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Romain.info Monologue extérieur
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29/8/2012

Un réfrigérateur qui fonctionne sans électricité

Zeer pot

Cela fait bien longtemps que je n’ai rien posté, et aujourd’hui je me suis décidé à m’y remettre. Cette fois pour mettre en avant une trouvaille particulièrement ingénieuse qui permet de faire du froid avec simplement la chaleur écrasante du soleil. Je reviens de la côté d’azur au mois d’août, et pour avoir vécu des conditions extrêmes de chaleur, ce système me parait tout à fait digne de mention, et il n’est pas exclu que j’en fabrique un moi-même pour épater tout le monde au camping ;)

Pour ceux qui souhaitent en apprendre davantage, vous pouvez consulter le schéma de réalisation. Il est aussi possible de réaliser ce dispositif avec deux pots de fleurs de taille différente. Le principe reste le même.

10/3/2007

Picard, la suite

Poisson

Je suis un peu en retard avec tout ma matière bloggable, tout cela s’accumule et ce soir je puise dans le tas pour vous raconter la suite de mes rapports avec les surgelés Picard au sujet d’un produit livré non conforme.

Deux semaines après mon précédent courrier j’ai reçu une réponse du service information consommateur de Picard. Si vous l’avez lu, vous avez appris que j’ai été largement récompensé pour le mal que je me suis donné puisque j’ai en ma possession un chèque cadeau de 5 € ! Quelle richesse soudaine…

Je n’ai jamais été très fort en calcul, mais reprenons : ce produit non conforme m’a coûté un peu d’essence pour le ramener à la maison, un peu d’électricité pour le garder au congélateur, à nouveau de l’électricité quand il a fallu le réchauffer, un timbre (je leur fais grâce du papier et de l’enveloppe, ainsi que de l’encre couleur… Pourtant vu les prix pratiqués sur les encres, je pense que je ne devrais pas), et pour obtenir ce que je devais avoir dès le premier jour, je vais encore dépenser un peu d’essence pour me rendre au magasin, sans compter mon précieux temps passé à faire tout cela, à un taux horaire prohibitif comme il se doit…

Je ne suis pas très bon en mathématiques, mais avec un produit qui coûtait au départ 3,50 €, un timbre à 0,54 € (d’après les derniers tarifs de La Poste), mon bénéfice net se monte à 0,96 € ! Wow ! Si on enlève le coût des déplacements supplémentaires en voiture, celui de l’électricité et le temps passé à obtenir justice, mon solde net est débiteur… En bref, je n’aurais pas écrit de courrier, j’aurais limité mes pertes (le chèque n’est utilisable que dans un magasin Picard et non endossable bien entendu). Alors ai-je bien fait ? C’est une bonne question que je vais leur poser, parce que je suis leur client, mais certainement pas pour longtemps si cela continue. La suite de la saga une autre fois.

23/12/2006

Picard me refourgue ses choux

Poisson

En pleine convalescence (j’expliquerai de quoi dans les jours qui viennent), je n’ai pas la force de cuisiner. J’ai un mal de crâne qui me vrille la tête, pourtant il faut bien manger, surtout quand on est « malade », qu’il fait froid et qu’on n’a rien dans le frigo. Du coup, j’ai fait une expédition au supermarché de congelé du coin pour y récupérer divers plats tout faits, histoire de me sustenter et de me faire plaisir par la même occasion.

Il y a des trucs que je ne cuisine jamais, et les calamars à l’armoricaine en font partie. Bref, je me faisais une joie de déguster ces pièces fermes et légèrement élastiques, noyées dans une sauce tomate légèrement épicée, et la sempiternelle suggestion de présentation m’a très mal préparé à ce que j’ai découvert une fois le tout décongelé.

Congelé c’est toujours difficile de savoir ce qu’on va manger, mais là je ne vois aucun rapport entre l’illustration et le contenu. Et puis si j’ai mauvais oeil, je suis encore capable de faire la différence entre du chou et du riz… Bref, là je me suis fait rouler. Et je compte bien me faire rembourser, avec un petit bénef pour la déception causée par ce repas dans lequel je n’aurais jamais investi, mais qu’il a quand même fallu que je consomme.

Nous vivons dans une société où pour atteindre des résultats économiques on en passe entre autres par les normes ISO, et où les services à la clientèle n’ont de raison de vivre que si on les sollicite. Aussi j’ai préparé mon courrier. Je vous tiendrai au courant des bonnes choses que je vais recevoir en contrepartie. Un bon client est un client satisfait qu’ils disent…

27/8/2006

Un diagramme de Gantt pour les recettes de cuisine ?

Recette & Gantt

Après avoir lu la mise en pratique d’une recette dictée à Akelia via MSN, j’ai tout à coup réalisé que la forme habituelle des livres de recettes n’était pas du tout adaptée pour mon confort de lecture et d’interprétation, car j’ai besoin d’avoir une vision globale d’un sujet avant d’en appréhender les détails.

Sans doute suite à de trop nombreuses années passées sur les bancs de l’université (et ce n’est pas terminé…) j’ai pris l’habitude de me référer à un « plan » avant d’aborder un sujet. Avant de lire un livre, par exemple, je commence par la table des matières. Cela me donne une bonne idée de la manière de laquelle l’auteur va aborder ce sujet dont j’ignore pour l’instant à peu près tout, tout en me permettant de saisir certaines étapes clefs du raisonnement aux travers des différents chapitres développés. De même, la lecture de l’introduction résume ces informations structurelle sous une forme plus développée.

Or, pour les livres de cuisine, l’approche est toute autre. On vous livre d’abord les ingrédients, dans un désordre apparent, plaçant pourtant dans les premières lignes, sinon la première, le mets principal qu’on compte cuisiner. Puis la recette débute et se suit dans un ordre chronologique, sans qu’on puisse identifier facilement les différentes étapes, de sorte qu’il faut avant tout lire l’intégralité de la recette avant de se lancer, sous peine d’avoir des surprises en cours de route.

Non seulement cette présentation linéaire est une abbération intellectuelle pour moi, mais elle me cause une perte de temps car je ne vois pas se détacher les différentes étapes, je dois donc fréquemment relire la recette (à cause de ma *très* mauvaise mémoire), et cette relecture prend d’autant plus de temps que la lisibilité de l’ensemble très médiocre. Imaginez qu’on vous livre un feuillet de cinq pages datylographiées en lieu et place d’un manuel illustré pour monter un meuble livré en kit et vous aurez une idée plus précise du problème que je souhaite évoquer.

Du coup, sachant que pour réaliser rapidement (et sans erreurs) une recette il me fallait (en plus des ingrédients) une vision synthétique, lisible et globale de l’ensemble, j’ai pensé que l’outil exprimant le mieux cette succession d’étapes était un diagramme de Gantt ! N’ayant pas de logiciel dédié à cette tâche, je me suis tourné vers mon tableur qui peut très bien faire l’affaire. En suivant les conseils du document PDF intitulé Comment créer un diagramme de Gantt avec OpenOffice.org je suis rapidement parvenu à mes fins. Il a fallu que je peaufine le découpage horaire, et le résultat n’est pas encore parfait, car il n’intègre pas la liste des ingrédients. Mais les résultats sont probants en terme de clarté en ce qui me concerne. D’un coup d’oeil je peux apprécier la durée globale de la préparation, les étapes les plus longues, l’enchainement de ces dernières et estimer le temps imparti à chacune d’entre-elles. Et je trouve ça plus clair, pas vous ?

29/1/2006

Pourtant tout avait si bien commencé…

Auto-stop

Ce devait être un week-end relax avec un programme bien étudié pour sa dose de plaisirs aussi variés soient-ils. Quelques heures de route vers la Suisse, direction Gruyères pour y découvrir le fromage du même nom, son village, et les alentours. C’était l’occasion pour aller déguster les spécialités fromagères locales notamment la fameuse crème de Gruyère, introuvable même dans nos régions savoyardes. Puis il était convenu que nous allions contempler le 28e Festival International de Ballons à Château-d’Oex. Ceci devait être suivi d’une agréable nuit dans un chalet B&B et la journée suivante consistait simplement à s’offrir un après-midi de plaisir dans les espaces oriental (hammam mixte) et nordique (sauna mixte… et naturiste) de Lavey-les-Bains.

Bref, la grosse vie sale, des loisirs relax et de la bouffe « cochonne » qui va séjourner longtemps sur mes papilles avant d’aller satisfaire les bourrelets naissants de mon corps décidément de moins en moins longiligne.

Mais voilà, j’aurais pu vous faire le récit épique de ces aventures si la voiture utilisée (qui n’est pas la mienne fort heureusement) n’avait pas décidé de tomber en panne sitôt entrée sur l’autoroute. Quelques heures plus tard et plusieurs sauts de puces plus loin nous étions encore à moins de 30 km de la maison, immobilisés pour le week-end, pestant contre les services d’assistance des assurances qui ne nous proposaient rien de mieux que d’amener le véhicule 30 km encore plus loin de notre domicile… Nous avons préféré faire du stop dans l’autre sens. Et nous avons eu de la chance. J’ai toujours compté moins de 50 véhicules avant qu’un automobiliste généreux ne vienne à notre secours. Mais pour 30 km il a fallu tendre le pouce trois fois. C’est donc à coup de saut de puce que nous sommes aussi revenus à la maison.

Pour nous remettre de nos émotions, nous avons décidé de noyer notre chagrin dans un bon repas chaud. Direction Le Grillon à la Motte Servolex où nous avions entendu dire que les cuisses de grenouilles y étaient bonnes et servies à volonté. En fait, point de service à volonté, mais une agréable découverte. Au milieu de nulle part ce restaurant apparaît comme une verrue au milieu des champs. Au premier regard on a l’impression d’entrer dans une usine. Il y a tellement de tables qu’on ne peut étouffer la crainte d’avoir à supporter une énième cantine scolaire. La déco est un mélange entre un style qui évoque les années soixante avec son formica, ses angles droits et des lumières jaunes, et un style nettement plus contemporain avec des voiles drapés et une section non-fumeurs séparée par une vitre des espaces plus pollués. La carte n’est pas spécialement bon marché, mais il faut avouer que le prix est à la hauteur du plaisir qu’on découvre sous notre fourchette. Mignardises, pain et eau vous attendent à table. Un Kir vous est servi dès que vous êtes assis. Puis cela s’enchaîne, entrée, plat principal accompagné d’un gratin dauphinois crémeux, plateau de fromages très appétissant, et dessert qui achève de vous rassasier. Quant aux grenouilles (délicieuses), sachant que toutes les espèces sont plus ou moins protégées en France, j’ai questionné le serveur sur leur provenance. Ce plat est tellement connoté comme appartenant à notre culture (nous ne sommes pas des « froggies » pour rien) qu’il reste surprenant d’apprendre que nous mangeons un produit congelé en provenance d’Indonésie !?

Cela dit, Le Grillon reste une très bonne adresse, mais réservez impérativement pour avoir une place dans la section non-fumeurs. Il est incompréhensible que les efforts des cuisiniers pour préparer des plats fins à l’aide d’ingrédients choisis pour leur fraîcheur et leur qualité gustatives aient tous le goût de tabac. Pour avoir testé la salle fumeurs, je refuse d’y retourner si je ne peux pas sentir ce qu’il y a dans mon assiette.

12/7/2005

Le Skiff Pub à Aix-les-Bains

Restaurant

Simplement parce que je le peux, parce que j’en ai le temps et parce que j’estime que certains le méritent, j’ai décidé de parler de bouffe et des lieux où je l’ai ingurgité, quand j’en ai quelque chose à dire. Je sais, c’est pas passionnant pour mon auditoire international, mais ce n’est pas non plus pour inciter mes compatriotes à visiter les mêmes lieux que moi que j’en parle. Je veux juste pouvoir écrire ce que je n’ai parfois pas osé dire. Je suis pointilleux, et j’ai ramené d’Amérique du Nord l’habitude d’un service à la clientèle réactif et à l’écoute, notions que nos restaurants ont galvaudées et qui n’existent aujourd’hui plus qu’à l’état de traces bien trop souvent.

Premier restaurant à baptiser cette nouvelle rubrique, le Skiff Pub à Aix-les-Bains. Situé au bord du Lac du Bourget, il offre une vaste terrasse à l’ombre de platanes bien taillés. Après une petite marche du petit port au grand port, c’est l’estomac tiraillant que nous nous sommes approchés du Skiff, certains d’y trouver satisfaction.

Première surprise, le restaurant est spécialisé dans les fruits de mer. Certes, le skiff est un bateau. Mais pas un bateau de pêche par contre. Le « Bisquine Pub » aurait mieux convenu, sauf qu’on est aussi loin de la Manche qu’on peut l’être d’aucun océan. Alors, faut pas me prendre pour un touriste, à côté du restaurant c’est un lac ! Le plus grand de France peut-être, mais c’est rien qu’un lac. Donc, les fruits de mer ont traversé la France pour venir jusque-là. Mais je peux vivre avec, d’ordinaire j’achète mon poisson dans des supermarchés et ce poisson vient d’encore plus loin. Donc si ce restaurant est spécialisé en quelque chose, géographiquement parlant, il n’est pas spécialisé en produit de première fraîcheur. J’avais donc décidé de faire l’impasse sur les fruits de mer, trop coûteux par ailleurs bien souvent. Et pour m’aider encore dans ma décision, dès mon arrivée, la vue de leur écailler en train de fumer une clope au-dessus des huîtres et autres crustacés m’a rassuré sur tout le bon sens que revêtait mon choix. Ce n’est ni hygiénique (d’autant qu’il fumait dans un endroit presque clos), ni particulièrement invitant vous l’admettrez sans peine.

Je ne suis pas allé voir dans les cuisines, j’espère que c’était mieux. Installés sur la terrasse à 14h00, à l’ombre de la platanaie, je me décidais rapidement pour un une entrecôte maître d’hôtel saignante, quant à ma mère c’est vers une salade bergère qu’elle porta son choix. Rien de compliqué. Et pourtant… L’entrecôte (appétissante) arriva en même temps que la salade (délicieuse à regarder). Très vite j’ai réalisé que la cuisson était plus proche du cru tendance bleu que du saignant. J’en avertis le serveur, pensant qu’il n’y aurait pas de problème à ce qu’on m’apporte ce que j’avais somme toute commandé. Mais là c’était la fin de son service et visiblement il était un peu sur les nerfs. Ou alors il est tout le temps comme ça, je l’ignore. Toujours est-il que sa première réaction fut la suivante :

Moi : excusez-moi, je pense qu’il y a eu un malentendu, j’avais demandé une entrecôte saignante et elle est bleue.
Lui : Ha non ! Vous l’avez demandé bleue je m’en souviens trèèèèès bien.
Moi : (oulà il me gonfle déjà lui) Humm… Non. Je mange toujours ma viande saignante, je vous l’ai commandé saignante.
Lui : Bon (ramassant l’assiette en soupirant), je vais voir ce que je peux faire maintenant (que vous avez changé d’avis).
Moi : Merci.
Ma mère : tu exagères…
Moi : Pardon ?
Ma mère : ça ne se fait pas.
Moi : Qu’est-ce qui ne se fait pas ? D’apporter quelque chose que je n’ai pas commandé, de me le faire manger puis payer, ou de faire de l’adage « le client a toujours raison » un principe commercial réservé à d’autres continents ?
Le serveur : (revenant) excusez moi, vous aviez raison, j’ai vérifié sur ma commande, ils se sont trompés en cuisine. Je vous rapporte votre assiette bientôt.
Moi : (me tournant vers ma mère, triomphant) Le pire ce n’est pas tant que j’ai eu raison ou pas, parce que finalement c’est ce que je souhaite, ce pour quoi je suis prêt à payer, ce qui me satisfera, et c’est uniquement cela qui devrait les intéresser.

Malheureusement, c’est rarement le cas, et comme « le français » aime bien avoir raison, au lieu de satisfaire à la demande d’un client, qu’elle ait changé ou que l’un des deux se trompe d’ailleurs, il s’obstine et argumente lonnnngtemps. Je le sais, je suis français.

La suite du repas fût moins mouvementée, nous étions silencieusement plongés dans nos assiettes respectives, moi me battant avec une viande un tantinet trop tendineuse, ma mère mangeant sa salade avec les doigts, comme à son habitude. Ce n’est qu’au moment de régler l’addition qu’on nous fit presque changer d’avis sur la qualité générale de ce restaurant. On dut attendre tellement longtemps que nous étions prêts à partir sans payer. Et pour cause, notre serveur avait réellement terminé son service et était rentré chez lui. On ne nous le dit pas tout de suite, c’eut été dommage de laisser partir si vite un client satisfait… Alors, on nous fit poireauter quelques minutes de plus, l’occasion pour ma mère de commander un second café (qui arriva très vite lui…), ce qui est un compliment notable sachant à quel point elle peut être difficile dès qu’il s’agit de cette boisson que je considère comme puante. À force d’insister, au risque de passer pour des clients difficiles, une serveuse réalisa tout à coup l’absence réelle de son collègue et elle finit par s’occuper de nous… Bref, c’est vers 15h15 qu’on put enfin quitter notre table, allégés de 30 € ce qui n’a rien de scandaleux, excepté les 19,5% de service inclus dans la facture qui n’en méritait pas le quart.