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Romain.info Monologue extérieur
admin

20/1/2008

Ma rencontre avec des vigiles de Castorama (suite et fin)

Télésurveillance

Chose promise, chose due. Comme j’ai reçu des excuses de deux dirigeants après ma mésaventure du début d’année, j’ai retiré une partie de mon message original.

Castorama a une politique de réponse systématique aux remarques qui lui parviennent. Vous laissez un mot dans les petites boites à la sortie des caisses et ils s’engagent à vous répondre dans les 8 jours. Ou si, comme moi, vous envoyez un email, ils s’engagent à vous répondre dans les 48 heures ! Il y a cependant une petite différence de traitement. Dans un cas c’est géré en interne, dans l’autre c’est le siège à Paris qui vous demande d’agir et de rendre des comptes… Bref, après mon courrier électronique j’ai d’abord été rappelé par le patron de la boite qui place les chargés de sécurité dans les Castorama de la région. L’enseigne est presque son plus gros client, autant dire que la pression est donc forte pour la satisfaire, c’est sa quasi unique source de revenus si j’ai bien compris. Voilà ce que ce dirigeant m’a écrit :

Monsieur,

je viens de consulter votre blog et j’ai pris connaissance de votre malheureuse rencontre avec un deux de mes salariés (vigile).
Je tiens à vous présenter toutes mes excuses sur cet incident qui fera l’objet d’une sanction à l’encontre de ces salariés.
Comme je vous ai expliqué au téléphone, c’est la 1re fois qu’un tel incident se produit, cet excès de zèle n’est pas acceptable et fait l’objet d’une faute professionnelle.

Par conséquent, je m’engage à prendre les mesures adéquates pour que de tels comportements de la part de mes vigiles ne se reproduisent plus.

Encore une fois, je vous présente toutes mes excuses au nom de ma société.

Lors de notre conversation, j’ai appris que les deux vigiles allaient avoir de 1 à 3 jours de mise à pied sans solde. De simples excuses me suffisaient, mais il semble que la discipline dans le monde des vigiles ne soit pas quelque chose qu’on prend à la légère… Aujourd’hui, je reçois en outre un courrier postal émanant du directeur du Castorama concerné :

Monsieur,

nous avons bien été informés de votre expérience avec les vigiles de notre établissement.

Nous regrettons l’esprit de zèle dont ont pu faire preuve les chargés de sécurité du magasin.

Au-delà des sanctions prises à l’égard de ces personnes par leur employeur, nous tenions à vous présenter encore toutes nos excuses pour le désagrément que vous avez pu rencontrer.

D’autre part, comme nous vous l’avons exprimé lors de notre entretien téléphonique, nous ferons en sorte que ce genre de situation ne se renouvelle pas.

A titre d’informations, s’il est interdit de filmer ou de photographier sans autorisation à l’intérieur de nos établissements, ce sont pour des raisons de pratiques commerciales concurrentielles.

Nous vous prions de bien vouloir croire, Monsieur, à l’expression de nos salutations distinguées.

Lors de mon entretien téléphonique avec le directeur du magasin, il m’a indiqué que le jeune vigile virulent auquel j’avais eu affaire ne travaillera plus pour son enseigne. Tout cela va bien plus loin que les simples excuses que je demandais et je prends conscience (comme le vigile écarté) que la qualité du service à la clientèle exige un haut niveau de professionnalisme. Je ne vais pas m’en plaindre, après tout on s’est comporté avec moi comme si j’avais volé quelque chose, mais quand même ça fait réfléchir.

Du reste, je me demande bien comment ils comptent s’y prendre pour surveiller de près tous ces gens qui téléphonent dans les magasins, parce que ces petits appareils ont des caméras de plus en plus perfectionnées… Ou bien on pourrait arrêter la paranoïa et se dire que si quelque chose peut être copié, il va certainement l’être malgré tous les efforts que l’on va déployer pour prévenir cela.

15/1/2008

Comment convertir un fichier AAC protégé en MP3

AAC protégé

Suite à diverses demandes de la part d’internautes demandant comment enlever la protection des fichiers AAC achetés sur l’iTunes Store, j’ai décidé de mettre en place une explication simple, basée sur des logiciels accessibles et gratuits. Pour enlever la protection des fichiers audio protégés il vous faudra iTunes + Imovie (ou iMovie HD dans le cas présent). L’explication dure moins de 6 minutes, mais il faudra prévoir environ 5 minute par titre à déprotéger. Il s’agit donc d’une méthode qui ne peut s’appliquer aux grands volumes mais qui ravira ceux qui veulent utiliser un titre acheté sur leur téléphone par exemple. La suite en vidéo :

Toute solution alternative sera bien entendu étudiée, a fortiori si elle permet d’automatiser la procédure…

10/1/2008

La réponse enfin apportée par la théorie de l’échelle !

Bruni & Sarko

Loin de moi l’idée de commenter sur la vie privée de notre Président actuel, à vrai dire je m’en fiche pas mal. Mais quand même. Comment expliquer qu’un mec comme lui, jovial mais un peu trop pète-sec, certainement plein de discussions et indéniable orateur, en tout état de cause pas un modèle de défilés, puisse être considéré comme attirant par une femme anciennement belle comme Carla Bruni ? Je ne veux pas dire qu’elle n’est plus attirante, mais elle l’a certainement été plus qu’elle ne l’est aujourd’hui, ce qui lui a permis de se constituer un carnet d’adresses d’étalons plus séduisants que notre Sarko national, non ? Et bien comme bien des petites gens je me suis posé cette question. Les femmes seraient-elles attirées par des valeurs plus importantes que la beauté (critère hautement subjectif) ?

Il semblerait que oui, l’argent et/ou le pouvoir auraient plus d’importance aux yeux de ces salopes. Avant qu’on ne me lapide, j’aimerais rajouter sur mon épitaphe que c’est pas moi qui l’ait dit le premier, je ne fais qu’exposer de manière provocante un essai sur les relations hommes/femmes qui apporte une explication à bien des couples, voire beaucoup de mes propres relations passées, à la lumière de cette analyse qui se situe à des lieues de celle de John Gray. Le style est franc, la prose bien tournée, la réflexion subtile. En outre, cela me permet de penser qu’à défaut d’être né bien fait et d’une beauté éblouissante, de n’avoir pas développé de talents de guitariste, je peux me consoler en devenant riche, ce qui est à la portée de tout le monde… Plus de détails en lisant la théorie de l’échelle.

1/1/2008

Ma rencontre avec des vigiles de Castorama

télésurveillance

Après l’acquisition de mon caméscope numérique, j’ai tout de suite voulu me créer un exemplaire similaire de la poor man steadycam à moindre coût. Une steadycam sert à stabiliser les prises de vue et éviter cet effet bougé dans les film de porno amateur.

Je me dirige donc, le jour du réveillon, vers mon magasin de bricolage le plus proche et j’arrête mon choix sur le Castorama du coin. Bien entendu, j’y suis allé avec mon camescope pour trouver un écrou au pas de vis identique afin de fixer mon camescope à la steadycam. Je commence par chercher les éléments en métal, puis je me ravise pour du PVC nettement moins cher (mais moins rigide aussi). Enfin, je passe faire un tour au rayon des écrous. Là je réalise que le pas de vis n’est sans doute pas métrique, car rien ne semble correspondre. Un peu déçu et perplexe je passe à la caisse. Juste avant de sortir je me fais interpeler par un vigile du service de sécurité qui me demande de l’accompagner. Sans vraiment réfléchir, je dis oui et je le suis.

Une fois arrivé dans leur petit bureau où un autre vigile plus jeune attend, le ton courtois disparait et cela donne à peu près ceci :

Vigile : On nous a informé que vous avez filmé à l’intérieur du magasin, il faut des autorisations pour cela. Vous avez des autorisations ?
Moi : Non, pas du tout (petit sourire en coin à l’idée que tout part du principe que j’ai filmé quelque chose).
Vigile : Pourtant on vous a vu filmer, c’est interdit. Vous êtes certains que si on appelle la police ils ne vont rien trouver sur votre camescope ?
Moi : (abasourdi) C’est faux.
Vigile : Vous vous êtes présenté à l’accueil et vous avez dit que vous alliez filmer, et vous n’avez pas d’autorisation.
Moi : Je me serai présenté à l’accueil pour dire ça ? Mais quelle est la personne qui m’a vu me présenter à l’accueil, on va aller la voir tout de suite et tirer ça au clair (me retournant vers la porte pour sortir…)
Vigile : il n’y en a qu’une (m’empêche de sortir, son collègue va a l’accueil et reviens peu après). Alors il y a eu un petit malentendu, en fait vous ne vous êtes pas présenté à l’accueil.
Moi : Non en effet. Mais ce n’est pas le seul mensonge que vous avez proféré à mon égard du reste.
Vigile : Avouez que c’est louche quand même de se balader dans un centre commercial avec un camescope pour ne rien filmer ? Je sais pas mais je vois pas pourquoi on ferait cela, ça ne sert à rien !
Moi : Mais pour commencer, ce que je fais avec mon camescope dans la main ne vous regarde en rien, et qu’est-ce que vous me reprochez au juste maintenant ?
Vigile : Vous vous êtes servi de votre camescope dans le magasin.
Moi : Vous avez un témoin visuel qui affirme cela, votre système de surveillance m’a identifié, ou c’est encore une accusation de plus sans fondement comme la précédente ?
Vigile : On appelle la police pour qu’ils vérifient ?
Moi : Appelez-les, mais sachez que ça ne s’arrêtera pas là (je vais passer mon réveillon ici moi ?).
Vigile : Bon d’accord on les appelle tout de suite. (il trifouille sur son téléphone)

(peu après un représentant de la direction entre dans le bureau)

Direction : Monsieur bonjour
Moi : Re-bonjour (je l’avais déjà interpelé dans les rayons pour lui demander quelque chose)
Direction : Qu’est ce qu’il se passe ?
Vigile : Monsieur a filmé dans le magasin sans autorisation.
Direction : Monsieur vous avez filmé dans le magasin ? (enfin la bonne question…)
Moi : Non !
Direction : Bon ben je pense que c’est tout, non ? Désolé pour le dérangement.
Moi (me tournant vers le jeune vigile, de loin le plus obtus) : A toutes fins pratiques, vous ne m’avez pas demandé pourquoi j’étais venu avec un camescope (je leur explique pourquoi je suis venu acheter ces pièces chez eux), vous auriez dû commencer par cela plutôt que de m’accuser sans l’ombre d’une preuve, en affirmant des choses fausses par ailleurs, et en omettant de vous excuser en outre. Mais je n’oublierai pas la qualité de votre accueil et regardez moi bien car c’est la dernière fois que je mets les pieds chez vous.

Bon en fait c’est faux, j’ai décidé depuis d’y retourner pour aller me faire rembourser ce que j’avais acheté. Mais quand même, cela m’a questionné sur deux points :

  • Au nom de quel article de loi il serait interdit de filmer dans un magasin (je ne parle pas de diffuser, mais bien de filmer, et pas en caméra cachée) ? Je n’ai rien trouvé dans Légifrance à ce jour qui me l’interdise.
  • La police a t-elle le droit de saisir mes biens (ici mon camescope) et de les fouiller sans mon accord hors du cadre d’une mise en examen ?

Bien entendu, compte tenu de cet accueil, de cette méfiance, de ces accusations non fondées, et de la politesse des vigiles, je ne retournerai pas au Castorama de la rue des Marais dans la zone industrielle des Landiers à Chambéry. J’invite aussi ceux que ce récit choque à fréquenter désormais l’Entrepôt du Bricolage à Bassens qui n’a pas démontré jusqu’à présent d’aussi calamiteux efforts de relation avec sa clientèle.

Je n’ai pas eu le réflexe de mettre en marche mon camescope pendant cette entrevue, ne serait-ce que pour enregistrer les propos tenus… Quel dommage quand j’y pense.

Sinon, bonne année 2008 au fait !