cadavres, qu’on n’avait pas de raison d’être investi émotionnellement, mais je ne suis pas certain qu’on y soit réellement parvenu. En tout état de cause, nous n’avons pas eu besoin de tenter de nous persuader davantage de la normalité de la chose, car nous nous sommes rendus sur place et nous avons proposé nos candidatures au premier agent de service mortuaire croisé, lequel nous a rapidement informé que notre scoop relevait plutôt du mythe urbain. Et aujourd’hui encore, je me demande comment j’ai pu croire à ça.

Et vous, vous avez aussi cru des trucs pas possibles autrefois ?

Du béton… transparent

Litracon

Je songe souvent à ce que je souhaiterai avoir dans ma maison un jour, piochant ça et là mes inspirations à la mesure de mes découvertes. Et aujourd’hui encore, je tombe sur un produit fantastique, même si je n’arrive pas très bien à imaginer un usage qui me convienne dans la maison de mes rêves. Le produit est tout bête, c’est une brique pleine en béton. Ouais, pas terrible comme ça à vue de nez. Seulement, telle que l’image qui illustre cet article l’indique, cette brique est transparente. Son créateur (hongrois) a eu l’idée de mélanger du béton avec de la fibre optique et de faire ce mélange intelligemment. Le résultat est tout simplement bluffant : le LiTraCon© (pour LIght TRAnsmitting CONcrete).

Moins de loisirs, plus de travail

Brique

Je pense qu’il est temps que j’acte un changement dans ma vie et que ce blog reflète mon défunt statut d’étudiant. Je ne trouve plus le temps de mettre à jour régulièrement ce site depuis quelque temps et l’unique raison qui m’empêche de le faire reste que ce que j’aurais à dire ne rentre dans aucune des catégories que j’avais jusque là identifiées.

Je suis un professionnel de la Maîtrise d’Ouvrage en devenir, responsable de l’entretien, des travaux et de la sécurité des bâtiments et de ses occupants. Je n’ai plus trop le temps de dévoiler ni d’expérimenter de nombreuses découvertes dans les domaines connexes à mon activité du fait de ma rentrée relativement récente dans la vie active et de la quasi-disparition subséquente de mon temps libre. Pour autant, les blogs ne sont pas réservés uniquement aux étudiants et j’ai décidé d’y inclure un peu de mon travail. Après tout, le Maître d’Ouvrage est une fonction inconnue du grand public, et ce sera l’occasion d’apporter ma pierre à l’édifice. La profession ne souffre pas de sa confidentialité. Certes, nous sommes peu, mais il y a beaucoup d’emplois, c’est un travail que je trouve passionnant et qui reste grassement rémunéré si on le compare au salaire moyen des Français en 2007 (un débutant touche aujourd’hui entre 31 et 35 K€ bruts/an).

Si en plus vous apprenez quelque chose, tant mieux.

2/8/2007

Vous n’y étiez pas, dommage…

Dobacaracol

J’aurais dû arriver avant, mais ça je ne l’ai découvert que sur place, après avoir donné rendez-vous à une amie sur les lieux, comme ça juste pour voir. En fait, j’ai surtout entendu, d’assez loin, parce que la foule était compactée devant la scène, et les quelques places disponibles situées loin sur les côtés dans les endroits les plus défavorisés pour qui veut réellement prendre plaisir au spectacle.

Sur scène, c’était Dobacaracol. Le spectacle était gratuit (et oui encore un… Ils font fort à Chambéry cette année), j’entendais des intonations québécoises, des djembés, des tambours, du rythme, des vibrations et vraiment je n’ai pas regretté. Enfin si j’ai quand même regretté que leur bassiste se blesse et qu’ils aient dû abréger leur spectacle dont je ne me lassais pas. Je ne saurais trop comment classer cette musique, iTunes parle de variété française… À la limite variété québécoise, mais ce n’est en rien de la variété, c’est un style tout à fait distinct du reste, très énergisant, et mes oreilles tremblent encore de plaisir des harmoniques vocales qui les ont traversées. Leur dernier album s’appelle Soley, et c’est que du bon.