Ma rencontre avec des vigiles de Castorama (suite et fin)

Chose promise, chose due. Comme j’ai reçu des excuses de deux dirigeants après ma mésaventure du début d’année, j’ai retiré une partie de mon message original.
Castorama a une politique de réponse systématique aux remarques qui lui parviennent. Vous laissez un mot dans les petites boites à la sortie des caisses et ils s’engagent à vous répondre dans les 8 jours. Ou si, comme moi, vous envoyez un email, ils s’engagent à vous répondre dans les 48 heures ! Il y a cependant une petite différence de traitement. Dans un cas c’est géré en interne, dans l’autre c’est le siège à Paris qui vous demande d’agir et de rendre des comptes… Bref, après mon courrier électronique j’ai d’abord été rappelé par le patron de la boite qui place les chargés de sécurité dans les Castorama de la région. L’enseigne est presque son plus gros client, autant dire que la pression est donc forte pour la satisfaire, c’est sa quasi unique source de revenus si j’ai bien compris. Voilà ce que ce dirigeant m’a écrit :
je viens de consulter votre blog et j’ai pris connaissance de votre malheureuse rencontre avec un deux de mes salariés (vigile).
Je tiens à vous présenter toutes mes excuses sur cet incident qui fera l’objet d’une sanction à l’encontre de ces salariés.
Comme je vous ai expliqué au téléphone, c’est la 1re fois qu’un tel incident se produit, cet excès de zèle n’est pas acceptable et fait l’objet d’une faute professionnelle.
Par conséquent, je m’engage à prendre les mesures adéquates pour que de tels comportements de la part de mes vigiles ne se reproduisent plus.
Encore une fois, je vous présente toutes mes excuses au nom de ma société.
Lors de notre conversation, j’ai appris que les deux vigiles allaient avoir de 1 à 3 jours de mise à pied sans solde. De simples excuses me suffisaient, mais il semble que la discipline dans le monde des vigiles ne soit pas quelque chose qu’on prend à la légère… Aujourd’hui, je reçois en outre un courrier postal émanant du directeur du Castorama concerné :
nous avons bien été informés de votre expérience avec les vigiles de notre établissement.
Nous regrettons l’esprit de zèle dont ont pu faire preuve les chargés de sécurité du magasin.
Au-delà des sanctions prises à l’égard de ces personnes par leur employeur, nous tenions à vous présenter encore toutes nos excuses pour le désagrément que vous avez pu rencontrer.
D’autre part, comme nous vous l’avons exprimé lors de notre entretien téléphonique, nous ferons en sorte que ce genre de situation ne se renouvelle pas.
A titre d’informations, s’il est interdit de filmer ou de photographier sans autorisation à l’intérieur de nos établissements, ce sont pour des raisons de pratiques commerciales concurrentielles.
Nous vous prions de bien vouloir croire, Monsieur, à l’expression de nos salutations distinguées.
Lors de mon entretien téléphonique avec le directeur du magasin, il m’a indiqué que le jeune vigile virulent auquel j’avais eu affaire ne travaillera plus pour son enseigne. Tout cela va bien plus loin que les simples excuses que je demandais et je prends conscience (comme le vigile écarté) que la qualité du service à la clientèle exige un haut niveau de professionnalisme. Je ne vais pas m’en plaindre, après tout on s’est comporté avec moi comme si j’avais volé quelque chose, mais quand même ça fait réfléchir.
Du reste, je me demande bien comment ils comptent s’y prendre pour surveiller de près tous ces gens qui téléphonent dans les magasins, parce que ces petits appareils ont des caméras de plus en plus perfectionnées… Ou bien on pourrait arrêter la paranoïa et se dire que si quelque chose peut être copié, il va certainement l’être malgré tous les efforts que l’on va déployer pour prévenir cela.

