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Romain.info Monologue extérieur
admin

22/9/2012

Demandez-nous tout de suite, on s’en occupe plus tard !

C’est en fait chronique. Il y a dans la structure actuelle de la sécurité sociale tous les ingrédients pour que les réponses à apporter à des problèmes contemporains prennent une durée suffisante à se réaliser pour que les contemporains ne puissent en bénéficier que quelques années plus tard. La vieille dame évolue, avance avec son temps, mais avec un décalage qu’elle ne parvient pas à rattraper. Pour illustrer mon exemple (je sais, l’illustration par l’exemple est la pire, car on trouve toujours un contre-exemple et le débat n’en finit plus), ou plutôt pour affirmer péremptoirement mon postulat, je vous présente : l’assurance maladie à l’heure du web.

Vous souhaitez vous connecter sur le compte Ameli (acronyme de Assurance Maladie En LIgne) que vous avez eu la bonne idée de créer, comme bon nombre d’humains du 21e siècle d’un pays développé que vous êtes, afin de vous éviter des déplacements (souvent) frustrants à un guichet de l’assurance maladie. C’est un service qui offre un gain de temps appréciable compte tenu des heures d’ouverture des bureaux de la Sécu qui ne permettent qu’aux chômeurs et aux retraités de les fréquenter (note pour la Sécu : penser à adopter une approche orientée client/financeur à l’avenir). Mais voilà, comme le site ne permet pas à votre fureteur de retenir le mot de passe, que vous n’y allez pas non plus tous les jours, et que vous avez pour habitude sécuritaire de n’attribuer qu’un seul mot de passe par site, plutôt que d’avoir un mot de passe pour tous les sites que vous fréquentez, bref, vous avez oublié une partie du sésame. Heureusement, vous avez précisé une question secrète lors de votre inscription, car dans le cas contraire, l’envoi d’un mot de passe temporaire se fait par courrier postal. Ravi de cette fonctionnalité, vous vous félicitez de votre sens de l’anticipation, et après avoir répondu à votre question secrète, le site de l’assurance maladie vous confirme l’envoi de votre mot de passe confidentiel temporaire… dans quelques heures ! La sécu ? What else…

11/7/2011

Oui je suis pratiquant ! Et alors ?

Arène

J’y pense tous les jours, j’y crois fermement, je fais preuve de prosélytisme quand je le peux, tous les dimanche (et les samedi) je me rends dans différents lieu de rassemblement où l’on pratique nos activités, dans le respect des écritures qui fondent notre mouvement, guidé en cela par un officier en tenue rouge auquel nous devons une déférence entière et qui s’assure de leur respect et cadence le cérémoniel. Il est parfois épaulé dans ces fonctions par des individus en tenue verte qui procèdent à un rituel plus confidentiel, à la fois éducatif et qualifiant, par petit groupe, guidant chacun vers le chemin le plus juste. Je verse régulièrement mon obole, ma contribution pour faire grandir le mouvement, ceci à chaque rassemblement. Mes efforts payent d’ailleurs puisque le nombre de pratiquants ne cesse de grandir, je suis fidèle à ma communauté, cependant moins que d’autres que moi qui y trouvent régulièrement leur âme soeur (on connaît Darwin, mais on ne va pas trop se mélanger quand même).

Tout ça je le sais, inutile de prêcher un convaincu, cependant c’est agréable de lire que mon sentiment d’isolement dans cette société n’est une impression diffuse, mais a fait l’objet d’études tout à fait scientifiques dans leur portée. Ainsi, comme 8 % seulement des français de 15 ans et + je suis un pratiquant compétiteur intensif en club d’une ou plusieurs activités physiques ou sportives. Il n’y a pas de secret, l’âge, le sexe, le revenu, le diplôme possédé et la catégorie socioprofessionnelle sont des facteurs prépondérants dans la relation que nous entretenons avec l’activité physique ou sportive. Les hommes déclarent plus de pratique sportive (remarquez la subtile nuance, on ne les qualifie pas de plus sportif pour autant), et seulement une femme sur 10 se déclare compétitrice. Ce ne sont que les premiers résultats, mais j’attends la suite.

18/4/2011

Même mon euro-députée me spamme !

Spam

Aujourd’hui, comme cela m’arrive plusieurs fois par jour, j’ouvre ma boite courrier électronique pour consulter mes messages. Parmi les informations intéressantes et utiles, les échanges familiaux et les participations associatives se glissent toujours du spam, et d’ordinaire mon logiciel de messagerie arrive à faire le ménage tout seul.

Petit rappel rapide sur la définition de spam :

Le « spamming » ou « spam » est l’envoi massif, et parfois répété, de courriers électroniques non sollicités, à des personnes avec lesquelles l’expéditeur n’a jamais eu de contact et dont il a capté l’adresse électronique de façon irrégulière.

C’est donc avec curiosité que j’ai ouvert un message de Sophie Auconie, que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam (ou peut-être bien que je l’ai croisée à une soirée jeune chambre économique…), en tout cas il est certain que nous ne sommes pas familiers au point de nous être échangé nos adresses électroniques ! Son message est intitulé : « L’AGENDA DE VOTRE DEPUTEE EUROPEEN ».

Je passerai rapidement sur le fait que les lettres majuscules sont normalement accentuées, car la grammaire française est très difficile, et les écrits de l’académie française trop rarement consultés sur ce point.

Mais pourquoi m’agresse-t-elle ? Le RFC 1855 (qui fixe les règles de la Netiquette, et date d’octobre 1995…) recommande en effet d’utiliser :

des minuscules et des majuscules. LES MAJUSCULES DONNENT L’IMPRESSION QUE VOUS CRIEZ.

Toute députée qu’elle soit, elle ne semble déjà pas être suffisamment bien entourée pour être conseillée sur ces suggestions de présentation édictées il y a déjà 10 ans… C’est dommage, d’autant que ce n’est pas le seul oubli. En effet, ce courrier m’a été adressé sur ma boite personnelle. En référent Commission Informatique et Liberté que je suis, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que le formalisme minimal requis pour collecter mon adresse n’avait pas été respecté non plus. Ces règles sont sans doute aussi vieilles que la loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée le 6 août 2004. Cette loi est relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. En substance il y est dit que les données personnelles doivent être :

[...] collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes et ne sont pas traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités (2° de l’Art.6)

Mais tout n’est pas sombre, car il m’est tout de même possible de me « désabonner ». Quoi ? Parce qu’en plus je suis abonné à son agenda ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? En effet, au bas de son message on peut lire :

Si vous ne souhaitez plus recevoir notre e-mail d’information, il vous suffit de répondre à ce mail en inscrivant dans l’objet du message : demande de désabonnement.

Le principe retenu semble donc être ce qu’on appelle un opt-out. On vous envoie un courrier que vous ne souhaitez pas, et pour ne pas recevoir les suivants, vous devez marquer votre désaccord. Facile. Un bon moyen pour vous pourrir votre boite à lettres rapidement. Seulement ce principe n’est reconnu que pour vos adresses professionnelles, et n’est pas recevable pour ma petite adresse personnelle, tel que l’explique de façon un peu confuse l’article 22 de la LCEN (loi sur la confiance dans l’économie numérique) :

Sans préjudice des articles L. 33-4-1 du code des postes et télécommunications et L. 121-20-5 du code de la consommation tels qu’ils résultent des I et II du présent article, le consentement des personnes dont les coordonnées ont été recueillies avant la publication de la présente loi, dans les conditions prévues par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, à l’utilisation de celles-ci à fin de prospection directe peut être sollicité, par voie de courrier électronique, pendant les six mois suivant la publication de la présente loi. À l’expiration de ce délai, ces personnes sont présumées avoir refusé l’utilisation ultérieure de leurs coordonnées personnelles à fin de prospection directe si elles n’ont pas manifesté expressément leur consentement à celle-ci.

Pour clarifier et remettre en contexte, depuis le sixième mois suivant la promulgation de cette loi (c’est-à-dire depuis le 21 décembre 2004) il est interdit à une eurodéputée de me solliciter par voie de courrier électronique si je n’ai pas donné mon accord explicite pour qu’elle utilise mes coordonnées personnelles.

Merveilleux ! Mais alors, ce petit point de loi clarifié, n’y a-t-il pas quelques obligations formelles lorsqu’on créé ainsi un fichier d’individus qui ont donné leur accord explicite pour être contacté ultérieurement par leur eurodéputée ? Fausse question, puisque c’est une évidence. A minima, le message doit contenir une référence à la Loi qui encadre son exercice :

Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux données personnelles vous concernant.

Encore un oubli ? On peut regretter à nouveau qu’une eurodéputée ne soit pas plus vigilante, car après tout le droit français n’est que la déclinaison d’un ensemble de lois adoptées au niveau européen, tel qu’en témoigne l’article 13 de la Directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 juillet 2002 concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques (directive vie privée et communications électroniques)…

On pourra objecter à juste raison qu’il ne s’agit pas de prospection. Je ne questionne pas cela. Cependant, mon adresse personnelle est comme son nom l’indique : personnelle. Or, n’ayant pas diffusé cette dernière à mon eurodéputée, elle l’a acquise par je ne sais quel biais, détournant mon adresse du traitement final pour laquelle je l’avais destinée. Sur cette base, elle me doit des explications. Et celui ou celle qui lui a fourni aussi.

16/7/2010

C’est la crise, c’est chacun pour soi…

Vol dans les supermarchés

Petite scène de la vie (presque) quotidienne croquée dans un supermarché aujourd’hui. Je me dirige au rayon des fruits (oui, je sais, pourquoi je vais acheter mes fruits dans les supermarchés ?…), je sélectionne des pommes et je me dirige vers ces petites balances électroniques qui vous délivrent un prix au travers d’une interface graphique. Devant moi une dame dans la quarantaine pèse des tomates allongées. Elle repère dans les menus la variété qu’elle a acheté, sort l’étiquette, puis hésite un instant, ne remarque sans doute pas ma présence et repose ses tomates sur la balance puis édite une étiquette en sélectionnant la variété « à farcir », sans doute moins chère dans son esprit. elle compare les deux étiquettes et pose finalement celle qui est la moins chère (tomates allongées en l’occurrence).

Certes elle n’a rien commis d’illégal à ce stade, mais dans l’esprit de sa démarche, il y a quelque chose de foncièrement malhonnête. Me lamentant encore sur son peu de civisme, je repère quelques cerises en vrac qui ne demandent qu’à ce que je les emmène… Je prépare mon sachet et à côté de moi un homme dans la vingtaine qui vient d’en remplir un sac et qui revient de la balance électronique fait une pause, ouvre son sac et rajoute une grosse poignée, pour la route sans doute. Pourtant, il ne refera pas un passage par la balance électronique.

Je comprends désormais pourquoi les fruits sont si chers dans les supermarchés, je paye entre autres pour les « pertes » enregistrées… Je suis sans doute un imbécile pour ne pas penser une seconde à contrer les hausses de prix par des vols en proportion.

30/6/2010

Une Peugeot en pièces

Casse

22 août 1991. C’est la date de mise en circulation de ma voiture, une magnifique Peugeot 205. Un véhicule fiable, acquis pour la somme dérisoire de 1 €, increvable, et pour lequel il est encore possible de se procurer quelques pièces bon marché dans les casses.

Je viens de comprendre hier pourquoi c’est encore possible. Pendant la nuit de lundi à mardi quelques personnes fort mal éduquées ont profité de mon profond sommeil pour ouvrir sauvagement la porte de mon véhicule, et le dépouiller de certains éléments du tableau de bord que je ne savais même pas dissociables. Ces barbares mesquins ont même emporté la plupart de mes ampoules après avoir enlevé les cabochons. A côté de mon véhicule étaient stationné Prius, Mégane, Clio, bref des voitures que j’aurais pensé plus attractives et auprès desquelles je me sentais justement en sécurité, car tout en bas de la chaine alimentaire des prédateurs habituels. Ces énergumènes manquant à la fois de sens civique et d’hygiène des mains, ils nous ont gratifié quand même de quelques magnifiques empreintes digitales que les services de la Police Nationale sont venus relever, NCIS style

En août 2011, ma voiture sera officiellement un véhicule de collection. Je crois qu’il faut que je songe à installer une alarme sur mon véhicule, non pas pour le protéger d’un éventuel vol mais pour être certain d’avoir encore toutes les pièces pour pouvoir m’en servir… Peut-être que je peux imputer les coûts de ce système au titre de l’article 700 du Code de procédure civil ?

22/6/2010

Quelle motivation avons nous au travail ?

Motivation

Après des années à parler essentiellement de ma vie qui n’a plus grand chose de privée, je constate que je n’arrive pas à me passer une fois encore de l’exercice impudique qui consiste à livrer mes impressions, cette fois-ci sur un process professionnel dont je ne cerne pas encore tous les contours.

Pourtant il y a quelque chose de passionnant dans les propos tenus par Dan Pink au sujet de la motivation (sous-titrage français disponible) :

Je retiens notamment de ses explications que l’argent est un très mauvais motivateur professionnel et que travailler plus (vite) pour gagner plus (vite) ne fonctionne que pour des tâches où aucun sens cognitif, même rudimentaire, ne doit être sollicité. Il est donc inutile et contre-productif d’envisager de donner des primes, d’accorder des stocks-options pour espérer motiver son personnel (qui appréciera certainement le geste cependant). La motivation du personnel réside dans ce triptyque fondamental :

Autonomie
le désir diriger nos propres vies
Maîtrise
l’aspiration à se surpasser sur un domaine qui nous importe
Pertinence
l’envie de faire ce que nous faisons au service de quelque chose qui nous dépasse

En somme et si je le comprends bien, ce serait dans le monde idéal l’atteinte du résultat qui conditionnerait la récompense (qui reste financière ne nous y trompons pas), peu importe le reste. Il ne s’agit donc pas ici d’un système que je connais fort bien où la rémunération est entièrement basée sur l’atteinte d’un quota fixé d’heures à accomplir sur le lieu de travail hebdomadairement/mensuellement, pointeuse à l’appui s’il le faut ? C’est sans doute un peu extrême, mais on peut imaginer que dans le système décrit pas Dan Pink, sans résultat, point de salaire ? Une petite révolution à faire passer qui conduit certainement à responsabiliser davantage les employés, mouvement auquel je ne voudrais certainement pas m’opposer. Tout l’enjeu devient alors de négocier le calendrier de réalisation, de décrire précisément l’objectif attendu, de décliner les critères de réussite et de pouvoir ainsi déterminer avec certitude l’atteinte de l’objectif fixé. Ce n’est rien d’autre qu’une démarche processus, il n’y a donc pas de dépaysement brutal ici…

Sans aller dans la conduite que je trouve difficile à appliquer en France du Result Only Work Environment (ROWE), ce seraient sans doute des éléments qui mériteraient d’être creusés lors d’un entretien pour un prochain poste.

28/11/2009

Mon MacBook ne peut plus lire les CD/DVD : Solution

DVD

Je possède 2 MacBook, un blanc et un noir, et suite à une mise à jour il y a fort longtemps, j’ai perdu la possibilité de lire les CD et les DVD. Ce n’est pas systématique, ce qui m’a poussé pendant longtemps à croire qu’il s’agissait d’un problème matériel. Mais le fait que 2 ordinateurs distincts soient touchés par le même problème successivement m’a fait réviser mon jugement initial.

Heureusement, si le mal est définitif (mise à jour catastrophique du firmware offerte par Apple) et puisque Apple refuse de prendre ses responsabilités, j’ai passé pas mal de temps à chercher sur internet une solution et la voici :

  1. Ouvrez vos Préférences Système
  2. Sélectionnez International
  3. Sous l’onglet International faites glisser n’importe quel langue au sommet (sauf Anglais)
  4. Ensuite faites glisser Anglais au sommet
  5. Dans la section Ordre des listes triées sélectionnez English
  6. Dans la section Césure sélectionnez English (United States, Computer)
  7. Fermez les Préférences Système
  8. Redémarrez votre ordinateur

Il n’y a que le DVD de Snow Leopard que je n’arrive plus à faire fonctionner. Un comble. Si vous avez d’autres solutions, je vous invite à nous en faire part.

23/11/2009

Le site Auchan.fr toujours à l’heure du Web 1.0

Logo Auchan

J’avais l’intention de pouvoir faire le ménage chez moi plus efficacement qu’avec un balai, alors je me suis mis en quête d’un aspirateur qui soit à la hauteur de mes attentes. J’ai cherché sur internet, comparé comme je le fais souvent, et puis je me suis décidé sur un modèle. Je ne souhaitais pas l’acheter sur internet, car je voulais pouvoir en disposer tout de suite (la saleté prévoyait de rester chez moi si je ne la forçais pas dehors).

Or il se trouve que dans le magasin Auchan pas loin de chez moi, j’avais cru voir une promotion sur le modèle que je souhaitais acheter. Arrivé sur place, je constate que le modèle vendu n’est pas celui que je souhaitais acquérir, et le vendeur, très coopératif et pour une fois pas trop emmiellant, me convainc de changer mon premier choix (qu’il ne proposait pas) pour un modèle moins cher, mais sensiblement équivalent. Soit. Une promo permet en outre de faire passer la pilule plus efficacement. Je repars donc avec mon aspirateur à la maison.

Comme je suis un curieux de nature, je cherche avant de l’ouvrir tout ce qu’il y a à savoir sur ce modèle que je n’aurais pas entendu de la bouche du vendeur. Une rapide comparaison des prix me conforte sur le fait que j’ai fait une économie. Un seul site offre un meilleur prix : celui d’Auchan ! Comment se fait-il que je sois allé acheter un produit dans un magasin Auchan et que le propre site Internet de la marque Auchan me propose une réduction supplémentaire de près de 15% qu’on ne m’a pas accordé sur place ? J’appelle la ligne téléphonique commerciale du site pour tirer tout cela au clair et on m’informe que ce ne sont pas les mêmes centrales d’achat, que le prix en magasin peut être plus élevé que le prix sur le site d’Auchan. Je demande ce qu’il advient de mon produit acheté plus cher ? On m’offre une réponse gênée du type : tant pis pour vous. Je les informe alors que je vais rapporter le produit en magasin et commander le produit 15% moins cher sur la boutique.

Et c’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas encore reçu le produit. En tout état de cause, je trouve que c’est demander beaucoup d’efforts aux consommateurs d’Auchan pour leur accorder une réduction offerte par la marque… Je trouve que ce n’est pas très bon commercialement de faire l’apologie d’un prix en ligne qui soit différent du prix en magasin, a fortiori si les deux entités ne sont pas distinctes et qu’on peut retirer en magasin les produits achetés en ligne. Mais Auchan décide de sa politique de prix, moi je ne fais que décider auprès de qui je souhaite acheter. Et j’ai pris une décision aujourd’hui qui n’est pas en leur faveur.

En souhaitant commander sur le site internet d’Auchan j’ai buté sur de nouvelles difficultés. Mon adresse de courrier électronique était systématiquement refusée, m’empêchant de compléter mon profil d’acheteur et de passer une commande. J’adresse donc un courrier au service clientèle leur demandant ce que j’ai fait de si mal pour ne pas pouvoir profiter de leurs promotions :

Bonjour,

il m’est impossible de m’inscrire sur le site auchan, car mon adresse électronique est refusée.
C’est une adresse en .info, un TLD qui existe depuis plus de 5 ans…
Pourriez-vous régler ce problème technique qui aurait dû être résolu il y a plusieurs années ?

R.

Aujourd’hui je reçois la réponse suivante :

Bonjour M. HAUG,

Je fais suite à votre mail qui a attiré toute mon attention.

Je vous informe que notre site n’accepte pas pour le moment les adresses de messagerie avec 4 caractères (info) et vous invite à créer une adresse email auprès d’un autre fournisseur d’accès.

Je vous en souhaite bonne réception et vous prie de croire, en l’expression de mes sentiments dévoués.
Cordialement
Anne Cécile Constant
Service clients Auchan.fr

A très bientôt chez Auchan et sur www.Auchan.fr,

L’équipe AUCHAN.FR
_AUCHAN.FR

Pas même un petit « nous nous excusons pour la gêne occasionnée et nous allons tout faire pour trouver une solution rapidement » ? C’est bien de me proposer un moyen de contourner le problème, merci j’y avais déjà pensé, j’attirais juste votre attention sur le fait que votre site n’était pas vraiment à jour sur le volet vérification des adresses de courrier électronique. Mais il semblerait que je n’ai pas été assez clair, alors j’ai répondu :

Bonjour,

J’ai bien reçu votre réponse et je vous informe qu’il ne s’agit pas d’une adresse créée auprès d’un fournisseur d’accès, mais de l’adresse d’un nom de domaine que j’ai acquis le 25 Octobre 2001 !

Je précisais dans mon premier message que ce type de nom de domaine avait plus de 5 ans, pour être plus précis j’aurais dû dire « plus de 8 ans »…

Le site Auchan existe depuis 1998. Il a donc été créé avant l’arrivée du .info. Votre site comptait 3 pages en 1998 contre plus de 143 aujourd’hui. Je constate donc que le site évolue, cependant pour tout commentaire à une impossibilité technique introduite par un script de vérification d’adresse qui n’a pas suivi l’évolution du web depuis 2001, vous m’offrez pour toute réponse/excuse d’aller « créer une adresse email auprès d’un autre fournisseur d’accès » ?

Je ne suis pas satisfait par votre réponse, car elle ne semble pas évoquer l’établissement de cette possibilité dans un proche avenir. Je prends donc les consommateurs à témoin et vous invite à ne pas limiter l’accès à votre service d’achat en ligne selon le fournisseur d’accès choisi par vos clients potentiels : http://romain.info/2009/11/23/le-site-auchan…ure-du-web-1-0/

Nous verrons bien comment tout cela évolue. Pour l’instant, Auchan est loin de m’avoir convaincu.

UPDATE 25/11 : mon magasin Auchan, surpris de se faire doubler par le site Internet sur cette vente m’a proposé de s’aligner sur le prix en ligne. Tout est bien qui finit bien. Sauf concernant le site d’Auchan où c’est toujours la même misère, voici la réponse reçue après mon dernier message :

Bonjour M. HAUG,

J’ai bien compris que cette adresse email existait depuis 2001 mais je vous invite à en créer une autre ( gmail / yahoo…) afin de pouvoir créer un compte sur notre site auchan.fr.

Je vous en souhaite bonne réception et vous prie de croire, en l’expression de mes sentiments dévoués.

Cordialement
Anne Cécile Constant
Service clients Auchan.fr

21/9/2009

Je me suis fait épiler la barbe à la cire chaude

Épilation

En janvier, pour la seconde fois, je suis allé me faire épiler la barbe à la cire chaude. J’en avais marre de me raser, de constater chaque matin le dégât des lames raclant mon visage, de pester contre l’efficacité du principe sur une barbe fine, de voir que ma peau s’infectait par endroits, que des poils s’incarnaient, et de perdre du temps à m’humaniser au lieu de dormir… Mon idée de départ avait été de me faire épiler le visage définitivement au laser, cependant devant le coût de l’opération (plusieurs milliers d’euros) et sa durée (plusieurs mois), j’ai rapidement renoncé. Il restait bien le rasoir électrique, mais mes différentes tentatives ne furent pas concluantes, même ce dernier parvenait à me faire saigner, et le résultat était moins efficace qu’avec quelques lames. En outre, là où certains rasoirs électriques prônaient une efficacité supérieure, l’impossibilité de mettre à l’épreuve leurs prétentions sans avoir à débourser quelques centaines euros, avec le risque de faire cet investissement en vain, sans garanties de remboursement, guérissait en moi toute envie de les mettre à l’épreuve de ma peau.

Pour vaincre le poil, je n’avais donc que mon rasoir et ma patience, jusqu’à ce que j’envisage la cire chaude. Après tout, pourquoi pas, les filles le font bien ? Les filles utilisent aussi l’épilateur électrique cela dit… J’ai donc testé, sur un coin de barbe, sans trop attaquer la partie la plus drue, mais la douleur fut vive et j’avais le sentiment de ne rien pouvoir faire pour stopper l’appareil une fois que ce dernier entamait un sillon. J’ai aussi tenté la pince à épiler. Le dimanche, je m’épilais la barbe, poil après poil, avec l’idée non pas d’en venir à bout, mais d’en retarder ainsi la pousse. Ne pouvant y consacrer que mes dimanches j’étais obligé de planifier mon travail pour ne pas le laisser en plan avec le risque de ne ressembler à rien le lendemain. Aussi, j’ai progressé par petits secteurs symétriques, et j’ai constaté que lorsque je terminais ainsi mon épilation les premiers poils repoussaient déjà. Il me fallait donc l’efficacité de l’épilation à la pince, mais dans un temps plus restreint.

Guidés par cette démarche empirique et rationnelle, mes pas me guidèrent naturellement vers le salon d’une esthéticienne qui acceptait de travailler sur des hommes. Je vous passe les explications gênées pour expliquer ce que je cherchais à faire, ainsi que les rires nerveux de cette dernière qui pensait que je tournais autour du pot pour demander une épilation de mes parties génitales… Ce malentendu clos, je découvrais le petit milieu des esthéticiennes pour la première fois, leurs petites cabines, leurs sièges confortables, le petit pot de cire chaude, les affiches publicitaires de marques de produits de beauté qui couvrent les murs, les petits rideaux à peine tirés qui masquent Mme Untel qui se fait faire les jambes par ici, et Mme Truc qui vient pour le maillot intégral par là… Accompagnée d’une assistante, manifestement impressionnée par ma démarche au moins autant que par la quantité de poils que j’avais laissé pousser librement pendant quelques semaines, mon esthéticienne abordait son ouvrage en professionnelle. La première sensation de chaleur lorsque la cire fut appliquée d’une main douce et d’un geste précis sur la peau fut beaucoup plus agréable que les secondes qui suivirent. Je découvrais sans être réellement surpris que le poil poussait sur ma peau et n’allait pas faner sur place. Comme les mauvaises herbes, il fallait l’arracher jusqu’à la racine. Dès lors, toute apparition d’un bulbe au sommet de ces bandelettes devenues poilues était acclamée par un petit cri de contentement par l’esthéticienne, qui n’était que l’écho du mien qui le précédait en vitesse et en intensité. Ensuite, on s’habitue à la douleur, on l’anticipe, et tout devient supportable. Je n’ai jamais trouvé cela plaisant, mais j’ai pu aller au bout sans pleurer ni demander grâce.

Les parties les plus délicates furent les lèvres qui enflèrent curieusement après l’arrachage, à tel point que j’ai cru un instant ne plus pouvoir parler normalement. On m’a appliqué de la glace pour apaiser la douleur, et ce n’est réellement que lendemain que mon visage reprenait son aspect initial.

Le résultat dura pendant près de 4 semaines. 28 jours à ne jamais se raser, à ne pas y songer, avec une sensation de douceur sur le visage que je pensais perdue depuis mon adolescence. Ensuite, il fallait bien y retourner. Ceci est mon deuxième passage.

A ce jour je n’y suis pas retourné une troisième fois. Il semble n’exister aucune contre indication à ce traitement. Mon poil devient facile à enlever à la pince et il m’arrive parfois d’y recourir. Cependant, rien ne remplace l’efficacité de la cire chaude sur le visage, c’est à ce jour le meilleur rapport durabilité/qualité/prix que j’ai pu tester…

19/7/2009

L’art du billard

Billard

Maniaque du billard depuis la fin du lycée, j’avais découvert l’ambiance des pubs alors que mes camarades leur trouvaient une mauvaise réputation. Au contraire, l’idée de me retrouver dans un endroit calme, tamisé, certes encore enfumé à l’époque, et de rencontrer dans une épreuve individuelle un adversaire contre lequel il fallait user de tactique, de sang froid et de précision, tout cela sans transpirer m’attirait plus que les autres loisirs proposés.

Pendant des années, j’avais joué au baby-foot, atteignant un niveau estimable où je pouvais compter les joueurs meilleurs que moi (à Grenoble : 400.000 habitants) sur les doigts de mes deux mains. Je n’avais jamais eu l’idée de faire des compétitions à l’époque, en tout cas pas dans cette discipline. Ne trouvant plus de challenge à relever dans les bars de la ville, la salle de jeu ayant fermé pour devenir par la suite une agence de voyages, je me voyais contraint de chercher mon plaisir ailleurs.

Je ne sais plus comment j’ai finalement fini par franchir, avec une certaine appréhension, les portes du club de billard Lafuge à Grenoble (aujourd’hui disparu). Je prenais mes premiers cours sur du billard français (question de coût) et au final je ne regrette pas ce choix, j’ai pu ainsi acquérir une bonne lecture des rebonds et des projections, même si le travail s’effectue sur des tables plus grandes, chauffées (meilleur roulement) et au tapis plus lisse (meilleur roulement). Sans jamais atteindre un niveau exceptionnel, des années de pratique me permirent quand même de gagner quelques tournois et de manquer de peu une qualification aux finales nationales de 14-1 continu.

Aujourd’hui, après des années sans compétition, désirant jouer quelques billes pour le plaisir du jeu, j’entrais dans l’académie de billard Le Paradis Vert à Tours. C’est une salle énorme, comptant pas moins de 36 tables de billard (français, snooker, américain, pool), réparties sur 1250m2 de surface de jeu. C’est grand et c’est en plein centre de Tours, directement accessible depuis la rue piétonne principale de la ville. Pas moins de 10 minutes après mon entrée, je ressortais avec la certitude que cet endroit n’est pas à recommander. D’ailleurs, mon opinion est claire sur le sujet, je ne mettrais plus les pieds au Paradis Vert à Tours, c’est une arnaque !

J’ai tout d’abord été surpris des tarifs. Certes cela fait longtemps que je n’ai pas mis les pieds dans une salle de billard, et payer 10 € par heure m’a surpris. Du reste, ce sont les prix pratiqués un peu partout en France, à de rares exceptions, partagez vos adresses si vous en connaissez… Ce qui m’a le plus surpris, c’est l’état des billards. Pourquoi irais-je accepter de payer pour une table sur laquelle systématiquement le point de replacement est percé et laisse apparent l’ardoise. La taille des trous oscillait entre le diamètre d’un procédé (ce qui est déjà énorme) et dépassait la taille d’une pièce d’1 € par endroits. Il y avait des tapis déchirées, recollés maladroitement, d’autres avec des patchs en surépaisseur, et de façon générale des traces d’usure du tapis qui dénotaient d’un usage intensif. Je n’ai jamais vu des tables aussi mal entretenues. Plus surprenant, alors que je m’étonnais de la situation auprès du personnel, l’un d’eux me demanda si j’avais vérifié sur la table 34 et je cite tellement c’est énorme :

« Elle fait partie des tables plus ou moins potables »

Je le regardais amusé, il ne semblait pas mesurer l’énormité de ce qu’il venait d’admettre. Je lui ai rendu les boules et j’ai quitté les lieux. Définitivement.

Si vous voulez jouer au billard à Tours, je ne vous recommande donc pas le Paradis Vert, votre argent n’est visiblement pas réinvesti dans l’entretien du matériel, et le personnel pour ce que j’en ai vu n’a aucun cas de conscience à vous offrir un service au rabais au tarif plein… Allez plutôt ailleurs qu’au Paradis Vert.