Quelle motivation avons nous au travail ?
Après des années à parler essentiellement de ma vie qui n’a plus grand chose de privée, je constate que je n’arrive pas à me passer une fois encore de l’exercice impudique qui consiste à livrer mes impressions, cette fois-ci sur un process professionnel dont je ne cerne pas encore tous les contours.
Pourtant il y a quelque chose de passionnant dans les propos tenus par Dan Pink au sujet de la motivation (sous-titrage français disponible) :
Je retiens notamment de ses explications que l’argent est un très mauvais motivateur professionnel et que travailler plus (vite) pour gagner plus (vite) ne fonctionne que pour des tâches où aucun sens cognitif, même rudimentaire, ne doit être sollicité. Il est donc inutile et contre-productif d’envisager de donner des primes, d’accorder des stocks-options pour espérer motiver son personnel (qui appréciera certainement le geste cependant). La motivation du personnel réside dans ce triptyque fondamental :
- Autonomie
- le désir diriger nos propres vies
- Maîtrise
- l’aspiration à se surpasser sur un domaine qui nous importe
- Pertinence
- l’envie de faire ce que nous faisons au service de quelque chose qui nous dépasse
En somme et si je le comprends bien, ce serait dans le monde idéal l’atteinte du résultat qui conditionnerait la récompense (qui reste financière ne nous y trompons pas), peu importe le reste. Il ne s’agit donc pas ici d’un système que je connais fort bien où la rémunération est entièrement basée sur l’atteinte d’un quota fixé d’heures à accomplir sur le lieu de travail hebdomadairement/mensuellement, pointeuse à l’appui s’il le faut ? C’est sans doute un peu extrême, mais on peut imaginer que dans le système décrit pas Dan Pink, sans résultat, point de salaire ? Une petite révolution à faire passer qui conduit certainement à responsabiliser davantage les employés, mouvement auquel je ne voudrais certainement pas m’opposer. Tout l’enjeu devient alors de négocier le calendrier de réalisation, de décrire précisément l’objectif attendu, de décliner les critères de réussite et de pouvoir ainsi déterminer avec certitude l’atteinte de l’objectif fixé. Ce n’est rien d’autre qu’une démarche processus, il n’y a donc pas de dépaysement brutal ici…
Sans aller dans la conduite que je trouve difficile à appliquer en France du Result Only Work Environment (ROWE), ce seraient sans doute des éléments qui mériteraient d’être creusés lors d’un entretien pour un prochain poste.