Vol d’ordinateur et perte de poils
Cela va faire des mois que je n’ai rien écrit ici. Il y a eu beaucoup de changements dans ma vie ces derniers mois, et la disparition le vol de mon ordinateur cet été n’y est pas étranger.
Je reviendrai sur cette histoire de vol, mais je rappelle à chaque possesseur d’ordinateur portable la perte à laquelle il s’expose et l’importance de faire des sauvegardes. J’avais prévu le coup et j’avais utilisé la fonction Time Machine fournie avec mon OS. Et je dois dire que je ne regrette pas ma prévoyance. Pas plus que je ne regrette d’avoir implanté un petit logiciel dans mon ordinateur qui me permet de tout savoir sur mon voleur (cela fera l’objet d’un prochain billet)…
Aujourd’hui, c’est surtout de mon été sans connexion internet dont je veux parler. Après tout, j’ai été privé de mes correspondances privées, de mes photos, de ma musique, et de mes documents entre le 15 juin et le 12 septembre. C’est long. Il a fallu que je réapprenne à vivre sans, ce que je ne pensais pas si difficile.
Tout le temps gagné le soir et le matin (oui, parce que je regarde mes mails pendant que je prends mon petit déjeuner aussi…) a été principalement du temps gagné sur ma préparation. Curieusement, je me suis plus soucié de mon apparence pendant cette période. J’ai changé une partie de ma garde-robe, bien regardé ce que les autres hommes portaient, investi dans d’autres paires de chaussures… Et surtout, je me suis attaqué à ma barbe. J’ai été courageux, j’ai acheté une pince à épiler et je me suis arraché les poils du menton un par un. Il m’a fallu plusieurs heures de grimaces devant ma glace, mais je suis parvenu à libérer intégralement mon menton. Pourquoi ai-je fait ça ? Pour commencer parce que j’en avais le temps tel qu’expliqué plus haut. Ensuite, j’en avais marre de me raser, de m’écorcher le visage, et d’avoir un look qui alterne entre le beau gosse et le pouilleux de service selon les jours de la semaine et le degré de repousse de mon système pileux. Et puis raser c’est repousser le problème au lendemain, car en définitive, les femmes comme la plupart des hommes ne souhaitent pas voir de barbe ni de moustache.
Mais la semaine passée, je suis passé au stade suivant. L’épilation à la pince est certes efficace, et si l’on met des heures pour les faire tomber, les premiers poils arrachés finissent par repousser. De plus, la petite douleur (très tolérable) que cela inflige est répétée autant de fois qu’on a de poils à se défaire. Donc pour éviter cela, j’ai laissé repousser mes poils, j’ai adopté le look SDF pendant quelques semaines et je suis allé chez une esthéticienne pour me faire épiler à la cire l’ensemble des poils de mon visage (à part les sourcils…). Pour commencer, je dois dire que c’est nettement plus efficace (et plus douloureux), car en tout et pour tout il m’aura fallu 45 minutes pour me débarrasser de tous les poils (y compris ceux que je n’osais pas faire à la pince). L’esthéticienne applique sur le visage une cire spéciale visage, vous dit que ça va faire mal, que vous allez avoir des boutons pendant quelques jours, que vous allez saigner, que vous ne devriez pas sortir le lendemain en raison des boursouflures que cela va créer, et puis elle tire d’un coup sec, enfin quand tout part d’un coup, et elle répète ce geste une petite quarantaine de fois.
Bon, certes ce n’est pas une partie de plaisir, mais il n’y a que la moustache qui m’a arraché une larme irrépressible. Le secteur sous les mandibules est aussi particulièrement difficile à supporter, car la peau y est fine, que les bandelettes de cire se cassent en raison de la courbure de la peau et il faut donc s’y reprendre à plusieurs fois. Mais, pour 35 euros, je suis ressorti complètement épilé, la peau lisse et qui reste lisse au réveil, tranquille pour plusieurs semaines, et contrairement à ce qui avait été annoncé ni particulièrement enflé, ni boursouflé, ni rougit. Je comptais faire un petit film (comme je l’ai fait pour ma dernière opération), mais je me suis dégonflé. Je filmerai mon prochain passage chez mon esthéticienne (j’ai du mal à croire que j’écrive cela, je ne pensais jamais aller en voir une) pour encourager ceux que cela tente de s’y rendre sans crainte. Enfin, les moins douillets d’entre vous en tout cas.