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Romain.info Monologue extérieur
admin

24/4/2007

Y’a quoi de pire ?

Casque

Qu’est-ce qu’il y a de pire que de devoir garer sa moto tard le soir sous les yeux d’une bande de petite racaille en puissance qui contemple avec envie votre engin ? C’est de ne pas pouvoir mettre votre alarme parce que vous avez les bras chargés et que vous êtes pressés.

Qu’est ce qu’il y a de pire que l’appréhension que l’on ressent à l’approche de l’endroit où on a garé sa moto la veille et qu’on craint qu’elle n’y soit plus ? C’est de se rendre compte que la moto y est toujours mais qu’on a oublié le casque sur le siège de la moto la veille et que lui en revanche, il n’y est plus… Et confirmation prise auprès de mon assurance, ça n’est pas priceless, c’est tout pour ma pomme, et mon vendeur m’a fait un grand sourire assorti d’un « a bientôt » quand j’ai signé un chèque de 260€. Vieillir me coûte cher et ce genre de dépense est obligatoire pour pouvoir rouler, c’est pas comme si j’avais pu repousser l’achat à plus tard…

9/2/2007

Moto Ecosse

Ecosse Heretic Ti

Alors imaginons que j’ai un peu plus de 100000 € dans les poches, et que je veuille me faire plaisir… Bon imaginons cette situation car le Père Noël ne m’a pas donné les moyens de mes espoirs cette année encore. Mais en bref, si j’avais autant d’argent je pourrais m’acheter plein de trucs, la liste est longue. Mais là, je suis tombé ce soir sur la Heretic Ti et je dois dire que c’est le choc.

Je ne connaissais pas la marque de moto Ecosse avant ce soir. Vous non plus d’ailleurs. Quel dommage, car le rêve est sans doute ce qui nous rapprochera le plus du modèle réel. Et j’ai de quoi peupler vos nuits d’images pieuses. Ma conversion est presque faite. Ne me manque plus que les sous. Putain c’est bien comme toutes les autres sectes, je me suis encore fait avoir…

Prévoir une assurance très très particulière, quelques mois pour la livraison, et des excuses différentes du traditionnel j’ai pas d’argent pour refuser de donner la pièce au(x) miséreux du coin.

27/8/2006

Ma première ballade en groupe

Joe Bar Team

C’était la première fois que je participais à une balade organisée en moto. D’ordinaire, les balades je n’aime pas ça. Ce que j’aime c’est la randonnée ! Mais comme il est hors de question de faire une randonnée en moto, c’est sur les routes sinueuses des reliefs haut-savoyards offrant un panorama d’exception sur les montagnes environnantes que j’ai jeté mon dévolu. La balade organisée se déroulait sur deux jours et promettait d’être délicieuse en plus d’offrir l’occasion de rencontrer d’autres motocyclistes heureux possesseurs d’une machine identique à la mienne.

Tous les ingrédients étaient réunis, pourtant la sauce ne livra pas les promesses attendues. Pour commencer il y eu la pluie. Omniprésente pendant tout le trajet, elle me rappela que mes bottes et mes gants n’étaient pas étanches. Rouler les pieds mouillés c’est déjà super désagréable en soi, mais rouler les mains gelées l’est d’autant plus. J’ai malgré tout pu faire sécher mes chaussettes, gants et chaussures pendant la nuit passée dans un hôtel juché à flanc de montagne. L’organisateur de la visite avait tout prévu et tout bien prévu. Les Stromistes (conducteurs de Vstrom dans notre langage) étaient nombreux, dans l’ensemble forts sympathiques, même si je ne puis l’affirmer plus franchement n’ayant pas eu le temps de goûter aux joies des conversations avec tout le monde.

Mais il y a un « mais »… Il est regrettable que notre visite de près de 200km, effectuée pour l’ensemble sur les trois premiers rapports de notre boite de vitesse, se soit apparenté pour moitié à une épreuve de plateau, où chaque virage et chaque ligne droite était effacée au ralenti, voire en freinant… La balade idéale pour celui qui souhaiter effectuer le rodage de son véhicule. Sans prôner une conduite qui excède les limites permises par la loi, il y a quand même une nette différence entre rouler à 30km/h en montée (ce que nous fîmes à plusieurs reprises) et rouler au delà de 90km/h (ce que nous abstinrent de faire). Je n’ai pas bien compris pourquoi nous roulions à des vitesses inférieures aux allures auxquelles nous doublaient les rares voitures présentes sur notre trajet. Si le fait de rouler en groupe nécessite d’en passer par là (et il n’y a pas de raison quand le parcours est aussi simple qu’il l’était), je ne puis y trouver mon plaisir dans ces conditions. Je ne pense pas que la moyenne d’âge des Stromistes, qui oscillait ostensiblement entre les sémillants quadragénaires et les alertes cinquantenaires, soit à l’origine de cette allure monotone. Je pense que c’est la philosophie du groupe et de ses mentors qui le veut.

Je vérifierai mes doutes lors d’une prochaine balade, car je compte bien tenter l’expérience de nouveau, ne serait-ce que pour les rencontres qu’on y fait qui ont toutes été agréables en ce qui me concerne.

25/8/2006

16/8/2006

Y’a pas d’âge pour commencer !

Maman sur la moto

J’ai le sentiment que la jeunesse ce n’est pas tant cette vaste et indéfinie période de la vie située entre l’enfance et la maturité, mais bien plutôt ces décisions que l’on prend et qui surprennent notre entourage qui n’en ferait pas tant s’il avait (encore) notre âge.

Dans ce registre, ma mère a exprimé un désir qui m’a laissé la bouche ouverte de surprise pendant un bon moment. À l’âge canonique de … non, je ne vais pas faire ça, je dirais juste qu’elle est née en 1933 et vous ferez le calcul si cela vous chante (et ouais, c’est les vacances peut-être, mais ce n’est pas une raison pour ne plus rien faire du tout…). Bref, avec une ostéoporose en rapport avec toutes les bougies qu’elle souffle sur son gâteau d’anniversaire, elle voulait que je la conduise dans le sud, chez un de ses frères, … en moto.

La surprise passée, j’ai posé comme préalable, une petite ballade (voire plus) pour qu’elle juge si elle était capable de tenir les quelques 300km de virages couchés, de dépassements serrés, d’accélérations brusques, de pointes de vitesses (je roule pépère par rapport à la plupart des motard(e)s…) qui la séparent de son domicile à sa destination. Et aujourd’hui, c’était le grand jour. J’ai déjà pas mal pouffé en la voyant essayer de se glisser dans le casque, se plaindre qu’il n’y avait pas de place pour ses grandes oreilles, râler qu’elle étouffait derrière la visière fermée, puis remarquer la mine étonnée que « c’est lourd un casque« …

Imaginez une septuagénaire désemparée qui essaye de grimper sur un cheval et vous aurez une vision assez exacte de la scène quand elle a tenté de monter sur la moto. Par contre, c’est quand elle a voulu en descendre que j’ai franchement rigolé. Je n’ai pas eu le temps de lui expliquer qu’elle avait déjà un pied par terre, l’autre suspendu sur la selle, bien décidé à y rester, ma mère faisant un grand écart et tentant d’attraper le pied récalcitrant, marmonnant je ne sais quelle insanité que je ne pouvais heureusement percevoir derrière mon casque, et voyant arriver l’instant où le pied allait finalement venir en emportant tout le reste de sa personne au sol… Après bien des acrobaties dont je ne la savais pas capable, j’en ressortais avec deux certitudes :

  1. Ma mère est plus souple que moi.
  2. Je vais regretter longtemps de ne pas avoir filmé cet instant

Pendant la ballade, j’ai redécouvert que ma mère avait peur de la vitesse, peur des autres voitures et peur dans les virages. Peu importe, elle a ceint ma taille de toutes ses forces, exprimant quelques fois bruyamment dans mes oreilles sa terreur de l’instant. Après trente minutes d’une charmante promenade sur les hauteurs de la ville où je n’étais jamais allé auparavant, je la déposais à nouveau sur le sol dans son quartier, ankylosée, tremblotante mais heureuse.

Ses impressions sont ambigües. Elle se plaint de douleurs dans le dos tout en ayant conscience que sa crispation en est probablement la cause première, elle sent pourtant qu’au fil du trajet elle a pris confiance, et souhaite qu’il y ait une autre fois avant de tenter une étape plus longue. Bref, il n’est jamais trop tard pour se mettre à la moto (en tant que passager en tout cas) et je suis fier de ma mère d’avoir eu cette initiative.

Tous les motards devraient rouler avec leur mère dans le dos au moins une fois pour repenser la manière de laquelle ils conduisent.

9/8/2006

J’avais rendez-vous avec une vieille connaissance

Bonheur

Vendredi passé, j’avais rendez-vous avec une vieille connaissance. Elle n’avait pas beaucoup changé, si ce n’était peut-être une couleur que je n’avais pas l’habitude de lui voir porter. Toujours est-il qu’elle était là, sublime comme à son habitude, offrant ses formes que je connaissais déjà à mon regard observateur. Dommage, il pleuvait et j’ai dû me dépêcher de rentrer.

Je l’ai amené chez moi et puisque nous allons partager de nombreuses années ensemble, je lui ai fait une place… dehors.

Je remercie les personnes indélicates qui m’ont dérobé ma V-Strom 2006 bleue métallisée que j’avais malencontreusement rayée au cours d’une chute. Je remercie mon assurance et l’assurance complémentaire souscrite auprès de l’organisme de crédit qui a financé son achat. Sans la contribution de toutes ces personnes, je ne roulerais pas aujourd’hui sur une nouvelle V-Strom 2007 (déjà ?!) grise métallisée.

J’ai vérifié auprès de mes assurances, je peux répéter l’incident dans les 48 mois qui viennent, je suis complètement couvert pendant la durée du financement. Cependant, comme j’envisage de partir en vacances dans les Landes en moto, je vais tenter d’éviter que cela ne se reproduise. Je vais investir dans un cadenas. C’est de l’argent gaspillé, car je suis remboursé intégralement qu’il y ait un cadenas ou que mes clefs soient sur le contact. De plus, le cadenas, lui, ne m’est pas remboursé par l’assurance. C’est juste pour pouvoir garder une moto quelques mois de plus…

26/6/2006

25/5/2006

Leçon n°1 : le kilomètre 584

Accident moto

Je me serais volontier épargné cette étape, mais il semble qu’elle soit inévitable. Au même titre qu’un tache sur votre chemise faite pendant le petit déjeuner : vous savez très bien ce qui pourrait arriver, vous faites tout votre possible pour l’éviter, mais à un moment il y a cette insignifiante miette de tartine qui se décroche, vous assistez à la scène au ralenti, c’est une réaction en chaîne. Elle tombe dans votre bol, s’enfonce dans la masse chocolatée, une goutte remonte à la surface et vous éclabousse en s’éclatant sur la surface laiteuse… C’est imparable.

De même, tout confiant, je me disais que je n’allais jamais tomber à moto. Je savais ce qu’il ne fallait pas faire, je faisais tout pour contrôler ma trajectoire, ma vitesse, mon environnement. Tout ça je le faisais bien, sauf hier soir. Pour faire le fier devant des amis je les ai doublé trop vite, eu trop confiance, puis j’ai vu ce petit bout de plastique à l’entrée du virage, j’ai trop élargi ma trajectoire pour l’éviter (pourquoi j’ai fais ça d’ailleurs ?) et j’ai terminé ma course hors de la route. Finalement j’ai chuté, à faible allure certes, mais j’ai quand même payé le prix de ma connerie passagère : plastique latéral abimé, repose pied passager déssoudé, pédale de frein au pied repliée, manette de frein cassée.

Mon rodage n’est pas terminé et je souhaite vivre jusqu’à 80 ans, il va falloir que je me tempère.

22/4/2006

J-5

Surprise

Plus que quelques jours avant qu’elles arrivent ! Il est prévu de longue date qu’elles soient ici dès mercredi prochain. Apportant avec elles de grosses valises pleines de promesses. Elles viennent toutes deux de très loin. Il leur aura fallu bien des paperasseries administratives, et des dépenses conséquentes pour arriver jusque-là. Je vais bien entendu leur offrir le gîte, pour le temps qu’elles voudront. Ensemble nous irons vers les sommets alentours, accrochés les uns aux autres je leur montrerai du pays, je leur ferai découvrir les attraits de ces montagnes escarpées qui foisonnent tout autour. Tirant sur leurs poignets jusqu’à leur dernier souffle, je mettrai à leur portée les panoramas les plus incroyables, permettant enfin à leur optique de scruter l’horizon. Je leur livrerai les secrets de mon arrière-pays. Je les nourrirai de ce que ce terroir produit de mieux.

Je suis très impatient qu’elles soient là, et qu’elles puissent profiter de ma « virilité en pshit-pshit » ©.